Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Check-up
Bond Edward
L ARCHE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782851813992
Ce livre est le reflet d un projet théâtral dont l acteur Carlo Brandt est l initiateur. Les divers personnages qu il a joués ces dernières années dans les pièces de Bond l ont amené à concevoir un spectacle dont le titre révèle tout à fait l ambition. Ce « check-up », habituellement un bilan de santé, est un bilan de notre état d esprit. « Après la mort de William Shakespeare, on a trouvé plusieurs carnets écrits de sa main. Tous, sauf un, ont été détruits par sa femme de ménage qui s en est servi pour allumer le feu dans la cuisine. On a découvert que la plupart des pages de celui qui restait avaient été mangées certaines par Shakespeare lui-même. Les extraits qui suivent sont des échantillons des pages qui n ont pas été mangées. » C est ainsi que Bond introduit son manuscrit. Les photos de Jean Mohr qui accompagnent les textes de Bond donnent au livre son rythme particulier. Tandis que Bond analyse, elles montrent le monde tel qu il va.
Le poète anglais John Clare (1793 - 1864), fils d'un pauvre paysan, écrivit ses premiers poèmes sur les sacs de papier dans lesquels sa mère conservait le sucre. Après un premier succès avec un recueil de poésies, il connut une courte gloire à Londres où les salons se l'arrachaient. Mais le succès littéraire ne lui est pas resté fidèle. Malgré une petite rente attribuée par des bienfaiteurs, il n'a pas assez de moyens pour nourrir sa famille, sept enfants et un père dépendant. L'alcool fait le reste. Déclaré dément, il passe les vingt-trois dernières années de sa vie dans un asile où il écrit néanmoins quelques-uns de ses meilleurs poèmes. Il est dans la pièce de Bond le "fou", autrement dit le personnage clé. Dans Bingo, Bond a dessiné le portrait d'un écrivain qui se rend coupable parce que pour lui l'argent est plus important que la justice. Ici l'artiste - un fou dans le sens shakespearien - est victime de la société. En le privant de sa langue, la société elle-même perd sa propre imagination et tue toute sorte de vitalité spontanée.
Résumé : Il était dit : donnez à manger aux gens et ils seront justes L'âge de la paix commencera Il n'en est rien Il est juste que nous mangions mais manger ne nous rendra pas justes Nous aurons faim de justice Sans justice notre faim grandit jusqu'à nous faire dévorer la terre
Résumé : Nold est mécanicien et suit des cours à temps partiel. Un jour, un inconnu lui rend visite, Gregory. Un bandage étroit, taché de sang, lui entoure la tête. Il tient une veste à la main et la suspend à la poignée de la porte. Il disparaît, puis réapparaît. Ainsi commence un voyage mystérieux, un voyage d'exploration, d'une certaine façon, dans un enfer de guerre et d'inhumanité. Après son retour à une vie "normale", Nold, le seul qui a su sauver sa vie de cet enfer, répond à la question "Qu'est-ce que vous avez fait ?" : "J'ai survécu, j'ai survécu" .Dans une de ses notes, Bond remarquait : "Le monde que j'ai décrit est souvent sombre et tragique, plein de souffrances inutiles, un désert de cendres et de vents blafards. Nous vivons dans une civilisation de mort et équipons la mort avec des armes terribles. Mais la plus terrible des armes est l'ignorance".
J'ai l'impression que la littérature suinte du sol. Que les pierres logées dans les murs pressent et extraient du sens comme si elles étaient des meules de moulin. Que les visages des gens se fissurent de fatigue et de désespoir et que si vous ramassez les croûtes qui s'en détachent, vous trouverez dessus la carte des cités. Jamais époque ne fut aussi prête pour le théâtre."
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.