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Café. Une tragédie, [Paris, Théâtre national de la Colline, 12 mai 2000
Bond Edward
L ARCHE
11,43 €
Épuisé
EAN :9782851814531
Nold est mécanicien et suit des cours à temps partiel. Un jour, un inconnu lui rend visite, Gregory. Un bandage étroit, taché de sang, lui entoure la tête. Il tient une veste à la main et la suspend à la poignée de la porte. Il disparaît, puis réapparaît. Ainsi commence un voyage mystérieux, un voyage d'exploration, d'une certaine façon, dans un enfer de guerre et d'inhumanité. Après son retour à une vie "normale", Nold, le seul qui a su sauver sa vie de cet enfer, répond à la question "Qu'est-ce que vous avez fait ?" : "J'ai survécu, j'ai survécu" .Dans une de ses notes, Bond remarquait : "Le monde que j'ai décrit est souvent sombre et tragique, plein de souffrances inutiles, un désert de cendres et de vents blafards. Nous vivons dans une civilisation de mort et équipons la mort avec des armes terribles. Mais la plus terrible des armes est l'ignorance".
Le Théâtre National de la Colline a pour mission essentielle de présenter au public des œuvres du théâtre contemporain. La collection Lexi/textes offre aux auteurs, en parallèle à la présentation de leurs œuvres à la scène, la possibilité de s'exprimer sur les états et les enjeux de leur écriture en travail dans le champ du théâtre. Avec des inédits, articles, essais, correspondances, pièces de théâtre ou poésie et des commentaires d'autres auteurs, le volume Lexi/textes 7 articule onze chapitres, consacrés aux auteurs dont les œuvres sont présentées dans la saison 2003-2004 du Théâtre National de la Colline.
Résumé : Nous rencontrons un Lord qui n'a plus d'argent et aimerait s'enrichir par un habile mariage avec la fille d'un entrepreneur fortuné. La fille, elle, désire plus que tout un titre de noblesse. Elle est prête à conclure ce beau marché à condition que le Lord meure rapidement.
Bond a construit une situation qui est aussi improbable que probable : vivre après une catastrophe nucléaire. Il est vrai que le conflit nucléaire représente l'ultime idée de la guerre. Mais il est également vrai que les scènes de guerre que nous communiquent tous les jours les médias nous rapprochent d'une réalité qui pourrait être celle d'une vie après un acte jusqu'à présent impensable. L'éruption du Vésuve eut lieu en 79 avant Jésus-Christ et anéantit les villes environnantes. Pline l'ancien a décrit ainsi l'atmosphère après l'éruption : "Finalement l'obscurité baissa et disparut comme une fumée ou un nuage. Nous aperçûmes une véritable lumière de jour et même le soleil brilla, mais avec un contour jaunâtre comme une éclipse. Terrorisés, nous vîmes que tout avait changé, avait été enterré sous des cendres profondes comme des amas de neige. [...] "Bien sûr, ajoute Pline, cette description n'est pas suffisante pour donner une image exacte de ce qui se passa. Vous la lirez sans avoir la moindre idée de ce que vous apercevriez si vous en étiez témoin." Ce texte, que Bond a mis en exergue, est une belle introduction au monde qu'il dessine.
J'ai l'impression que la littérature suinte du sol. Que les pierres logées dans les murs pressent et extraient du sens comme si elles étaient des meules de moulin. Que les visages des gens se fissurent de fatigue et de désespoir et que si vous ramassez les croûtes qui s'en détachent, vous trouverez dessus la carte des cités. Jamais époque ne fut aussi prête pour le théâtre."
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.