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Chemins d'étoiles N° 13 : Le bestiaire du voyageur
Baratay Eric ; Bomsel Marie-Claude ; Calonne Marc-
TRANSBOREAL
20,00 €
Épuisé
EAN :9782913955288
Transhumance, curiosité scientifique, pêche hauturière ou passion naturaliste : diverses sont les raisons pour lesquelles les animaux, domestiques comme sauvages, ont poussé les hommes au voyage. De selle ou de bât, les bêtes sont aussi compagnes de route ; fabuleuses ou symboliques, elles représentent enfin un motif universel de l'imaginaire. Centaures associés aux barbares dans l'Antiquité, hybrides monstrueux dont le Moyen Age peuplait les terre incognitae, hommes-singes des contrées isolées : l'animal renvoie à notre vision de nous-mêmes et des autres. Capturé pour sa peau, ses défenses ou sa chair, exhibé en signe de richesse ou devant des foules en mal d'exotisme, il est souvent la victime et l'esclave de l'homme. Pourtant, lorsque celui-ci en fait son sujet d'étude ou son alter ego, qu'il chemine à sa découverte ou à ses côtés, le bestiaire du voyageur devient l'éloge du respect et l'occasion de retrouvailles privilégiées avec la nature. Telles sont les perspectives qu'ouvrent les auteurs, qu'ils aient voyagé à cheval, à dos de dromadaire ou d'éléphant, qu'ils soient zoologues, historiens, ethnologues ou encore photographes, de ce numéro de Chemins d'étoiles.
Éric Baratay propose ici des tentatives inédites de biographies animales ? récits de vie ou de fragments de vie ? construites à partir des ressentis, perceptions et vécus des bêtes.On découvre sous un jour totalement inattendu la girafe du Jardin des plantes, l?ânesse de Stevenson Modestine, Warrior un cheval engagé dans la Première Guerre mondiale, le taureau Islero qui causa la mort de Manolete, mais aussi Consul et Meshie, deux chimpanzés humanisés, ainsi que les chiens Lazarus et Bummer ou encore Bauschan et Douchka.Croisant sources écrites, images photographiques et filmées et connaissance de l?éthologie et de l?environnement, l?auteur repousse les frontières de l?écriture de l?histoire pour se placer résolument du côté de l?animal. En accumulant des matériaux sur différents destins inscrits dans leur temps, en les comparant, il propose aussi de penser des époques et des générations animales.Professeur d?histoire contemporaine à l?université de Lyon, spécialiste de l?histoire des animaux, Éric Baratay a notamment publié La Société des animaux. De la Révolution à la Libération (La Martinière, 2008, repris sous le titre Bêtes de somme. Des animaux au service des hommes, Seuil, « Points Histoire », n°442, 2011) et Le Point de vue animal. Une autre version de l'histoire (Seuil, 2012).
Longtemps les historiens n?ont pas pensé aux animaux. Mais qu?on y réfléchisse quelque peu et leur importance émerge,grandit, s?impose. Ils sont partout. Rien de ce qu?ont fait les humains au cours de leur histoire ne l?a été sans eux, promus dans toutes les civilisations et jusqu?à nos jours.Quinze historiens, dont Robert Delort, Daniel Roche, Michel Pastoureau ou encore Jean-Marc Moriceau, nous expliquent comment on a domestiqué le cheval ou comment les rats sont entrés dans Paris. On découvre aussi la saga du chien, le rôle du dromadaire dans le peuplement du grand désert d?Afrique du Nord ou les extravagants procès d?animaux au XVIe siècle. On apprend à quel point, au Moyen Âge, les textes, les images et le folklore sont peuplés de bêtes, et on s?interroge enfin sur la proximité de l?homme et du cochon dès l?Antiquité.Grâce aux textes réunis dans cette édition et à de savoureuses anecdotes, Éric Baratay nous révèle comment les humains ont été fascinés par les animaux et comment ils se sont apprivoisés réciproquement.Notes Biographiques : Éric Baratay est membre senior de l?Institut universitaire de France, professeur d?histoire contemporaine à l?université Lyon-3 et spécialiste de l?histoire des animaux. Il a notamment publié Le Point de vue animal (2012), Biographies animales (2017) et Cultures félines (2021).
Les planches de zoologie du Dictionnaire universel d'histoire naturelle (1841-1849), dirigé par Charles d'Orbigny, sont les plus belles qui aient été publiées pour le grand public à une époque de passion inégalée pour les sciences naturelles et d'apogée du dessin animalier scientifique. Illustrant l'un des plus importants ouvrages de vulgarisation scientifique, aux ambitions égales à celles des dictionnaires de Littré et de Larousse, ces planches résument l'état de la science et la vision de la nature. Le texte d'introduction et les commentaires d'accompagnement dévoilent la mise en scène de ce théâtre des bêtes où chaque planche étonne et ravit par la précision du dessin et la beauté des couleurs.
