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La dimension commune. Volume 1, Le problème de l'intersubjectivité dans la philosophie de Merleau-Po
Bonan Ronald
L'HARMATTAN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782747516334
Le problème d'autrui a miné la philosophie moderne dès le moment où Descartes en a posé ses fondements en énonçant le cogito. Voilà cependant une question mal posée qui mène d'ailleurs à une étrange aporie (le solipsisme) dont Merleau-Ponty a fait remarquer qu'elle s'exposait au ridicule de faire l'objet d'une discussion philosophique impliquant de fait la pluralité des subjectivités qui était niée de droit. Cet essai tente d'accompagner ce simple constat en le mettant au centre de la genèse d'une œuvre qui a voulu accorder le droit au fait, dans un retour aux choses-mêmes, prenant conscience de manière progressive du caractère primordial d'une intersubjectivité dont on veut toujours faire un résultat alors qu'elle constitue probablement la première des données transcendantales. Mais il s'agit là de l'œuvre d'un phénoménologue : que deviennent, dans ces conditions, les catégories de la phénoménologie ? Que se passe-t-il lorsqu'on affirme que le sensible lui-même possède une structure intersubjective ? Peut-on bâtir une philosophie autour et au moyen de ce qui, par ailleurs ne pouvait être considéré que comme un problème ? En suivant minutieusement le travail de l'œuvre (de toute l'œuvre, livres, articles, cours, inédits, lettres, notes de travail, brouillons) de Merleau-Ponty on a essayé ici de répondre à ces questions en cherchant à rétablir l'unité profonde d'une entreprise philosophique interrompue. L'intersubjectivité apparaît alors bien comme la notion-clé qui laisse apparaître les liens entre les domaines de l'art, de la science, ainsi que de la politique et de l'histoire, dont le grand phénoménologue n'a cessé de décrire l'empiétement.
Résumé : Platon (c.428-c.347 av. J.-C.) est le nom propre qui signe l'avènement de la philosophie comme telle. Y sont attachés une méthode - le dialogue et, à sa suite, la dialectique -, ainsi qu'un objectif : celui de fonder le savoir vrai et la conduite juste sur des principes premiers. Ontologie et déontologie trouvent là leur acte de naissance ; elles sont un discours raisonné tenu de se justifier par une argumentation rigoureuse. Prolongeant de manière personnelle la leçon éthique de Socrate, les dialogues de Platon inscrivent le Bien dans une philosophie des Idées qui s'interroge sur la teneur de la vérité, la possibilité de l'atteindre ou non par la science, la nature des erreurs dont dérivent nos errances, le statut épineux du non-être. Convaincu du fondement métaphysique de tout état de choses, Platon ouvre simultanément des réflexions sur la justice, la cité idéale, l'amour, la beauté et le plaisir, qui seront autant de cadres pour la philosophie morale et politique à venir. Le présent livre explore la cohérence de la construction platonicienne en soulignant le pouvoir qu'ont les dialogues de mettre le lecteur sur le chemin de leurs thèses et d'ouvrir l'espace argumentatif de leur discussion. Le platonisme se montre ainsi sous son meilleur jour, celui d'une philosophie en prise sur le réel.
Les textes réunis dans ce volume sont essentiellement ceux qui ont été élaborés pour le colloque Merleau-Ponty: de la perception à l'action, qui s'est tenu le 15 et le 16 mai 2003 à l'Université à Aix-en-Provence, cependant il ne s'agit pas de la simple retranscription des interventions prononcées lors de ces deux journées : les textes ont été révisés pour leur publication et certains d'entre eux rédigés a dessein. Tous les textes ont le même souci de mettre à l'épreuve des conceptions actuelles, les concepts que Merleau-Ponty cherchait à définir par son travail original de réforme des catégories philosophiques. Il n'y a pas de véritable choix de vie entre la contemplation et l'action : c'est l'un des enseignements de cette philosophie de la perception. On verra ainsi se manifester à travers ces réflexions apparemment éloignées, l'unité de la prise de l'agir humain dans la chair du monde. On constatera aussi comment elles s'éclairent dans leur empiétement.
Fatigue, troubles du sommeil, migraines, pertes de mémoire, déprime, surpoids, vieillissement... Les études scientifiques montrent que le dénominateur commun de tous ces maux est un manque de magnésium. Mais la prise de magnésium a des effets paradoxaux: après une amélioration spectaculaire, la poursuite du traitement entraîne régulièrement un retour des troubles. Le Dr Kathy Bonan a découvert que ce phénomène était provoqué par une mauvaise métabolisation du magnésium par notre organisme. Elle y a donc associé un autre minéral, la silice colloïdale, bien connue pour ses propriétés semi-conductrices, et a pu constater que celle-ci permettait une meilleure assimilation du magnésium. Grâce à cette découverte, le Dr Kathy Bonan a mis au point une méthode - la méthode SiMa - permettant de soigner durablement ces nombreux troubles de la vie quotidienne. Les plus: des tests pour repérer directement les signes d'un manque de magnésium; des posologies très précises adaptées à chaque cas; des conseils alimentaires pour éviter les carences.
Dans ce deuxième volume, l'auteur met en oeuvre le principe d'une dimension intersubjective comme cadre d'institution offrant une alternative heureuse aux difficultés redoutables que posaient les philosophies de la conscience, de Descartes à Sartre en passant par Kant, Hegel et Husserl. La cohérence de l'oeuvre de Merleau-Ponty est ainsi à nouveau mise à l'épreuve, mais cette fois à l'épreuve de sa fécondité.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.