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La dormeveille
Bonaviri Giuseppe
GALLIMARD
20,20 €
Épuisé
EAN :9782070729944
Giuseppe Bonaviri est par excellence un brasseur de temps, d'espaces et de styles. L'histoire qu'il nous conte dans La dormeveille relève à la fois du roman d'aventures, de la conjecture visionnaire et du traité scientifique. Le titre même du livre désigne le moment qui précède le sommeil : un état privilégié de la vie des sens et de l'âme. Les personnages de La dormeveille sont pour la plupart des spécialistes de cette phase intermédiaire entre les règnes du jour et de la nuit. L'Américain Joseph Cooper et son assistant Gutemberg, l'Italien Epaminondas et son disciple Mercoledi, le Chinois Li Po et la belle mulâtresse Zaïd vont accomplir ensemble un long voyage qui les mènera jusqu'en Chine, aux îles de la Sonde, sur la lune même, puis à New York... Mais il y a la Sicile aussi, toujours présente, où le vent berce les feuilles des oliviers, où les hommes parlent de la douleur de vivre à leurs ânes aux yeux tristes, où, dans l'aride sécheresse, des processions s'ébranlent pour demander au ciel la faveur d'un jour de pluie...
Comme dans Le Tailleur de la Grand-Rue, son premier livre, Bonaviri met en scène, dans ce récit écrit en 1955, un petit monde paysan de Sicile orientale où plantes, nuages et ruisseaux partagent les joies et les souffrances des personnages. Faite de bonheurs simples autant que de disette, de maladie ou de guerre, l'humble épopée du métayer Massaro Angelo et sa famille dialogue avec les espaces cosmiques dont Bonaviri se fera l'explorateur mélancolique et fantasque. Cet équilibre entre le style primitif et la grâce, l'imagerie populaire et le rêve, qu'admirait tant cet autre grand Sicilien, Vittorini, on le retrouvera dans les trois chapitres piémontais d'un roman inachevé que cette édition propose en complément.
Ce livre appartient à la veine strictement autobiographique de Bonaviri, dont l??uvre est parfois fantastique. Il s?agit de l?ouvrage, à mes yeux, le plus important depuis son premier (Le Tailleur de la grand-rue, qui est disponible en ?Imaginaire? chez Gallimard). Il se rappelle ses toutes premières années, avec ses quatre frères et s?urs. Ils vivaient dans une petite ville, Minéo, au sud de Catane, entre Catane et Syracuse. Et ils allaient passer l?été à Camuti, dans une propriété que leurs parents avaient. Famille très pauvre: le père était tailleur. La ?ruelle bleue? est le nom du petit quartier où ils habitaient. Les souvenirs d?enfance sont un prétexte d?une part à une analyse sociologique (mais légère) de la pauvreté sicilienne dans les petites villes (la famille n?est pas paysanne) et à une rêverie fantastique sur le monde de la petite enfance. Les saynètes, qui font réapparaître la culture médiévale des chansons de geste (les marionnettes siciliennes et l?histoire de Charlemagne et de Roland) et qui montrent la liberté sexuelle, fantaisiste, scatologique même parfois de l?enfance, recréent un monde disparu. L?auteur a un univers imaginaire d?une extrême précision (le vocabulaire de la flore est particulièrement riche), une grande générosité de regard (sur les petits métiers) et une dynamique poétique admirable (rêveries sur la mort, les états prénataux, la nuit, la lune, la création). Il ne s?agit pas du tout d?un texte naturaliste: on est dans le monde d?un poète, même s?il parle de l?école, du ramassage des escargots ou de la mort d?un enfant. Le chapitre final qui explique le titre est admirable. On pense aux plus grands livres sur l?enfance. Henri Bosco, Jean Giono, Kenzaburo Oe, Rabah Belamri. C?est le meilleur livre d?un écrivain qui a débuté avec un chef-d??uvre et n?avait jamais réussi à se surpasser lui-même. Ici, le miracle s?est produit. C?est la raison pour laquelle j?ai voulu publier et traduire ce livre, en dépit de l?âge de l?auteur et bien qu?il ait la majorité de son ?uvre ailleurs. Biographie: Giuseppe Bonaviri est né le 11 juillet 1924 en Sicile. Médecin, il publie son premier livre en 1954: Le Tailleur de la grand-rue, hommage à son père. Il es t remarqué immédiatement comme l'un des écrivains italiens les plus émouvants et les importants. Il publiera dès lors régulièrement romans, récits intimistes, contes fantastiques, théâtre et poésie. Il a obtenu le prix Super Vittorini (Syracuse) pour la Ruelle bleue
Il y a une grâce XVIIIème siècle dans cette histoire d'un tailleur et de sa famille qui nous vient d'un village des monts Erei en Sicile orientale de l'intérieur, province de Catane. Quelque chose d'un XVIIIème siècle populaire, bien entendu, et précisément d'un type entre le primitif et l'arcadien, à savoir ingénu et de coloration brute mais également mignarde, forme sous laquelle se présentent les statues de bois ou de céramique de bien des saints dans les églises de Sicile. La valeur poétique du roman réside cependant en quelque chose de plus profond : dans le sens délicatement cosmique avec lequel l'auteur représente le petit monde local dont il nous entretient, trouvant jusque dans les herbes et les animaux, les pierres, la poussière, la clarté de la lune ou du soleil un mouvement ou un cri de participation aux pauvres vicissitudes du tailleur et des siens.
Dans un centre de recherche universitaire, aux Etats-Unis, de jeunes savants tentent l'impossible : une créature obtenue par clonage, à partir d'un crâne retrouvé dans une oasis à la frontière de l'Egypte et de la Libye. La jeune Iside, fascinée par ce crâne, veut lui redonner vie. Ce récit fantastique, imprégné de mille souvenirs sensuels et nostalgiques d'une Sicile intemporelle, emprunte à la fois à la tradition classique du conte philosophique et à la poésie panthéiste qui caractérise toute l'oeuvre du grand écrivain sicilien. Bonaviri est un visionnaire du langage, écrit Salvatore Silvano Nigro. Il donne à son récit le ton d'un conte méditerranéen. Son regard spacieux, entre abîmes terrestres, étendues marines et luminosités célestes, règne, comme toujours, sur les éléments, sur un vitalisme exubérant et panique de la nature. Comme Apollon poursuit Daphné en train de se métamorphoser, de sortir d'elle-même, de devenir quelque chose de différent. Mais il y a aussi, dans ce roman, comme un sentiment de douloureuse nostalgie pour la divine forêt.Giuseppe Bonaviri est né le 11 juillet 1924 en Sicile. Médecin, il publie son premier livre en 1954 : Le Tailleur de la grand-rue, hommage à son père. Il écrira dès lors régulièrement romans, récits intimistes, contes fantastiques, théâtre et poésie. En français, son oeuvre est presque intégralement traduite. Le Seuil a publié : La Ruelle bleue. Jusque-là avaient notamment paru chez Denoël et Gallimard : Le Fleuve de pierres, Martedina, Le Poids du temps, Contes sarrasins, La Divine Forêt, Dolcissimo, La Dormeveille.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.