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Les commencements
Bonaviri Giuseppe ; Di Meo Philippe
BARQUE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782917504291
Giuseppe Bonaviri, médecin, écrivain et poète, est né à Mineo, en Sicile, le 11 juillet 1924. Après avoir obtenu un diplôme à Catane, il a exercé le métier de généraliste et s'est installé à Frosinone, au sud-est de Rome, où il se spécialise en cardiologie et où il vécut jusqu'à sa mort, le 21 mars 2009. Son premier roman, Le Tailleur de la grand'rue, fut publié en 1954 par Elio Vittorini aux éditions Einaudi ; sacrifiant formellement aux préceptes néo-réalistes, cette oeuvre première s'en éloigne pour, déjà, désigner l'inscription de l'individu dans le cosmos. Au fil du temps, comme s'il voulait évaluer les possibilités de chacun, il se mesure à tous les genres littéraires : du roman au poème en passant par le conte, la nouvelle ou le récit de science-fiction, sans oublier le théâtre. Avec Les Commencements, paru en 1983 en Italie aux éditions Sellerio, Giuseppe Bonaviri semble enfin avoir trouvé une forme en adéquation avec son imaginaire circulaire, dont l'épicentre est Mineo, sa ville natale, point de départ de son oeuvre, et de ce livre en particulier, entre tous inclassable. Dans une langue étonnement sensuelle, il côtoie de nombreux registres auparavant explorés, augmentés par l'astronomie et l'ethnographie... Et, surtout, tout au long, il alterne ingénieusement prose et poème, l'un et l'autre traitant d'un seul et même thème, où résonne l'espace-temps d'une parole en son rappel authentique, dont l'ampleur des propos, à forte résonance cosmique, retient durablement.
Verga Giovanni ; Darmon Maurice ; Bonaviri Giusepp
Aci Trezza (Sicile), village de pécheurs de la côte Est reconstitué autour de plus de quarante personnages, entre 1863 et 1878. D'un côte l'Italie post-unitaire, le pouvoir de la grande ville sur la campagne, la guerre mangeuse d'hommes et les pays lointains ; de l'autre, les Malavoglia 'Ntoni le patriarche, ses fils et sa famille, leur bateau et leur maison. Dans les convulsions d'une société l'agonie se profilent aussi des ombres inquiétantes , administrateurs corompus, hommes d'Eglise influents, révolutionnaires en paroles ou professionnels du verbe. Ceux-là maîtrisent le nouvel espace et les temps nouveau, imposent la loi de l'argent, du papier timbré, de la guerre et du trafic d'influence. Armés de leurs seuls proverbes, de leur parole rare et du droit coutumier, ou victimes du fève de l'aventure individuelle, les Malavoglia, ces vaincus, ne savent pas encore que la mer odieuse ne les tuera plus, mais ils se mettent à l'aimer aussi pour son ressac d'éternité. Leur victoire est de devenir les héros du roman fondateur de la littérature italienne moderne. A l'immédiat plaisir qui nait de ce récit symphonique et de sa réappropriation savante des formes du mélodrame et du parler populaire s'ajoute le spectacle d'une révolution narrative. C'est probablement parce que ce livre anticipe sur le cinéma par son art du montage, de l'ellipse, son économie spatiale et temporelle, sa multiplication des points de vue, qu'il a inspiré un autre fondateur, Luchino Visconti, qui en a tiré La terre tremble. Giovanni Verga (1840-1922) est né et mort à Catane. En 1929, Luigi Pirandello disait de lui : "Aujourd'hui plus que jamais nous faisons nôtre cette conception des vaincus qui vit dans l'oeuvre immortelle de notre plus grand écrivain contemporain."
