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La ruelle bleue
Bonaviri Giuseppe
SEUIL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782020612999
Ce livre appartient à la veine strictement autobiographique de Bonaviri, dont l??uvre est parfois fantastique. Il s?agit de l?ouvrage, à mes yeux, le plus important depuis son premier (Le Tailleur de la grand-rue, qui est disponible en ?Imaginaire? chez Gallimard). Il se rappelle ses toutes premières années, avec ses quatre frères et s?urs. Ils vivaient dans une petite ville, Minéo, au sud de Catane, entre Catane et Syracuse. Et ils allaient passer l?été à Camuti, dans une propriété que leurs parents avaient. Famille très pauvre: le père était tailleur. La ?ruelle bleue? est le nom du petit quartier où ils habitaient. Les souvenirs d?enfance sont un prétexte d?une part à une analyse sociologique (mais légère) de la pauvreté sicilienne dans les petites villes (la famille n?est pas paysanne) et à une rêverie fantastique sur le monde de la petite enfance. Les saynètes, qui font réapparaître la culture médiévale des chansons de geste (les marionnettes siciliennes et l?histoire de Charlemagne et de Roland) et qui montrent la liberté sexuelle, fantaisiste, scatologique même parfois de l?enfance, recréent un monde disparu. L?auteur a un univers imaginaire d?une extrême précision (le vocabulaire de la flore est particulièrement riche), une grande générosité de regard (sur les petits métiers) et une dynamique poétique admirable (rêveries sur la mort, les états prénataux, la nuit, la lune, la création). Il ne s?agit pas du tout d?un texte naturaliste: on est dans le monde d?un poète, même s?il parle de l?école, du ramassage des escargots ou de la mort d?un enfant. Le chapitre final qui explique le titre est admirable. On pense aux plus grands livres sur l?enfance. Henri Bosco, Jean Giono, Kenzaburo Oe, Rabah Belamri. C?est le meilleur livre d?un écrivain qui a débuté avec un chef-d??uvre et n?avait jamais réussi à se surpasser lui-même. Ici, le miracle s?est produit. C?est la raison pour laquelle j?ai voulu publier et traduire ce livre, en dépit de l?âge de l?auteur et bien qu?il ait la majorité de son ?uvre ailleurs. Biographie: Giuseppe Bonaviri est né le 11 juillet 1924 en Sicile. Médecin, il publie son premier livre en 1954: Le Tailleur de la grand-rue, hommage à son père. Il es t remarqué immédiatement comme l'un des écrivains italiens les plus émouvants et les importants. Il publiera dès lors régulièrement romans, récits intimistes, contes fantastiques, théâtre et poésie. Il a obtenu le prix Super Vittorini (Syracuse) pour la Ruelle bleue
Résumé : Zéphir a épousé Martedina. Il exerce ses fonctions de médecin dans un hôpital. Mais ni sa vie conjugale ni sa vie professionnelle ne lui donnent satisfaction. Une annonce de journal demandant un volontaire pour les étoiles lui fournit l'occasion de fuir. Fort loin de la terre, dont la nostalgie le poigne, et dans le tourbillon des phénomènes interstellaires. De cette incroyable aventure naïvement racontée dans le premier volet du livre (Martedina) naissent les poèmes du second volet (Le Dire Céleste) - admirable exemple de lyrisme cosmique. La prose de Bonaviri a le charme familier et comique du conte populaire. Ses vers ont l'accent incantatoire d'un créateur de mondes.
Il y a une grâce XVIIIème siècle dans cette histoire d'un tailleur et de sa famille qui nous vient d'un village des monts Erei en Sicile orientale de l'intérieur, province de Catane. Quelque chose d'un XVIIIème siècle populaire, bien entendu, et précisément d'un type entre le primitif et l'arcadien, à savoir ingénu et de coloration brute mais également mignarde, forme sous laquelle se présentent les statues de bois ou de céramique de bien des saints dans les églises de Sicile. La valeur poétique du roman réside cependant en quelque chose de plus profond : dans le sens délicatement cosmique avec lequel l'auteur représente le petit monde local dont il nous entretient, trouvant jusque dans les herbes et les animaux, les pierres, la poussière, la clarté de la lune ou du soleil un mouvement ou un cri de participation aux pauvres vicissitudes du tailleur et des siens.
Dans un centre de recherche universitaire, aux Etats-Unis, de jeunes savants tentent l'impossible : une créature obtenue par clonage, à partir d'un crâne retrouvé dans une oasis à la frontière de l'Egypte et de la Libye. La jeune Iside, fascinée par ce crâne, veut lui redonner vie. Ce récit fantastique, imprégné de mille souvenirs sensuels et nostalgiques d'une Sicile intemporelle, emprunte à la fois à la tradition classique du conte philosophique et à la poésie panthéiste qui caractérise toute l'oeuvre du grand écrivain sicilien. Bonaviri est un visionnaire du langage, écrit Salvatore Silvano Nigro. Il donne à son récit le ton d'un conte méditerranéen. Son regard spacieux, entre abîmes terrestres, étendues marines et luminosités célestes, règne, comme toujours, sur les éléments, sur un vitalisme exubérant et panique de la nature. Comme Apollon poursuit Daphné en train de se métamorphoser, de sortir d'elle-même, de devenir quelque chose de différent. Mais il y a aussi, dans ce roman, comme un sentiment de douloureuse nostalgie pour la divine forêt.Giuseppe Bonaviri est né le 11 juillet 1924 en Sicile. Médecin, il publie son premier livre en 1954 : Le Tailleur de la grand-rue, hommage à son père. Il écrira dès lors régulièrement romans, récits intimistes, contes fantastiques, théâtre et poésie. En français, son oeuvre est presque intégralement traduite. Le Seuil a publié : La Ruelle bleue. Jusque-là avaient notamment paru chez Denoël et Gallimard : Le Fleuve de pierres, Martedina, Le Poids du temps, Contes sarrasins, La Divine Forêt, Dolcissimo, La Dormeveille.
