
Un petit roman Lumpen
Dans ce court roman, Roberto Bolaño abandonne les territoires qui ont marqué son parcours et son imaginaire personnel pour se déplacer vers la ville de Rome. C'est le décor où plusieurs personnages excessifs déambulent, tendus entre l'inquiétude et la folie. Après la mort soudaine de ses parents dans un accident de voiture, Bianca, la jeune protagoniste, commence en effet une véritable descente aux enfers, côtoyant la délinquance et le mal. Elle se rappelle sa vie avec son frère, tous deux adolescents au moment de la mort brutale de leurs parents. Livrés à eux-mêmes, ils abandonnent rapidement leurs études et vont essayer de survivre : Bianca, la narratrice, travaille dans un salon de coiffure, son jeune frère se fait engager dans un gymnase où il fait la connaissance de deux individus étranges, le Bolognais et le Libyen. Ces derniers finissent par proposer à la jeune fille de se prostituer à un ancien acteur de péplums, Maciste, afin de pouvoir le voler. De la même manière que le titre du roman est un écho ironique aux trois petits romans bourgeois de l'écrivain chilien José Donoso, Rome et son passé, ici rappelé par le personnage de Maciste, héros de péplum, ancienne figure du nationalisme et du fascisme italien, n'apparaissent que sous leurs aspects les plus défaits. Il n'y a plus rien d'épique, Maciste est aveugle, sa gloire n'est même plus un souvenir et il n'apparaît que parce que les deux personnages indifférenciés - le Libyen et le Bolognais - veulent le voler (est-il vraiment riche, le lecteur en doute). Bolaño recycle donc cette fin de l'épopée, du grand récit (de carton pâte), se rappelle sans doute de la prostituée fellinienne qui erre dans les Nuits de Cabiria, affirmant une nouvelle fois que l'expérience de la difficile frontière entre le bien et le mal est faite par les personnages à la marge, pasoliniens pour rester en Italie, pris entre la terreur à la solitude extrême et l'impérieuse nécessité de l'affection, comme le dit Patricia Espinosa. Le titre modeste et ironique de Petit roman lumpen ne doit pas tromper le lecteur : nous sommes bien face à une ?uvre, la dernière publiée du vivant de l'auteur, où, une fois de plus, sont rassemblés des personnages touchants, luttant pour leur survie, cherchant l'amour, en équilibre au bord d'un abîme.
| Nombre de pages | 94 |
|---|---|
| Date de parution | 01/03/2012 |
| Poids | 109g |
| Largeur | 120mm |
| SKU: | 9782267023152 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782267023152 |
|---|---|
| Titre | Un petit roman Lumpen |
| Auteur | Bolaño Roberto ; Amutio Robert |
| Editeur | BOURGOIS |
| Largeur | 120 |
| Poids | 109 |
| Date de parution | 20120301 |
| Nombre de pages | 94,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Trois
Bolaño Roberto ; Amutio RobertBien qu'il soit plus connu comme narrateur de fiction, Roberto Bolaño se considérait cependant, et avant tout, comme poète. La mise au point par Bolaño de son recueil La Universidad Desconocida, qui rassemble sa production en prose et en vers dans un manuscrit daté de 1993, témoigne à la fois de son travail et de son souci d'ordonner sa production littéraire. La lecture de ces textes poétiques, qui transgressent les frontières des genres, révèle à la fois d'autres aspects de son univers, (de ses univers), et jette une lumière parfois surprenante sur son oeuvre narrative en grande partie ultérieure, troublant au passage la distinction entre récit et poème. Trois regroupe trois recueils disposés par ordre chronologique: Prose de l'automne à Gérone est daté de 1981, Les néo Chiliens de 1993 et Une promenade dans la littérature de 1994. Si chacun des trois recueils possède une manière, un ton particulier, tous ont un caractère peu ou prou autobiographique et relèvent en même temps de la construction de son "mythe autobiographique". Prose de l'automne à Gérone est une série de fragments kaléidoscopiques de textes désespérés et hallucinés, qui racontent de façon parfois énigmatique ou cryptique des évènements - une histoire et une rupture amoureuse, des problèmes de visa, de séjour pour un étranger (R. B.), d'argent qui manque - évoqués de manière fluctuante à la 1ère, 2ème ou 3ème personne. Les néo Chiliens est l'épopée d'un groupe de jeunes musiciens chiliens qui part de Santiago du Chili et remonte vers le Nord, traverse le "légendaire" Pérou et arrive en Équateur. L'ensemble est tout à la fois plein d'énergie vitale et de désillusion, d'humour et de mélancolie: relatant ce voyage latino-américain, l'auteur met en scène des personnages se précipitant vers un avenir tourmenté, vers la mort. Une promenade dans la littérature propose enfin, en 57 fragments, dont la plupart commencent par "j'ai rêvé", une promenade onirique en compagnie de fantômes, hommage mélancolique aux écrivains, aux lieux et au passé du grand lecteur qu'était Bolaño.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -

