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Si je t'oublie, ô babylone... Le meurtre de masse. Du Néolithique au monde mésopotamien
Bompard-Porte Michèle
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782296086623
Pourquoi sommes-nous soumis à de prétendues élites ? Pourquoi le sado-masochisme s'est-il déployé, détruisant les humains par millions puis la planète ? Pour éclairer ces questions du point de vue de la psychologie des masses, on étudie l'émergence des " grandes " cultures : apparition de l'agriculture puis développements du monde mésopotamien. L'invention de l'agriculture apparaît comme une perte symbolique liée à une pénurie sexuelle. Soumission au travail, spécialisation, guerre et hiérarchie sociale s'ensuivent. Le mode de vie paléolithique, plus adulte, libre et oisif réussit pourtant à se rétablir. Et le Déluge vint. L'auteur rapproche l'énorme montée des eaux, la " grande " civilisation qui suit et les mythes mésopotamiens du Déluge, qui instituent son inventeur roi des dieux. Une lecture psychanalytique suggère une " dégringolade symbolique " procédant des inondations réelles et créant les élites, qui répètent ensuite ad nauseam la tactique de la terreur pour subsister. Selon les mythes, la civilisation mésopotamienne n'a pas su réguler les fonctions d'autorité, et elle s'effondra dans les délires de toute-puissance, avec les cultures voisines - moment précurseur de l'Antiquité classique -. Vivrions-nous la fin d'un cycle d'évolution bimillénaire analogue ? Nos vieux ancêtres nous ont transmis leurs traumas, leur régression et leur idéologie du pouvoir - Déluge inclus -. Les aurions-nous répétés ?
La mondialisation est l'un des phénomènes qui suscitent actuellement les plus violentes controverses. Il n'y a de consensus ni sur sa définition, ni sur ses origines, ni, surtout, sur ses conséquences. Alors que ses partisans voient dans la mondialisation une source de progrès pour l'humanité tout entière, les mouvements antimondialistes et altermondialistes affirment que la mondialisation accroît le fossé entre dominants et dominés et qu'il est urgent de prendre des mesures pour assurer un développement économique, social et culturel durable et équitable. Curieusement, la " majorité silencieuse " ne semble pas porter un intérêt particulier à ces débats et personne ne semble non plus très soucieux de connaître son opinion. Cet ouvrage rassemble les contributions de chercheurs réunis lors d'un colloque international sur les représentations de la mondialisation, organisé par Jean Viaud à l'université de Bretagne Occidentale. Il présente les réflexions d'économistes, de juristes, d'experts dans le domaine des droits humains, ainsi que les travaux de psychologues sociaux ayant précisément cherché à connaître les conceptions et les positions de ressortissants de différents pays (Brésil, France, Israël, Mexique, Portugal, Tunisie) sur la mondialisation. L'ouvrage devrait permettre de mieux comprendre ce phénomène complexe et la façon dont ses différents aspects sont appréhendés et structurés par le grand public. Il s'adresse à tous ceux qui s'interrogent sur la mondialisation ou qui s'intéressent aux représentations sociales.
Les problèmes liés aux traumas psychiques et aux prises en charge des personnes et des groupes traumatisés ont été remis au jour par divers événements récents. Malgré les cellules de crise et autres dispositifs, on doit reconnaître une relative ignorance et impuissance dans ces circonstances, un manque de formation chronique des praticiens concernés, une sous-estimation générale de l'impact à long terme des traumas psychiques. Or les traumas non élaborés, ou mal élaborés, sont de grande conséquence, à très long terme, tant pour les individus que pour les collectivités : désocialisation plus ou moins radicale et irréversible des personnes ; modification de la dynamique des collectifs, dans le sens d'une moindre symbolisation et d'une augmentation de la violence ; répétition indéfinie - symptomatique et déplacée - de la situation traumatique. Le colloque crée un échange transversal. Historiens, neurologues, philosophes, psychanalystes, psychiatres, psychologues cliniciens et sociaux confrontent les approches théoriques et pratiques qu'ils développent face aux traumas - individuels et collectifs, anciens et actuels, liés à la nature et aux humains, en France et à l'étranger. Un renouveau des recherches et des pratiques concernant les traumas psychiques est escompté de ce travail, dans les divers domaines concernés.
Résumé : Issus des méthodes militaires visant le retour au combat, les débriefings, qui incitent au récit précoce de l'expérience à caractère traumatique, favorisent-ils vraiment son élaboration ? Si j'étais moi-même concerné, souhaiterais-je rencontrer sur le champ un " psy " ? Comment réagirais-je s'il me disait que, pour mon bien, je dois lui conter en détails ce que je viens de vivre ? Par exemple, l'accident au cours duquel mon enfant est mort sous mes yeux ou celui où j'ai tué accidentellement un piéton... Cet ouvrage montre qu'inciter à parler d'une expérience traumatique est souvent une erreur. Certes, si une personne souhaite s'exprimer, une écoute est nécessaire. Mais le plus important, au début, est d'offrir un environnement protecteur et bienveillant. Or les débriefeurs répondent aux pressions de certains pouvoirs politico-militaires et sociaux : si un soldat traumatisé constitue une perte pour son commandement, de manière analogue un convoyeur de fonds ébranlé, par exemple, correspond à un manque à gagner pour son employeur. D'où l'intérêt récent de certains DRH pour leurs employés traumatisés. Un débriefing et ça repart... Ce livre ne s'adresse pas qu'aux sauveteurs et aux " psys " : chacun de nous peut avoir à accueillir, un jour, quelqu'un qui vient de vivre un événement " traumatisant ".
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.