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Douleurs psychiques et angoisses. Entre psychanalyse et mathématique
Bompard-Porte Michèle ; Bennequin Daniel
L'HARMATTAN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782343056272
La persistance de douleurs et angoisses lancinantes - amours malheureuses répétitives, éprouvés d'absence, de vide, de manque -, chez des personnes ayant effectué une cure psychanalytique en bonne et due forme est la situation problématique initiale. Pourquoi ? Comment, Y a-t-il des aménagements ? Une pratique non orthodoxe, partager avec ces personnes leur douleur, en permet une certaine élaboration. L'échange entre la psychanalyste et le mathématicien élucide les éléments de technique et de théorie psychanalytiques en cause ; la stylisation mathématique correspondante - soutenue par la neurophysiologie - met en évidence des vides homologiques créés dès la prime enfance, qui peuvent se stabiliser en sources permanentes de douleurs majeures. Nombre de poètes et autres artistes sont sollicités - Marina Tsvetaeva et Nicolas de Staël de façon plus systématique. Sans méconnaître l'absurdité de la plupart des douleurs psychiques et angoisses dont nous souffrons, cette recherche, où sciences et arts collaborent, élucide de manière originale leur étiologie, leurs contributions à nos activités symboliques les plus raffinées... et leur possible apaisement (relatif !).
Les problèmes liés aux traumas psychiques et aux prises en charge des personnes et des groupes traumatisés ont été remis au jour par divers événements récents. Malgré les cellules de crise et autres dispositifs, on doit reconnaître une relative ignorance et impuissance dans ces circonstances, un manque de formation chronique des praticiens concernés, une sous-estimation générale de l'impact à long terme des traumas psychiques. Or les traumas non élaborés, ou mal élaborés, sont de grande conséquence, à très long terme, tant pour les individus que pour les collectivités : désocialisation plus ou moins radicale et irréversible des personnes ; modification de la dynamique des collectifs, dans le sens d'une moindre symbolisation et d'une augmentation de la violence ; répétition indéfinie - symptomatique et déplacée - de la situation traumatique. Le colloque crée un échange transversal. Historiens, neurologues, philosophes, psychanalystes, psychiatres, psychologues cliniciens et sociaux confrontent les approches théoriques et pratiques qu'ils développent face aux traumas - individuels et collectifs, anciens et actuels, liés à la nature et aux humains, en France et à l'étranger. Un renouveau des recherches et des pratiques concernant les traumas psychiques est escompté de ce travail, dans les divers domaines concernés.
Parmi les dix-sept volumes des ?uvres complètes de Freud, plus de six mille pages publiées de 1892 à 1938, le mot " sujet ", Subjekt, n'apparaît curieusement que vingt-huit fois. Etant donné l'extrême fréquence de l'utilisation de ce terme en psychologie et en philosophie, l'évitement est spectaculaire. Il signe évidemment une décision théorique. Pourquoi Freud évite-t-il ce mot ? A quelles acceptions en réserve-t-il l'usage ? D'autres notions s'y substituent-elles ? Et quelles en sont les conséquences ? Freud délaisse en fait la notion de " sujet ", car il restreint son usage à la fonction grammaticale et opte pour le " Je ", das Ich, pronom personnel substantivé, lorsqu'il veut désigner cette instance psychique pour l'essentiel inconsciente. Il s'inscrit ainsi dans le courant de pensée fondé par Aristote, repris par Nietzsche, pour qui l'hétéronomie du psychisme est fondamentale, en contradiction avec l'option lacanienne des psychanalystes actuels de langue française qui décident en faveur d'un sujet divisé, inspiré de Saint Augustin et conforme à la tradition de la pensée chrétienne. La critique du sujet augustinien avait déjà été formulée par Jean-Jacques Rousseau qui objectait à l'évêque d'Hippone qu'un amour de soi modéré rendait le sujet autonome et susceptible de contrat, tout en lui évitant les destins de la division et de la soumission. Freud se serait-il accordé avec le philosophe genevois, en substituant le " Je " au " sujet " ?
Pourquoi y a-t-il tant de sérieux et de grandiose, au Portugal ? Pourquoi Venise montre-t-elle tant d'intelligence ? Comment les Vénitiens ont-ils évité la tyrannie, près d'un millénaire durant ? Ces questions persistaient après que l'auteur avait visité les deux pays - comparables, vu qu'ils furent longtemps concurrents dans le grand commerce international. Recourant aux travaux d'historiens ainsi qu'aux siens, sur les processus psychiques collectifs, l'auteur esquisse l'histoire de l'évolution de la psychologie collective, dans les deux pays. Cela permet de répondre pour partie aux questions initiales. Côté Portugal, la répétition dramatique d'humiliations collectives est un facteur influent ; côté Venise, idéaliser la ville jusqu'à en faire une grande déesse mérite considération. Bien sûr, d'autres événements importent. Cependant, l'explicitation des entrelacs continus de l'histoire et des mythes éclaire les dynamiques collectives prévalentes dans les deux espaces, au cours du temps. La diversité des destins des deux peuples contribue à l'intelligibilité de chacun. Cette étude est une contribution à l'élucidation des processus psychiques collectifs, en même temps qu'une tentative d'écoute originale de l'Histoire.
La psychanalyse a moins éclairé les angoisses, peurs, terreurs et affects voisins que l'amour et la haine. L'ouvrage s'efforce de rendre compte de ce fait, et, compte tenu de la place omniprésente que les peurs avouées, larvées ou masquées ont prise dans nos vies et nos sociétés, s'attache, sur fond d'une relecture de Inhibition, symptôme et angoisse, à jeter les bases d'une véritable métapsychologie freudienne de l'angoisse. L'auteur montre que notre psychisme est façonné par ces affects de peur - l'existence du Je en dépend. La prématuration, autrement dit notre inachèvement de départ, nous impose en effet de les subir et les traiter pendant toute l'enfance grâce au seul psychisme, par incapacité de réactions adéquates (fuite, etc.). L'angoisse et les affects connexes sont ici envisagés en tant que phénomènes d'interfaces énergétiques et dynamiques entre le Je et ses espaces mitoyens - Ca, sur-Je, réalité extérieure. Il les traite uniment, d'où qu'ils viennent, en créant des systèmes d'équivalences, en se différenciant et compliquant. C'est ainsi que le Je s'invente (et le courage avec). Toutefois, les défenses symptomatiques, névroses traumatiques, etc. , démontrent la fréquence et la diversité de ses échecs - dont les processus, et, par conséquent, les thérapies possibles sont présentés. Ce livre fait oeuvre pionnière en s'attaquant sous l'angle de la psychanalyse à une question, celle de la peur, qui laisse souvent perplexes les sciences sociales autant qu'elle peut faire le bonheur de certains politiques. Il témoigne ainsi des possibilités d'éclaircissement du contemporain sur la base des apports freudiens, et sera aussi un ouvrage d'instruction et de réflexion pour tous ceux qui sont engagés dans des études ou dans la pratique psychologique. Michèle BOMPARD-PORTE est psychanalyste et professeur des Universités. La nouvelle thèse sur l'angoisse. Révision du cas de Hans et avancée dans la nouvelle théorie de l'angoisse. La névrose de contrainte et ses symptômes. Une tentative d'unification de l'Angst. Elaboration des pertes et séparations. L'angoisse comme "force psychique" fondamentale.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.