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Féli vétérinaire
Bomsel Marie-Claude
PLON
13,20 €
Épuisé
EAN :9782259207270
J'ai beau essayer de ne pas regarder ma montre, il n'y a aucun doute :cela fait près d'une heure qu'elle dort et elle n'est pas encore sortie du stade III de l'anesthésie. Bien sûr, sa respiration est ample, le réflexe oculaire bon. Mais quand même ! Je voudrais bien qu'elle se réveille ! Trois fois déjà, j'ai soulevé le chiffon humide qui recouvre sa tête pour la protéger de la. chaleur et de la déshydratation. Trois fois, aussi, j'ai caressé le coin de son oeil et suivi le tracé du long trait noir qui se faufile jusqu'au coin de son museau... ce larmier de gros chat, un. guépard ! Décidément, c'est un drôle de minet triste que je dois veiller en attendant le retour d'Alban le vétérinaire, qui juré, promis m'a expliqué qu'il y n'aurait aucun problème pendant son absence... Je suis arrivée hier au pays des Massaïs, encore émerveillée. de commencer ce stage dès ma sortie de l'Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort, tout juste diplômée et pleine d'ambition pour aider à la sauvegarde de tous ces animaux menacés de disparition du fait de notre insouciance. Me voilà au Kenya, j'ai retrouvé mon enfance, tout au moins ce qui restait de mes rêves.Marie-Claude Bomsel, docteur vétérinaire, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, est aussi chroniqueuse animalière sur France 2. Elle travaille à la ménagerie du Jardin des Plantes de Paris. Elle a participé sur le terrain à la sauvegarde d'animaux en voie de disparition.
Résumé : Les apparences sont trompeuses : la mondialisation laisse accroire que l'économie est partout, qu'elle triomphe des Etats et mine leur souveraineté. Or une nouvelle économie politique, développée surtout dans les pays anglo-saxons et que cet ouvrage entend faire connaître en France, soutient résolument l'inverse : l'économie ne peut se comprendre sans le rôle des institutions, c'est-à-dire, selon Douglass North, "les règles du jeu de la société ou, plus formellement, les contraintes conçues par l'homme qui façonnent les interactions humaines". Ces règles, issues de la coutume, de la religion, de la politique ou du droit de chaque culture, déterminent la coordination et les performances économiques des sociétés. La Grèce des années 2010 est surendettée parce qu'elle peine à collecter l'impôt, à fixer le cadastre, à se défaire de pratiques clientélistes qui, depuis cent cinquante ans, ruinent ses finances publiques, parasitent l'Etat de droit, désespèrent l'opinion. Son défaut est institutionnel. La monnaie commune le transmet au reste de l'Europe. Laquelle est confrontée, dans des formes désormais pacifiques, à la régulation institutionnelle de ses États. Dans la mondialisation, c'est désormais sur les institutions que porte la concurrence car celles-ci façonnent la compétitivité des territoires. La plupart des institutions préexistant au développement de l'économie, la nouvelle économie politique des "ordres sociaux" nous rappelle que la manière dont s'évalue le profit dérivable de telle ou telle action dépend avant tout des règles sociales en vigueur et des conditions de leur application.
Bomsel Olivier ; Geffroy Anne-Gaëlle ; Le Blanc Gi
Pendant deux ans, nous avons expliqué à des ingénieurs que les contenus culturels sont des objets économiques différents des autres flux d'information. Et donc, que les moyens d'étendre leur distribution numérique diffèrent de ce qu'un ingénieur imagine comme la voie la plus simple pour acheminer des bits. La confrontation de la vision technique d'équipementiers cherchant à accroître l'efficacité du transport avec celle d'économistes défendant la propriété intellectuelle dans l'environnement numérique, a été une expérience unique et constamment stimulante. Ce livre est le produit de cette confrontation. C'est un outil de discussion entre deux industries. Son objectif est de clarifier pour les deux parties en présence - les industries culturelles et les technologies de l'information - les caractéristiques économiques de la production et de la distribution des contenus culturels : propriété intellectuelle, coûts échoués, signalisation, tarification, relations verticales, effets de réseau, déploiement de systèmes de distribution, marchés et concurrence. Il analyse comment ces caractéristiques, combinées avec les instruments réglementaires, structurent l'organisation industrielle des systèmes de distribution de contenus. Le livre s'adresse aux professionnels des médias et des technologies de l'information, aux financiers, aux économistes, aux responsables politiques, aux étudiants.