Nocturne du Chili
Bolaño Roberto ; Amutio RobertNocturne du Chili met en scène un Chilien, critique littéraire et poète qui, le long d'une nuit d'agonie, tâche de se défendre des accusations qu'il entend et qui ne sont probablement qu'une dernière manifestation de sa conscience. Sur son lit de mort, le père Icabache revient fébrilement sur son passé. À mesure que le récit se rapproche de notre présent, le prêtre glisse vers l'enfer, sans rien perdre de sa mégalomanie ni de son aveuglement, lesquels atteignent leur paroxysme lorsqu'il accepte de donner des cours de marxisme à Pinochet et assiste à des soirées chez Maria Canales, dont le mari, Nord-Américain, torture dans la cave des opposants au régime (anecdotes malheureusement historiques...). Le portrait s'achève alors, à la fois ridicule et effrayant, et le personnage est enfin confronté à la « tempête de merde », son apocalypse personnelle. Le tout dans une sorte d'élan de joie et de rage. Dans ce roman/poème en prose, mêlant vision et grotesque, l'auteur éclaire un demi-siècle d'histoire du Chili et repose une des questions qui le hantent: que peut la littérature face aux ténèbres?ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,10 € -

Appels téléphoniques
Bolaño Roberto ; Amutio RobertUn vieil écrivain argentin exilé en Espagne, rongé par la disparition de son fils, survit à force de concours littéraires. Une ancienne star du porno agonisante dans une clinique de Nîmes, se souvient de son amour pour Jack, atteint du sida. Un adolescent un peu marginal rencontre à Mexico un homme énigmatique, qui pourrait être un tueur, et se lie d'amitié avec lui. Un engagé espagnol, envoyé sur le front russe lors de la Seconde Guerre mondiale, se fait capturer par les partisans et, sous la torture, découvre que l'art sauve. Un écrivain sans talent, que tout semblait destiner à la collaboration, sauve de la déportation des hommes de lettres qui l'ignorent. En quatorze récits, fragments de biographies, d'autobiographie ou d'auto-fiction, Roberto Bolano compose un puzzle drôle et émouvant où nous est rappelé le caractère énigmatique de la condition humaine Biographie: Roberto Bolano est né à Santiago du Chili en 1953. Il a déferlé sur la scène littéraire en publiant La Littérature:unie en Amérique puis Les Détectives sauvages. II a reçu, entre autres, le prix Herralde en 1998 et le prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d'Amérique latine, en 1999. Poète et romancier, héritier de Borges, Cortazar, Schwob, il saisit à bras le corps l'histoire de sa génération et jongle entre les registres, les situations, les personnages. Roberto Bolano est mort en 2003 à BarceloneÉPUISÉVOIR PRODUIT7,10 € -

Anvers
Bolaño Roberto ; Amutio RobertTexte dévasté, sorte de saison en enfer, apocalypse et acte de naissance sombre et désespérée, Anvers a été écrit en Espagne en 1980 dans le dénuement et l?illégalité. S?y concentrent les éléments qui se déploieront dans les oeuvres ultérieures de Bolaño: la violence et l'humour noir, le désir et la mort, la peur et la pitié, la parodie et l'hommage. On trouve, dans ce thriller sans solution, des cadavres et des flics, des scènes sado-masochistes, des plages balayées par l'automne méditerranéen, des campings déserts comme celui où un clandestin chilien écrit ce roman, des hallucinations, des transcriptions de cauchemars, les premiers détectives fantômes qui dérivent. Cadavre, policier, enquête, atmosphère poisseuse, suspects : tous les codes du roman policier classique sont respectés. Mais tout y est outré et bouffon, halluciné, pareil à la retranscription de cauchemars qu'on ferait des nuits durant. Un meurtre a été commis, semble-t-il, sur la côte méditerranéenne, et on pourrait croire que le récit s'attellerait à la résolution du crime, mais les éléments au lieu de s'articuler les uns aux autres et finir par donner un sens, se soulèvent, s'engloutissent sous la poussée violente de l'écriture, qui désarticule, violente, redéploie dans un nouvel ordre et redéfinit le genre noir. Il n'y a aucune concession à la recréation du sens après-coup, l'énigme reste entière, comme un immense corps qu'éclairerait de manière intermittente des éclairs, un orage violent, mais dont à la fin le lecteur finirait par admettre qu'il ne peut le saisir dans sa totalité, et qui le laisserait seul dans la tourmente et la nuit, tourné comme le récit vers le nord. Prose convulsée sur la rage de la littérature, la mémoire, la mort, la mort violente, et l'amour, Anvers est aussi le récit beau et poignant de l'exil et de la solitude, le compte rendu d'un face à face entre Roberto Bolaño et l'abîme.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,10 €
Du même éditeur
-
Bien malin qui connaît son père...
