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Convaincre, persuader, manipuler. Rhétoriques partisanes à l'épreuve de la propagande (XVe-XVIIIe si
Boitel Ysaure ; Lignereux Yann
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753582958
Réunissant les réflexions de plusieurs historiens, historiens de l'art et littéraires, ce livre collectif interroge la pertinence opératoire de la notion de propagande à l'époque moderne quand l'opinion publique ne constitue pas encore un acteur politique avec lequel les gouvernants composent même s'il est de plus en plus présent dans leur horizon d'adresse. Alors qu'en Europe occidentale la diffusion des procédés d'impression bouleverse les rapports des contemporains à l'écrit et à mesure que l'accès à l'information se généralise grâce à de nouveaux médiums (nouvelles à la main, périodiques, gravures ...), les puissants réalisent que la maîtrise de leur image et la promotion de leurs actions exigent toute leur attention. En un temps où les paysages médiatiques connaissent de profondes mutations et où les logiques partisanes s'affirment comme le corollaire d'une politisation accrue des individus, il apparaît essentiel d'analyser au plus près les ressorts employés par le(s) pouvoir(s) pour susciter l'adhésion. A travers plusieurs études de cas, le volume propose donc une analyse des pratiques communicationnelles à l'oeuvre dans la sphère politique entre les XVe et XVIIIe siècles. Parce que la banalisation du terme "propagande" en sciences humaines mérite de prendre du recul à l'égard d'un concept qui serait devenu "une clé générale de déchiffrement et d'explication" (O. Christin), cet ouvrage propose une réflexion nouvelle sur la fécondité heuristique de cette notion contemporaine.
Plus de 700 000 ans d'histoire, près de 300 sites - grottes, abris sous roche, gisements, mégalithes - répertoriés, décrits, évalués. En annexe, un Petit guide de la Préhistoire - sites éponymes, préhistoriens français, lexique des mots techniques, bibliographie par thèmes. Classement par régions et par ordre alphabétique. Liste des musées. Un index des lieux répertoriés. Des cartes synthétiques. Illustrations couleur.
L'histoire de France, c'est d'abord une histoire de Françaises et de Français qui ont laissé une trace plus ou moins profonde et repérable. J'ai choisi 5000 de nos compatriotes qui, à un moment ou un autre de notre longue saga, se sont distingués. Les uns font partie à jamais de notre panthéon national. Les autres, les plus nombreux, ont sombré dans l'oubli malgré leurs mérites qui purent être grands. Seuls des ouvrages spécialisés, des dictionnaires (et encore...) ou des noms de rues tes protègent d'un enfouissement éternel! Le but de cet ouvrage (qui ne peut être exhaustif) est de présenter ces marqueurs d'histoire. Sans eux, notre pays ne serait pas ce qu'il est. Ils ont été des messagers, des bâtisseurs de rêve, des passerelles pour l'avenir. Leur cohorte est innombrable. Dans les premiers temps, il fallait être roi, reine, clerc ou soldat pour faire l'histoire et y laisser un nom. Avec les siècles, le cercle des connaissances s'est élargi et mille talents ont fait surface, donnant du grain à moudre aux historiens et aux chroniqueurs. Je suis parti à la recherche de ces femmes et de ces hommes qui ont fait notre histoire. J'y ai fait mille rencontres: peut-être serez-vous heureux de les connaître."
" Le mérite du travail d'Anne Boitel, jeune historienne passionnée, est d' avoir pris à bras-le-corps un pan de l'histoire du département des Pyrénées-Orientales que menaçait après l'oubli, la mythification. le camp de Rivesaltes entre 1941 et 1942, période où il fut, dans un premier temps camp d'internement des étrangers jugés indésirables par le gouvernement de Vichy puis, à partir d'août 1942, Centre national de rassemblement des Israélites de la zone non occupée, autrement dit une sorte de Drancy de la zone sud, antichambre d'Auschwitz. Dans le cadre d'une maîtrise, qui est d'ordinaire celui d'un apprentissage, Anne Boitel a fait preuve d'une étonnante maturité de chercheuse. Loin de se contenter des sources archivistiques locales, pourtant fort importantes, fonds des archives départementales provenant de la préfecture et ayant trait au camp de Rivesaltes, plus de soixante-dix cotes, fond communal de Rivesaltes et journaux locaux, L'Indépendant, La Dépêche, Le Roussillon, elle a consulté les Archives du Centre de Documentation juive Contemporaine (C. DJ.C.) et les Archives du Comité Inter-Mouvement Auprès des Evacués (CIMADE), institutions toutes deux situées à Paris. " Michel Cade, Professeur d'histoire contemporaine. " Au total 2 300 Juifs furent déportés à partir de Rivesaltes et environ 150 juifs y perdirent la vie. Ce terrible bilan explique rattachement qui est le nôtre pour ceux qui souffrirent dans ce camp : nous y avons élevé une stèle rappelant ce qu'il avait été pour les juifs et nous participons à cette œuvre de renaissance de la mémoire qu'est le Mémorial de Rivesalte. Nous avons également publié en 1993, un ouvrage sur " les transferts de Juifs du camp de Rivesaltes et de la région préfectorale de Montpellier, vers Drancy " indiquant tous les noms des déportés. Aujourd'hui nous saluons la publication d'un élément essentiel de cette mémoire qui émerge de la nuit et du brouillard, de cinq décennies où la volonté d'oubli et de silence s'est imposée face à la souffrance des milliers d'internés transitaient par Rivesaltes en 1941 et en 1942 : républicains espagnols et, leurs, familles ; familles juives ; étrangers en situation irrégulière. Le mémoire de maîtrise d'Histoire d'Anne Boitel est, un travail méthodique et, rigoureux qui facilitera désormais toutes les études qui pourront être faîtes sur tel ou tel aspect du camp et sur les conditions de vie des internés. " Serge Klarsfeld, Avocat et Historien.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.