Giuseppe Bonaviri est par excellence un brasseur de temps, d'espaces et de styles. L'histoire qu'il nous conte dans La dormeveille relève à la fois du roman d'aventures, de la conjecture visionnaire et du traité scientifique. Le titre même du livre désigne le moment qui précède le sommeil : un état privilégié de la vie des sens et de l'âme. Les personnages de La dormeveille sont pour la plupart des spécialistes de cette phase intermédiaire entre les règnes du jour et de la nuit. L'Américain Joseph Cooper et son assistant Gutemberg, l'Italien Epaminondas et son disciple Mercoledi, le Chinois Li Po et la belle mulâtresse Zaïd vont accomplir ensemble un long voyage qui les mènera jusqu'en Chine, aux îles de la Sonde, sur la lune même, puis à New York... Mais il y a la Sicile aussi, toujours présente, où le vent berce les feuilles des oliviers, où les hommes parlent de la douleur de vivre à leurs ânes aux yeux tristes, où, dans l'aride sécheresse, des processions s'ébranlent pour demander au ciel la faveur d'un jour de pluie...
Résumé : Zéphir a épousé Martedina. Il exerce ses fonctions de médecin dans un hôpital. Mais ni sa vie conjugale ni sa vie professionnelle ne lui donnent satisfaction. Une annonce de journal demandant un volontaire pour les étoiles lui fournit l'occasion de fuir. Fort loin de la terre, dont la nostalgie le poigne, et dans le tourbillon des phénomènes interstellaires. De cette incroyable aventure naïvement racontée dans le premier volet du livre (Martedina) naissent les poèmes du second volet (Le Dire Céleste) - admirable exemple de lyrisme cosmique. La prose de Bonaviri a le charme familier et comique du conte populaire. Ses vers ont l'accent incantatoire d'un créateur de mondes.
Dans un centre de recherche universitaire, aux Etats-Unis, de jeunes savants tentent l'impossible : une créature obtenue par clonage, à partir d'un crâne retrouvé dans une oasis à la frontière de l'Egypte et de la Libye. La jeune Iside, fascinée par ce crâne, veut lui redonner vie. Ce récit fantastique, imprégné de mille souvenirs sensuels et nostalgiques d'une Sicile intemporelle, emprunte à la fois à la tradition classique du conte philosophique et à la poésie panthéiste qui caractérise toute l'oeuvre du grand écrivain sicilien. Bonaviri est un visionnaire du langage, écrit Salvatore Silvano Nigro. Il donne à son récit le ton d'un conte méditerranéen. Son regard spacieux, entre abîmes terrestres, étendues marines et luminosités célestes, règne, comme toujours, sur les éléments, sur un vitalisme exubérant et panique de la nature. Comme Apollon poursuit Daphné en train de se métamorphoser, de sortir d'elle-même, de devenir quelque chose de différent. Mais il y a aussi, dans ce roman, comme un sentiment de douloureuse nostalgie pour la divine forêt.Giuseppe Bonaviri est né le 11 juillet 1924 en Sicile. Médecin, il publie son premier livre en 1954 : Le Tailleur de la grand-rue, hommage à son père. Il écrira dès lors régulièrement romans, récits intimistes, contes fantastiques, théâtre et poésie. En français, son oeuvre est presque intégralement traduite. Le Seuil a publié : La Ruelle bleue. Jusque-là avaient notamment paru chez Denoël et Gallimard : Le Fleuve de pierres, Martedina, Le Poids du temps, Contes sarrasins, La Divine Forêt, Dolcissimo, La Dormeveille.
Conrad Aiken (1889-1973), avant tout poète, mais aussi romancier?, nous livre ici l?une de ses nouvelles les plus bouleversantes. Nous pénétrons dans un royaume de neige perçu et éprouvé par le jeune Paul Hasleman, âgé de 12 ans. Peu à peu happé par la magie de son monde, Paul éprouve les plus grandes difficultés à répondre aux nécessités du quotidien, aux questions qu?on lui pose à la maison avec ses parents, à l?école avec la maîtresse d?école, puis avec le médecin contre le pouvoir duquel, surtout, il se voudrait ne pas faire figure « d?un cas ». Paul cherche à préserver son secret (le secret de la neige), sans blesser, cependant qu?il lui devient aussi de plus en plus difficile de le taire? Dans ce texte inouï, où la folie côtoie le conte, rien n?est enfermé. Merveilleux.