Giuseppe Bonaviri est par excellence un brasseur de temps, d'espaces et de styles. L'histoire qu'il nous conte dans La dormeveille relève à la fois du roman d'aventures, de la conjecture visionnaire et du traité scientifique. Le titre même du livre désigne le moment qui précède le sommeil : un état privilégié de la vie des sens et de l'âme. Les personnages de La dormeveille sont pour la plupart des spécialistes de cette phase intermédiaire entre les règnes du jour et de la nuit. L'Américain Joseph Cooper et son assistant Gutemberg, l'Italien Epaminondas et son disciple Mercoledi, le Chinois Li Po et la belle mulâtresse Zaïd vont accomplir ensemble un long voyage qui les mènera jusqu'en Chine, aux îles de la Sonde, sur la lune même, puis à New York... Mais il y a la Sicile aussi, toujours présente, où le vent berce les feuilles des oliviers, où les hommes parlent de la douleur de vivre à leurs ânes aux yeux tristes, où, dans l'aride sécheresse, des processions s'ébranlent pour demander au ciel la faveur d'un jour de pluie...
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : "Nous sommes en 1985 : quinze ans à peine nous séparent du début d'un nouveau millénaire. Pour le moment, je n'ai pas l'impression que l'approche de cette échéance éveille la moindre émotion particulière. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas là pour parler de futurologie, mais de littérature. Le millénaire qui s'achève a vu naître et se répandre les langues modernes de l'Occident et les littératures qui en ont exploré les possibilités expressives, et cognitives, et imaginatives. Il a aussi été celui du livre, en tant qu'il a vu l'objet-livre prendre la forme qui nous est familière. Le signe que ce millénaire est sur le point de s'achever, c'est, peut-être, la fréquence avec laquelle on s'interroge sur le sort de la littérature et du livre à l'ère technologique dite postindustrielle. Je n'ai guère envie de m'aventurer dans ce genre de prévisions. Ma confiance dans l'avenir de la littérature tient à ce que je sais qu'il est des choses que la littérature est la seule à pouvoir donner, avec ses moyens spécifiques. Je voudrais donc dédier ces conférences à quelques valeurs, ou qualités, ou spécificités de la littérature qui me tiennent particulièrement à coeur, en tâchant de les situer dans la perspective du nouveau millénaire". Ces "propositions pour le prochain millénaire" sont une formidable leçon de littérature, un art qui, pour le grand écrivain italien, repose sur cinq piliers : légèreté, rapidité, exactitude, visibilité, multiplicité.
Résumé : A la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d'informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d'écrivain. Car elle s'affirme comme une auteure importante et l'écriture l'occupe de plus en plus, au détriment de l'éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. L'histoire d'Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d'une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix. Après avoir embrassé soixante ans d'histoire des deux femmes, de Naples et de toute l'Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L'enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu'on n'oublie pas.
Résumé : Claudio Magris a rassemblé dans Instantanés un bouquet de textes brefs qui lui ont été inspirés par une chose vue, un événement de la vie quotidienne ou un fait d'actualité relevé dans la presse. La plupart de ces microrécits se déroulent en Italie, plus particulièrement à Trieste et dans ses environs, mais il en est qui nous transportent sous d'autres latitudes, de la Scandinavie à l'Inde, de Moscou à New York et au Grand Nord canadien. Certains "instantanés" ont trait aux relations intimes entre les êtres, d'autres concernent un épisode de l'histoire du XXe siècle, d'autres encore touchent à des questions de société et aux modes de vie de nos contemporains. Chez Claudio Magris, la description d'une scène saisie sur le vif offre toujours une résonance éthique et philosophique. Ce sont d'une certaine manière des "leçons de vie" que prodigue ce livre, mais sans que l'auteur se mette dans la situation d'exercer un pesant magistère. Au contraire, un mélange unique s'opère dans ces brèves vignettes entre le sérieux du propos et les nuances de l'humour. La gravité et la légèreté font ici si bon ménage que l'on est conquis par ce petit livre captivant et savoureux.
Résumé : Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d'histoire italienne et d'amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l'Italie, une période de grands bouleversements s'ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s'annoncent, les mouvements féministes et protestataires s'organisent, et Elena, diplômée de l'Ecole normale de Pise et entourée d'universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d'amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fuit et celle qui reste n'a rien à envier à ses deux prédécesseurs. A la dimension historique et intime s'ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l'Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.