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Auprès de la mer intérieure. Une pièce pour les jeunes gens
Bond Edward
L ARCHE
10,52 €
Épuisé
EAN :9782851814630
Écrite pour une petite troupe d adolescents, la pièce peut se résumer de façon trompeusement simple. Un adolescent, qui vit avec sa mère, révise dans sa chambre en vue d un examen d histoire. Une femme venue du passé lui apparaît. L imagination entraîne le garçon dans un voyage qui le forcera à affronter le sort de cette femme sur le point d être parquée avec son bébé dans une chambre à gaz. Vue sous un tel angle, la pièce traite de l horreur des camps de concentration ainsi que du système bureaucratique et industriel qui les faisait fonctionner. L écriture théâtrale est donc une façon de plus de porter témoignage de cette plaie béante de l Histoire et, au-delà, de tous les autres crimes contre l humanité commis depuis. Néanmoins, le vrai sujet de la pièce est l imagination. Grâce à l imagination, dit Bond, nous devenons humains. Ce n est pas l intellect, en quelque sorte neutre comme la recherche scientifique, c est l imagination qui nous fait agir d une façon responsable. Bond évite une expérience purement négative la seule description de l horreur ou sa représentation et pratique une nouvelle forme de théâtre pédagogique.
Résumé : Nold est mécanicien et suit des cours à temps partiel. Un jour, un inconnu lui rend visite, Gregory. Un bandage étroit, taché de sang, lui entoure la tête. Il tient une veste à la main et la suspend à la poignée de la porte. Il disparaît, puis réapparaît. Ainsi commence un voyage mystérieux, un voyage d'exploration, d'une certaine façon, dans un enfer de guerre et d'inhumanité. Après son retour à une vie "normale", Nold, le seul qui a su sauver sa vie de cet enfer, répond à la question "Qu'est-ce que vous avez fait ?" : "J'ai survécu, j'ai survécu" .Dans une de ses notes, Bond remarquait : "Le monde que j'ai décrit est souvent sombre et tragique, plein de souffrances inutiles, un désert de cendres et de vents blafards. Nous vivons dans une civilisation de mort et équipons la mort avec des armes terribles. Mais la plus terrible des armes est l'ignorance".
Bond a construit une situation qui est aussi improbable que probable : vivre après une catastrophe nucléaire. Il est vrai que le conflit nucléaire représente l'ultime idée de la guerre. Mais il est également vrai que les scènes de guerre que nous communiquent tous les jours les médias nous rapprochent d'une réalité qui pourrait être celle d'une vie après un acte jusqu'à présent impensable. Pline l'ancien a décrit l'atmosphère après l'éruption du Vésuve qui eut lieu en 79 av. J. -C. et qui anéantit les villes environnantes : "Finalement l'obscurité baissa et disparut comme une fumée ou un nuage. Nous aperçûmes une véritable lumière de jour et même le soleil brilla, mais avec un contour jaunâtre comme une éclipse. Terrorisés, nous vîmes que tout avait changé, avait été enterré sous des cendres profondes comme des amas de neige. [...] "Bien sûr, ajoute Pline, cette description n'est pas suffisante pour donner une image exacte de ce qui se passa. Vous la lirez sans avoir la moindre idée de ce que vous apercevriez si vous en étiez témoin." Ce texte, que Bond a mis en exergue, est une belle introduction au monde qu'il dessine.
Les événements de cette pièce sont véridiques." Cette phrase, que l'auteur a mise en exergue, laisse entendre le pire. Et on ne sera pas déçu car Bond n'y va pas par quatre chemins. Nous nous trouvons à la fin du XIXème siècle dans les rouages de la monarchie britannique. Les princes Arthur et Georges, la Reine Victoria ainsi que deux de ses premiers ministres, Disraeli et Gladstone, font partie de la distribution. Qu'on se batte pour le pouvoir n'a rien d'extraordinaire. Ce qui est épatant, c'est que Bond pousse les antagonismes à l'extrême : les combattants se dévorent au sens propre et figuré du terme. La présente traduction est celle de la version définitive, publiée en 1977, et résultant de nombreux remaniements apportés par l'auteur.
Le Théâtre National de la Colline a pour mission essentielle de présenter au public des œuvres du théâtre contemporain. La collection Lexi/textes offre aux auteurs, en parallèle à la présentation de leurs œuvres à la scène, la possibilité de s'exprimer sur les états et les enjeux de leur écriture en travail dans le champ du théâtre. Avec des inédits, articles, essais, correspondances, pièces de théâtre ou poésie et des commentaires d'autres auteurs, le volume Lexi/textes 7 articule onze chapitres, consacrés aux auteurs dont les œuvres sont présentées dans la saison 2003-2004 du Théâtre National de la Colline.
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.
Cette trilogie de Léonora Miano regroupe trois pièces, Révélation, Sacrifices et Tombeau qui se conçoivent comme une tragédie en trois volets, où il est question d?un sujet peu, voire jamais, abordé sur nos scènes françaises, celui de la traite esclavagiste. La langue puissante et musicale de l?auteure s?y déploie dans toute sa force et sa virtuosité.