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Au petit matin
Bond Edward
L ARCHE
12,04 €
Épuisé
EAN :9782851814463
Les événements de cette pièce sont véridiques." Cette phrase, que l'auteur a mise en exergue, laisse entendre le pire. Et on ne sera pas déçu car Bond n'y va pas par quatre chemins. Nous nous trouvons à la fin du XIXème siècle dans les rouages de la monarchie britannique. Les princes Arthur et Georges, la Reine Victoria ainsi que deux de ses premiers ministres, Disraeli et Gladstone, font partie de la distribution. Qu'on se batte pour le pouvoir n'a rien d'extraordinaire. Ce qui est épatant, c'est que Bond pousse les antagonismes à l'extrême : les combattants se dévorent au sens propre et figuré du terme. La présente traduction est celle de la version définitive, publiée en 1977, et résultant de nombreux remaniements apportés par l'auteur.
J'ai l'impression que la littérature suinte du sol. Que les pierres logées dans les murs pressent et extraient du sens comme si elles étaient des meules de moulin. Que les visages des gens se fissurent de fatigue et de désespoir et que si vous ramassez les croûtes qui s'en détachent, vous trouverez dessus la carte des cités. Jamais époque ne fut aussi prête pour le théâtre."
Bond a construit une situation qui est aussi improbable que probable : vivre après une catastrophe nucléaire. Il est vrai que le conflit nucléaire représente l'ultime idée de la guerre. Mais il est également vrai que les scènes de guerre que nous communiquent tous les jours les médias nous rapprochent d'une réalité qui pourrait être celle d'une vie après un acte jusqu'à présent impensable. Pline l'ancien a décrit l'atmosphère après l'éruption du Vésuve qui eut lieu en 79 av. J. -C. et qui anéantit les villes environnantes : "Finalement l'obscurité baissa et disparut comme une fumée ou un nuage. Nous aperçûmes une véritable lumière de jour et même le soleil brilla, mais avec un contour jaunâtre comme une éclipse. Terrorisés, nous vîmes que tout avait changé, avait été enterré sous des cendres profondes comme des amas de neige. [...] "Bien sûr, ajoute Pline, cette description n'est pas suffisante pour donner une image exacte de ce qui se passa. Vous la lirez sans avoir la moindre idée de ce que vous apercevriez si vous en étiez témoin." Ce texte, que Bond a mis en exergue, est une belle introduction au monde qu'il dessine.
Ce livre est le reflet d un projet théâtral dont l acteur Carlo Brandt est l initiateur. Les divers personnages qu il a joués ces dernières années dans les pièces de Bond l ont amené à concevoir un spectacle dont le titre révèle tout à fait l ambition. Ce « check-up », habituellement un bilan de santé, est un bilan de notre état d esprit. « Après la mort de William Shakespeare, on a trouvé plusieurs carnets écrits de sa main. Tous, sauf un, ont été détruits par sa femme de ménage qui s en est servi pour allumer le feu dans la cuisine. On a découvert que la plupart des pages de celui qui restait avaient été mangées certaines par Shakespeare lui-même. Les extraits qui suivent sont des échantillons des pages qui n ont pas été mangées. » C est ainsi que Bond introduit son manuscrit. Les photos de Jean Mohr qui accompagnent les textes de Bond donnent au livre son rythme particulier. Tandis que Bond analyse, elles montrent le monde tel qu il va.
Résumé : Il était dit : donnez à manger aux gens et ils seront justes L'âge de la paix commencera Il n'en est rien Il est juste que nous mangions mais manger ne nous rendra pas justes Nous aurons faim de justice Sans justice notre faim grandit jusqu'à nous faire dévorer la terre
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.