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Histoire de la nostalgie
Bolzinger André
CAMPAGNE PREM
21,00 €
Épuisé
EAN :9782915789270
La nostalgie, tourment provoqué par l'arrachement au sol natal, entre à la fin du XVIIe siècle dans le discours médical. Ce "mal du pays" est au c?ur d'une longue polémique: la nostalgie est-elle une maladie de l'âme ou du corps? André Bolzinger analyse les affrontements et les enjeux de ce débat. A partir de récits cliniques, il dresse l'inventaire des situations (conscription, captivité, domesticité, vie en internat...) qui désolent le nostalgique, lui donnent des fièvres, le poussent au désespoir, voire à la mort. L'étude de la nostalgie, qui est confrontée à la tristesse et à l'errance des expatriés d'aujourd'hui, apporte ainsi un nouvel éclairage aux effets de l'immigration. L'auteur montre comment le traitement de la nostalgie prend une orientation différente à partir de Freud l'infirmité du parler de soi, qui caractérise cette affection, trouve alors une écoute spécifique dans l'acte analytique.
Est-il encore possible de produire quelque chose de neuf sur l'histoire de la psychanalyse ? La réponse est oui, à condition d'admettre que les premiers lecteurs de Freud ont été des acteurs de cette histoire et qu'ils ont eu un rôle à jouer dans cette aventure. Ainsi Emile Rosenthal, Maurice Lannois, Maurice Lorrain, Raymond Cestan, César Tournier : ils furent avant 1900 parmi les premiers à lire Freud en France et à faire connaître ses idées. Le neuf, c'est aussi Freud médecin d'enfants, spécialiste des infirmes moteurs cérébraux, pionnier de la neuropathologie infantile et connu en tant que tel dans l'entourage de Charcot. C'est encore la conquête de la Salpêtrière par Pierre Janet, un concours de circonstances dont les enjeux idéologiques et passionnels n'avaient jamais été mis au jour. Dans la relation complexe que Sigmund Freud a entretenue avec ses collègues français, il sera utile de distinguer deux versants. D'abord les débats avec les disciples de Charcot : ils sont au centre du présent ouvrage. Ensuite les rapports avec les aliénistes : ils seront analysés dans un travail ultérieur.
Chercheur et clinicien, André Bullinger nous a légué une façon féconde et constructive de penser le développement et ses avatars. Dans cette approche sensori-motrice, la proprioception tient une place toute particulière, constituant ainsi, avec le dialogue sensori-tonique, un socle, une clé de voûte dans la construction de l'enfant, acteur de son développement. Les auteurs rendent compte des données les plus actuelles des recherches scientifiques, de la compréhension des processus d'intégration multi-sensorielle, des cliniques des vulnérabilités, et des perspectives thérapeutiques.
Dix ans après la parution de son livre de référence, André Bullinger nous rend compte des avancées dans sa compréhension du développement sensori-moteur de l'enfant. Il reprend, sous forme d'une synthèse actualisée, l'ensemble de ses points de vue sur le développement psychomoteur, en y intégrant ses nouvelles observations et hypothèses majeures relatives à l'espace de la pesanteur qu'il situe entre l'espace utérin et l'espace oral. Il s'attache à affiner ses descriptions et à ouvrir ainsi de nouvelles perspectives pour les enfants prématurés et ceux porteurs d'un trouble envahissant du développement. Alors qu'André Bullinger vient de nous quitter, et n'en verra pas la parution, ce volume complète son oeuvre écrite et constitue un événement important pour les praticiens de l'enfance qui considèrent son approche du développement de l'enfant comme un élément essentiel de leur boîte à outils. "André Bullinger envisage la rencontre avec l'enfant comme un événement qui doit intégrer tout ce que la science peut nous apporter, mais sans jamais oublier le cadre humain dans lequel elle doit se produire. Son oeuvre nous aide à tenir ces deux dimensions solidement liées l'une à l'autre. Merci à André Bullinger de nous rappeler avec quelle humanité nous devons penser le développement sensori-moteur de l'enfant." Pierre Delion
Freud Sigmund - Rank Otto - Avrane Patrick - Achac
Cette correspondance entre Sigmund Freud et Otto Rank est un témoignage essentiel de la période la plus riche de l'histoire de la psychanalyse. Plus de 220 lettres échangées entre 1907 et 1926 rendent compte du lien entre Freud et Otto Rank, le plus précoce de ses disciples, souvent considéré comme son fils adoptif. Nous y lisons l'évolution de leur relation. Rank, tout d'abord élève d'un maître vénéré, s'affirme, puis prend son indépendance, jusqu'à la rupture avec Freud après la publication du Traumatisme de la naissance. Cet échange nous fait également partager la vie de la psychanalyse, des psychanalystes et des Viennois au cours de ces années pleines de bouleversements. Intrication de la vie personnelle, des amours et de la pratique analytique, désaccords cliniques et théoriques, rivalité et fraternité des disciples de Freud, se déploient sur le fond tourmenté de la société autrichienne : la Grande Guerre, la disparition de l'Empire, la grave dépression économique. Nous y retrouvons Freud, toujours attentif à ses élèves, à ses proches et à la cause psychanalytique : père de la psychanalyse, encore plus avec Otto Rank qu'avec tout autre de ses disciples. Avec ce recueil, le lecteur pénètre au plus intime de l'invention et du développement de la psychanalyse, une affaire d'hommes et de femmes aux destins exceptionnels.
