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Le sujet. Instance grammaticale selon Freud
Bompard-Porte Michèle
ESPRIT DU TEMPS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782847950748
Parmi les dix-sept volumes des ?uvres complètes de Freud, plus de six mille pages publiées de 1892 à 1938, le mot " sujet ", Subjekt, n'apparaît curieusement que vingt-huit fois. Etant donné l'extrême fréquence de l'utilisation de ce terme en psychologie et en philosophie, l'évitement est spectaculaire. Il signe évidemment une décision théorique. Pourquoi Freud évite-t-il ce mot ? A quelles acceptions en réserve-t-il l'usage ? D'autres notions s'y substituent-elles ? Et quelles en sont les conséquences ? Freud délaisse en fait la notion de " sujet ", car il restreint son usage à la fonction grammaticale et opte pour le " Je ", das Ich, pronom personnel substantivé, lorsqu'il veut désigner cette instance psychique pour l'essentiel inconsciente. Il s'inscrit ainsi dans le courant de pensée fondé par Aristote, repris par Nietzsche, pour qui l'hétéronomie du psychisme est fondamentale, en contradiction avec l'option lacanienne des psychanalystes actuels de langue française qui décident en faveur d'un sujet divisé, inspiré de Saint Augustin et conforme à la tradition de la pensée chrétienne. La critique du sujet augustinien avait déjà été formulée par Jean-Jacques Rousseau qui objectait à l'évêque d'Hippone qu'un amour de soi modéré rendait le sujet autonome et susceptible de contrat, tout en lui évitant les destins de la division et de la soumission. Freud se serait-il accordé avec le philosophe genevois, en substituant le " Je " au " sujet " ?
Résumé : Issus des méthodes militaires visant le retour au combat, les débriefings, qui incitent au récit précoce de l'expérience à caractère traumatique, favorisent-ils vraiment son élaboration ? Si j'étais moi-même concerné, souhaiterais-je rencontrer sur le champ un " psy " ? Comment réagirais-je s'il me disait que, pour mon bien, je dois lui conter en détails ce que je viens de vivre ? Par exemple, l'accident au cours duquel mon enfant est mort sous mes yeux ou celui où j'ai tué accidentellement un piéton... Cet ouvrage montre qu'inciter à parler d'une expérience traumatique est souvent une erreur. Certes, si une personne souhaite s'exprimer, une écoute est nécessaire. Mais le plus important, au début, est d'offrir un environnement protecteur et bienveillant. Or les débriefeurs répondent aux pressions de certains pouvoirs politico-militaires et sociaux : si un soldat traumatisé constitue une perte pour son commandement, de manière analogue un convoyeur de fonds ébranlé, par exemple, correspond à un manque à gagner pour son employeur. D'où l'intérêt récent de certains DRH pour leurs employés traumatisés. Un débriefing et ça repart... Ce livre ne s'adresse pas qu'aux sauveteurs et aux " psys " : chacun de nous peut avoir à accueillir, un jour, quelqu'un qui vient de vivre un événement " traumatisant ".
Pourquoi y a-t-il tant de sérieux et de grandiose, au Portugal ? Pourquoi Venise montre-t-elle tant d'intelligence ? Comment les Vénitiens ont-ils évité la tyrannie, près d'un millénaire durant ? Ces questions persistaient après que l'auteur avait visité les deux pays - comparables, vu qu'ils furent longtemps concurrents dans le grand commerce international. Recourant aux travaux d'historiens ainsi qu'aux siens, sur les processus psychiques collectifs, l'auteur esquisse l'histoire de l'évolution de la psychologie collective, dans les deux pays. Cela permet de répondre pour partie aux questions initiales. Côté Portugal, la répétition dramatique d'humiliations collectives est un facteur influent ; côté Venise, idéaliser la ville jusqu'à en faire une grande déesse mérite considération. Bien sûr, d'autres événements importent. Cependant, l'explicitation des entrelacs continus de l'histoire et des mythes éclaire les dynamiques collectives prévalentes dans les deux espaces, au cours du temps. La diversité des destins des deux peuples contribue à l'intelligibilité de chacun. Cette étude est une contribution à l'élucidation des processus psychiques collectifs, en même temps qu'une tentative d'écoute originale de l'Histoire.
Figure révolutionnaire messianique, Thomas Sankara, de 1983 à 1987, fut le premier président du Burkina Faso. Il fit baisser la mortalité infantile, promut l'instruction, améliora la condition féminine et rendit son pays autosuffisant en essayant de le détacher de la tutelle des grandes puissances. Ce discours sur la dette, qu'il prononça à Addis-Abeba en 1987, est emblématique car il proposait aux pays africains endettés de renégocier ensemble la dette du continent africain jugée en grande partie inique. Il sera assassiné quelques mois plus tard. Thomas Sankara et Jean Ziegler, sociologue de notoriété internationale, se connaissaient bien. C'est donc en ami que Jean Ziegler nous parle de ce chef d'Etat atypique et nous présente ici la situation de tutelle à laquelle les organismes financiers soumettent les pays endettés.
Plus d'un quart de siècle au contact des familles de malades, une disponibilité et une proximité presque aussi grande que celle de leur médecin de famille m'ont convaincu qu'on pouvait aller plus loin et affirmer que les aidants familiaux sont les pivots, le coeur du dispositif de la prise en charge des malades. Pour tout dire, je considère qu'ils ont un rôle " thérapeutique". La maladie d'Alzheimer installe le couple malade-aidant dans un univers décalé, inhabituel et déroutant. Il leur faut donc un "mode d'emploi" ! Comment comprendre la maladie ? Comment communiquer ? Comment l'inciter à manger ? Comment s'adapter au malade ? Comment sécuriser le domicile ? Comment l'aider à s'orienter ? Comment lui garder sa vie d'avant ? Comment le laisser seul ? Comment le rendre beau (belle)? Comment faire pour qu'il se sente bien ? Comment lui laisser gérer les finances ? Comment accéder à ses volontés ? Comment éviter les crises ? Connaître les droits, les aides et la protection juridique. Ce livre est un guide au quotidien pour les proches d'un malade d'Alzheimer, c'est : Le livre des aidants.
Ce livre permettra au lecteur attentif de dépasser la célèbre sentence de Proudhon "la Propriété, c'est le vol". Un texte essentiel pour comprendre les fondamentaux de la pensée anarchiste.
La psychothérapie de l'enfant est un travail sur l'inconscient avec deux contraintes : celle du modèle éducatif, souvent incriminé, soit pour le décrier, soit pour en faire le centre de la problématique ; et celle du caractère évolutif de l'enfant dont la psychothérapie doit être adaptée à l'imaginaire en train de se construire. Le champ des psychothérapies est extrêmement large, certaines visent une modification des comportements, d'autres l'invigoration du sujet ou sa resocialisation, d'autres sont centrées sur l'apaisement de l'angoisse. Principalement d'ordre verbal chez l'adulte, la psychothérapie est un travail psychique qui s'adresse directement à l'imaginaire chez l'enfant, permettant de réorganiser les problématiques inconscientes. C'est ainsi que l'abord de l'enfant dans sa dimension imaginaire prend toute son importance. Le travail que nous effectuons en Rêve Eveillé avec l'enfant est certainement l'un des plus féconds qui puisse se faire.