Le chien est le meilleur ami de l'homme mais l'homme est-il son meilleur ami? Rien n'est moins sûr, si l'on en juge par les traitements parfois infligés et, dans un autre domaine, la place médiocre que l'histoire et la philosophie réservent habituellement aux animaux. À travers l'exemple des taureaux de corrida, des chevaux de mine ou encore des vaches laitières, Éric Baratay cherche à rendre la parole, ou à défaut leur histoire, aux animaux. Les constituer en sujets, voire acteurs de l'histoire, tel est le défi à relever. Renouvelant l'étude traditionnelle de leurs représentations, il propose une histoire des cultures animales qui ne soit plus anthropocentrée. Il s'agit désormais en effet de se pencher sur la construction du sujet animal, de prendre au sérieux l'"expérience vécue", notamment la souffrance et la violence qu'il subit, mais aussi la connivence et la complicité qui peuvent le lier à l'homme. C'est afin de mieux rendre compte de l'histoire globale du sujet animal que l'auteur retrace alors l'incessante adaptation des espèces et des individus aux conditions naturelles et humaines. Se fondant sur l'éthologie, la biologie, la zoologie et la psychologie, il parvient à démontrer que l'étude de ce sujet autonome se situe au croisement des sciences naturelles et humaines, passage obligé pour l'historien s'il désire "entrevoir d'autres mondes que le sien".
La collection "Petite philosophie du voyage" invite Lodewijk Allaert, surfeur, a magnifier l'instinct de la glisse, qui pousse l'amateur de vagues à communier avec la mer. Animé par la quête de sensations fortes et un esprit de liberté, il cherche à faire corps avec la houle qui le porte, et établit avec le monde un rapport d'émerveillement et de respect.
Partir loin n'était pas son rêve. Tandis que certains brûlent de sillonner de grands espaces et de vivre de fortes aventures, d'autres préfèrent la complicité simple et heureuse avec un paysage familier. C'est le cas de Sandra Mathieu, qui a fait du Mercantour et des collines au nord de Cannes sa terre de prédilection. Désireuse de raconter les métamorphoses d'un territoire aimé, elle s'est donné deux temps dans l'année, à l'automne et au printemps, pour suivre le canal de la Siagne, qui borde les Préalpes d'Azur, de la frontière septentrionale du Var jusqu'à la Méditerranée. Des sommets au littoral, le canal relie, tel un fil conducteur, des régions au passé rural et des lieux de villégiature d'écrivains ou d'artistes séduits par cette Côte d'Azur de l'intérieur. Au gré d'une exploration microgéographique, le voyageur découvre la plus belle évidence : avec un peu de courage, on est toujours capable de moins.
Le voyage peut, par la prodigalité de ses étapes ? imprévus, haltes forcées, rencontres inattendues voire inespérées ?, instituer une relation différente au temps, au point que ce sont les interstices du programme projeté qui en constituent l'intérêt. Si le chemin vaut plus que le but, l'étape vaut mieux que le déplacement, et parfois le temps perdu à un comptoir, dans un sofa, à une terrasse ou pour un détour marquera le voyage plus qu'un monument ou un point de vue répertorié. C'est à une forme d'éloge de la paresse et de la nonchalance que nous sommes conviés, pour découvrir avec l'auteur, de l'éruption de l'Eldfell en Islande aux clandés du Mato Grosso, d'une cellule de prison au Pérou à l'Extrême-Orient Express, toute la saveur du "temps retrouvé".
Avec les récits d'ethnologie et d'expéditions pour unique boussole, Eddie Mittelette a parcouru 11 000 kilomètres en solitaire à vélo sur les pistes de l'Ouest australien. Sa fascination pour l'existence des Aborigènes l'a mené auprès des Martu : les derniers acteurs du nomadisme traditionnel. Deux années durant, il a partagé la vie quotidienne des familles et s'est assis au coin du feu pour savourer les nourritures ancestrales. Aux côtés des Aînés, il s'est initié à la chasse et à la cueillette au coeur d'une nature âpre et magistrale, royaume d'une faune singulière. Avec réalisme, il porte ici un regard déférent sur une culture plurimillénaire, qui a basculé en l'espace de cinquante ans d'un mode de vie parcimonieux à celui d'une économie matérialiste au sein d'une société qui ne cesse de se repenser.