Résumé : Quel est le statut du corps et son rapport au langage tels que l'envisage la psychanalyse ? Le corps du plaisir, du déplaisir et de l'angoisse a-t-il une réalité distincte de celui qu'étudie, soigne et construit la médecine ? Les neurologues qui, au XIXe siècle, se sont penchés sur l'hystérie ont perçu l'importance du corps dans cette pathologie et son lien avec la sexualité. Parallèlement, les fondateurs de la psychanalyse, médecins pour la plupart, ont exploré et mis au jour les corrélations entre le corps et le langage, la sexualité et les troubles psychosomatiques. L'approche historique et analytique de Monique David-Ménard sonde le rapport complexe que le corps entretient avec les maladies de l'âme, ainsi que le rôle décisif de la sexualité dans les symptômes de l'hystérie.
On a peu écrit sur l?activité de Freud éditeur. Une exploration des Almanachs de la psychanalyse, treize jolis volumes composant une sorte de "revue des revues" psychanalytique, éclaire de l?intérieur l?activité éditoriale intense de Freud. Entre l?automne 1925 et l?année 1938, sa Maison d?édition viennoise (Verlag) édite ces Almanachs à 10 000 exemplaires, année après année, pendant le temps mouvementé de l?entre deux guerres, jalonné de crises en tous genres ? y compris au sein du mouvement psychanalytique. Catalogue des publications de l?année écoulée, mais surtout reprise d?articles et de bonnes feuilles d?ouvrages issus du champ de la psychanalyse (Freud y publie parfois en édition originale), mais également de domaines proches, ces Almanachs offrent, dans l?après coup d?une lecture actuelle, un panorama exceptionnel des premières inscriptions de la psychanalyse dans le monde. Freud voyait juste, quand il parlait de sa Maison d?édition (Verlag) comme de l?enjeu principal de l?Association internationale de psychanalyse : l?indépendance éditoriale signait l?indépendance de la pensée. Emigrant à Londres en juin 1938, il savait, notamment, que les douze volumes de son oeuvre, désormais traduite en nombreuses langues, et dont les almanachs avaient été un vecteur de diffusion important, était sauvée. Et son oeuvre, il y tenait plus qu?à sa vie.
Le transfert est l'un des concepts-clés et le ressort le plus important de la psychanalyse. C'est par lui que l'inconscient s'implique dans la cure. Sa mise au jour et son élaboration théorique reviennent incontestablement à Freud. Sans transfert, allié irréductible et rebelle, l'analyse est impossible. Freud ne cesse de le rappeler et de le redécouvrir, mais, précise-t-il, "il bouleverse tous les calculs" et "doit être deviné". Dans cet ouvrage, Catherine Muller analyse la confrontation de Freud à l'inconscient dans le surgissement du transfert au fil de sa clinique. Ce concept s'y révèle avec clarté, et dévoile les paradoxes avec lesquels s'est construite la rationalité freudienne. Cette étude, originale et inédite, met en lumière la nécessité d'une présence d'énigme qui tient à l'inconscient lui-même.