Baratay Eric ; Bomsel Marie-Claude ; Calonne Marc-
Résumé : Transhumance, curiosité scientifique, pêche hauturière ou passion naturaliste : diverses sont les raisons pour lesquelles les animaux, domestiques comme sauvages, ont poussé les hommes au voyage. De selle ou de bât, les bêtes sont aussi compagnes de route ; fabuleuses ou symboliques, elles représentent enfin un motif universel de l'imaginaire. Centaures associés aux barbares dans l'Antiquité, hybrides monstrueux dont le Moyen Age peuplait les terre incognitae, hommes-singes des contrées isolées : l'animal renvoie à notre vision de nous-mêmes et des autres. Capturé pour sa peau, ses défenses ou sa chair, exhibé en signe de richesse ou devant des foules en mal d'exotisme, il est souvent la victime et l'esclave de l'homme. Pourtant, lorsque celui-ci en fait son sujet d'étude ou son alter ego, qu'il chemine à sa découverte ou à ses côtés, le bestiaire du voyageur devient l'éloge du respect et l'occasion de retrouvailles privilégiées avec la nature. Telles sont les perspectives qu'ouvrent les auteurs, qu'ils aient voyagé à cheval, à dos de dromadaire ou d'éléphant, qu'ils soient zoologues, historiens, ethnologues ou encore photographes, de ce numéro de Chemins d'étoiles.
À chaque instant sur Google et autres outils de recherche s'inscrivent des milliers de requêtes et, avec elles, des milliers de marchés. Pas un jour où n'apparaissent un produit, un service fondé sur le codage, le traitement, la circulation de l'information. Pour chaque mot demandé, des entreprises paient afin d'être vues et de vendre. Les mots sont au coeur de l'économie: ils organisent la division du travail, les échanges, les moyens de production. Cette économie - qu'on l'appelle numérique, de l'information, de la connaissance ou de la communication - s'exprime désormais dans une écriture minimale et dématérialisée: le code {0,1}. La dématérialisation de l'écriture et sa circulation mondiale instantanée bouleversent nos représentations de l'économie. Comment percevoir et formaliser une économie immatérielle, sachant que les discours économiques dont nous héritons se sont élaborés à partir d'une physiologie de la marchandise, chose matérielle et tangible? Loin d'occulter la production et les échanges physiques ou de les cantonner à certaines régions du globe, l'économie immatérielle montre qu'ils ne progressent, ne s'étendent et ne se régulent qu'au prix de flux croissants d'informations. Mots, images, réseaux de significations sont les nouveaux leviers de la rationalisation des ressources, des échanges et surtout, de la coordination des individus par incitations et partage d'expériences. L'économie immatérielle ouvre l'ère des industries et des marchés d'expériences.
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce DictionnaireAmoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.
Pour chaque « entrée », les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des « angles », des « curiosa » inédites: de « A » comme Agonie, à « Z » comme « Zinedine de Guermantes », de « Datura » à « Rhinogoménol », de « Kabbale » à « Asperge », de « Plotin » à « Schopenhauer » ou « Walter Benjamin », ils se sont ainsi amusés à parler du Proust qu'ils vénèrent depuis toujours, de sa biographie autant que de son génie d'écrivain, veillant chaque fois à apporter de la « valeur ajoutée » à leur texte. Les proustiens de c ur y trouveront leur compte, ainsi que les proustologues de tête. De nombreux extraits de correspondance et de l"uvre elle-même sont reproduits dans ce « D.A » volontairement facétieux, érudit et, espérons-le, aussi savant que divertissant."
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.