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Merleau-Ponty
Bonan Ronald
BELLES LETTRES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782251760698
Maurice Merleau-Ponty (1908-1961), philosophe-artiste de la chair, de la perception, du sens et de l'expression, phénoménologue et métaphysicien. II s'est intéressé à tous les domaines de la culture, l'art, le langage, l'histoire, la science et la politique : pour les faire dialoguer de manière féconde et manifester leur interpénétration effective, mais surtout pour les ramener à leur racine commune dans le phénomène de la perception. Bien que largement inachevée, l'entreprise du philosophe à l'écriture ciselée converge vers la construction d'une ontologie phénoménale, comprise comme dimension de manifestation où l'inventivité humaine est vouée à affronter continuement les énigmes de la visibilité, dont les solutions sont autant de figures possibles. L'ouvrage parcourt l'oeuvre, de La structure du comportement et de La Phénoménologie de la perception à La Prose du monde, en passant notamment par Signes, L'oeil et l'esprit et Le Visible et l'invisible, pour retracer la généalogie des problèmes soulevés par Merleau-Ponty, afin de mieux comprendre sa méthode et reconstituer à grands traits ses principaux apports : sa réflexion esthétique, sa philosophie originale du sentir et de l'agir, sa critique de la science et la mise en chantier d'une réforme radicale des catégories de la métaphysique. On finit par l'évocation de la nombreuse postérité de ce penseur singulier.
Dans ce deuxième volume, l'auteur met en oeuvre le principe d'une dimension intersubjective comme cadre d'institution offrant une alternative heureuse aux difficultés redoutables que posaient les philosophies de la conscience, de Descartes à Sartre en passant par Kant, Hegel et Husserl. La cohérence de l'oeuvre de Merleau-Ponty est ainsi à nouveau mise à l'épreuve, mais cette fois à l'épreuve de sa fécondité.
Aristote est l'un de ces philosophes avec lesquels on pense même si on n'en partage pas la doctrine. Il est en effet l'inventeur d'un grand nombre de notions élémentaires de la pensée philosophique. On lui doit d'avoir défini les conditions du discours valide et les principes du raisonnement, énoncé les principales catégories de la pensée, articulé les idéaux de la vie heureuse, la contemplation et l'action, ajusté la réflexion éthique et politique à la réalité humaine, jeté les bases d'une philosophie de la nature, ouvert une science des choses sensibles et des vivants, examiné tous les registres du discours, ouvert le champ de l'ontologie et de la poétique. Répliquant à son maître Platon, il trace pour les deux millénaires qui nous séparent de lui une des voies alternatives à l'idéalisme. Personne ne mérite, mieux qu'Aristote, d'être pris pour modèle pour apprendre à philosopher, ce que sa postérité n'a pas manqué de faire ! Nous le suivrons ici dans sa façon de faire surgir les problèmes, cherchant à saisir avec lui la nature de la nécessité à laquelle il répond par son puissant questionnement et son incroyable inventivité.
Les textes réunis dans ce volume sont essentiellement ceux qui ont été élaborés pour le colloque Merleau-Ponty: de la perception à l'action, qui s'est tenu le 15 et le 16 mai 2003 à l'Université à Aix-en-Provence, cependant il ne s'agit pas de la simple retranscription des interventions prononcées lors de ces deux journées : les textes ont été révisés pour leur publication et certains d'entre eux rédigés a dessein. Tous les textes ont le même souci de mettre à l'épreuve des conceptions actuelles, les concepts que Merleau-Ponty cherchait à définir par son travail original de réforme des catégories philosophiques. Il n'y a pas de véritable choix de vie entre la contemplation et l'action : c'est l'un des enseignements de cette philosophie de la perception. On verra ainsi se manifester à travers ces réflexions apparemment éloignées, l'unité de la prise de l'agir humain dans la chair du monde. On constatera aussi comment elles s'éclairent dans leur empiétement.
Résumé : La philosophie de Merleau-Ponty est marquée par la réhabilitation du corps, comparé une ?uvre d'art. Or Merleau-Ponty nous enseigne par ailleurs que notre corps n'est qu'un segment d'un circuit de sens qui passe par autrui et par le monde. Cet ouvrage se propose de retracer les grandes lignes de l'esthétique qui se dégage de cette singulière conception du corps, de l'expression et de l'intersubjectivité. Ce point de vue sur l'?uvre de Merleau-Ponty en révèle la portée générale, ce qui ne surprendra pas si l'on se souvient que toute l'entreprise du phénoménologue français s'articule autour de la notion de perception.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.