Carter Angela ; Doury MichelDora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -
Retombées de sombrero
Brautigan Richard ; Pépin RobertRésumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -
Le livre de l'intranquillité
Pessoa Fernando« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.ÉPUISÉVOIR PRODUIT27,00 € -
Willard et ses trophées de bowling
Brautigan Richard ; Pépin RobertRésumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 €
De la même catégorie
-
L'art de porter l'imperméable
Pàmies Sergi ; Raillard EdmondRésumé : L'Art de porter l'imperméable, ce sont treize variations tragicomiques autour de la relation amoureuse et de la filiation pour tenter de répondre à cette question : "Ai-je pu rendre quelqu'un heureux ? " De la naissance du sentiment amoureux à la décrépitude du couple et à sa fin annoncée, en passant par l'amour filial et le désamour de soi au travers de la recherche de sa propre (f)utilité, Sergi Pamies s'empare de cette thématique du désespoir avec douceur, drôlerie et finesse. L'Art de porter l'imperméable, c'est aussi un retour dur l'enfance et l'adolescence de l'auteur au coeur d'une famille dédiée au militantisme politique, entre la Catalogne et la France, avec Jorge Semprun en figure de proue de ses célèbres parents. Sous la plume de Seri Pamies, l'impérméable devient la panoplie de la révolte, "l'uniforme informel de la dissidence chic".ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
Quelqu'un sous les paupières
Sánchez-Andrade Cristina ; Raillard EdmondRésumé : Deux vieilles dames embarquent pour un road-trip en Coccinelle à travers l'Espagne. Leur seule comparse est une mouette posée sur le toit de la voiture ; leur unique bagage, un sinistre paquet suspect ballottant au gré des coups de volant intempestifs de dona Olvido. En robe de mariée, Bruna, sa fidèle servante bourrue, l'accompagne comme elle le fait depuis plusieurs décennies. De terribles secrets semblent les lier pour toujours, à commencer par les frasques de Benigno, le défunt mari d'Olvido, acoquiné avec les sympathisants pro-indépendantistes de Galice ; puis celles de son excentrique famille. Le tout favorisé par l'isolement d'une vaste demeure, sur fond de guerre civile, de complots partisans et de tensions politiques. Dans ce qui deviendra une fuite échevelée où se succéderont incidents et rencontres hétéroclites, ces Thelma et Louise octogénaires sèmeront de nombreux cadavres, échappés du placard de leur passé et jonchant leur course folle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,50 € -
Captifs au paradis
Marcelo Carlos ; Benarroch MyriamRésumé : Tobias Martins arrive dans l'archipel de Fernando de Noronha avec un but précis : il doit concevoir et rédiger un guide de voyages afin d'attirer de nouveaux touristes vers cette destination de rêve. Car ces îles sont l'un des secrets les mieux gardés du Brésil. Situées au milieu de l'Atlantique, dans la zone intertropicale, elles constituent une superbe réserve naturelle et un paradis pour les amateurs de surf, de plongée et de sports marins. Accompagné de sa playlist aux rythmes de samba et de bossa-nova, Tobias nous fait découvrir les paysages somptueux de l'île principale ; mais il ne tarde pas à comprendre également que, derrière la carte postale, se cache un monde bien plus complexe et dangereux. Une avarie sur l'avion qui relie Fernando de Noronha au continent, un double crime dont le mobile reste obscur, et la menace d'une gigantesque vague déferlante suffiront à montrer une fois de plus aux touristes - et à Tobias - que sous ces joyeux tropiques, les frontières entre fête, rêve et enfer ne sont jamais bien définies.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
Les trois filles du Capitan
Dueñas María ; Jiménez EduardoTrois soeurs venues d'Espagne prêtes à conquérir New York. New York, 1936. El Capitán, petit restaurant de quartier de la 14e Rue, une des enclaves de la colonie espagnole, peine à être rentable. Le décès accidentel sur les docks de son propriétaire, le casse-cou bourlingueur Emilio Arenas, oblige ses trois jeunes filles au tempérament fougueux à en prendre les rênes. Abattues mais poussées par la nécessité de subvenir à leurs besoins, Victoria, Mona et Luz devront surmonter bien des obstacles pour voir leur rêve se réaliser, celui de transformer la gargote en night-club latino. Aventures, passions, désillusions, vengeances et victoires : avec Les Trois Filles du Capitán, María Duenas nous offre un roman haletant et envoûtant. Le livre est aussi un hommage aux femmes qui font face à l'adversité et à tous ceux qui ont le courage de vivre l'aventure - souvent épique et toujours incertaine - de l'émigration.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,50 €








