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L'IMAGE NOIRE DE LOUIS XIV
BOITEL ISAURE
CHAMP VALLON
29,00 €
Épuisé
EAN :9791026700906
Aux antipodes des peintures officielles, l'image noire de Louis XIV, ciselée de son vivant, connut une large diffusion à travers toute l'Europe. Gravures, médailles, épigrammes et libelles circulant au crépuscule du Grand Siècle déconstruisirent, une à une, les images glorieuses du souverain, pour ne retenir que la misère imposée au peuple, la fiscalité excessive, l'ambition, la tyrannie, la vanité, les faiblesses multiples, militaires, sexuelles ou intellectuelles de Louis le Grand. Ces satires féroces, pour la première fois rassemblées dans ce livre, permettent de découvrir comment des artistes anglais, néerlandais et français firent du Roi Soleil l'incarnation du despotisme et de la barbarie. Elaborées au moment où émerge le pouvoir de la presse, relayées par des chansons et des pamphlets moqueurs, ces créations témoignent d'une politisation de plus en plus accrue des Européens à l'aube du siècle des Lumières. En retraçant la genèse de cet imaginaire, en dévoilant la richesse et l'humour de ces oeuvres infamantes, puis en se penchant sur les effets qu'elles produisirent, cette étude, qui repose sur un ensemble de 216 estampes, 90 médailles et, plus inattendu, des cartes à jouer, propose un regard neuf sur le règne du "plus grand roi du monde". Cet "envers du Soleil", qui touche toute la société, depuis les milieux populaires, dans les coffeehouses de Londres, jusqu'aux cercles les plus savants, témoigne de la force subversive et désacralisante d'une culture européenne des images.
Rédigé pour l’essentiel il y a vingt ans, ce journal a bien résisté au temps et s’avère, avec le recul, divinatoire. L’attention se porte ici sur maints questionnements qui invitent le lecteur à dépasser certitudes et conditionnements. Attaque frontale contre les idées reçues, poisons psychiques de l’humanité?: cela ne saurait plaire à tout le monde. L’auteur l’encourage également à dépasser le monde des apparences pour redécouvrir l’invisible qui partout crève les yeux et pourtant nous échappe. Ce livre s’adresse à l’âme plus encore qu’à la raison discriminante.
Résumé : Réunissant les réflexions de plusieurs historiens, historiens de l'art et littéraires, ce livre collectif interroge la pertinence opératoire de la notion de propagande à l'époque moderne quand l'opinion publique ne constitue pas encore un acteur politique avec lequel les gouvernants composent même s'il est de plus en plus présent dans leur horizon d'adresse. Alors qu'en Europe occidentale la diffusion des procédés d'impression bouleverse les rapports des contemporains à l'écrit et à mesure que l'accès à l'information se généralise grâce à de nouveaux médiums (nouvelles à la main, périodiques, gravures ...), les puissants réalisent que la maîtrise de leur image et la promotion de leurs actions exigent toute leur attention. En un temps où les paysages médiatiques connaissent de profondes mutations et où les logiques partisanes s'affirment comme le corollaire d'une politisation accrue des individus, il apparaît essentiel d'analyser au plus près les ressorts employés par le(s) pouvoir(s) pour susciter l'adhésion. A travers plusieurs études de cas, le volume propose donc une analyse des pratiques communicationnelles à l'oeuvre dans la sphère politique entre les XVe et XVIIIe siècles. Parce que la banalisation du terme "propagande" en sciences humaines mérite de prendre du recul à l'égard d'un concept qui serait devenu "une clé générale de déchiffrement et d'explication" (O. Christin), cet ouvrage propose une réflexion nouvelle sur la fécondité heuristique de cette notion contemporaine.
L'histoire de France, c'est d'abord une histoire de Françaises et de Français qui ont laissé une trace plus ou moins profonde et repérable. J'ai choisi 5000 de nos compatriotes qui, à un moment ou un autre de notre longue saga, se sont distingués. Les uns font partie à jamais de notre panthéon national. Les autres, les plus nombreux, ont sombré dans l'oubli malgré leurs mérites qui purent être grands. Seuls des ouvrages spécialisés, des dictionnaires (et encore...) ou des noms de rues tes protègent d'un enfouissement éternel! Le but de cet ouvrage (qui ne peut être exhaustif) est de présenter ces marqueurs d'histoire. Sans eux, notre pays ne serait pas ce qu'il est. Ils ont été des messagers, des bâtisseurs de rêve, des passerelles pour l'avenir. Leur cohorte est innombrable. Dans les premiers temps, il fallait être roi, reine, clerc ou soldat pour faire l'histoire et y laisser un nom. Avec les siècles, le cercle des connaissances s'est élargi et mille talents ont fait surface, donnant du grain à moudre aux historiens et aux chroniqueurs. Je suis parti à la recherche de ces femmes et de ces hommes qui ont fait notre histoire. J'y ai fait mille rencontres: peut-être serez-vous heureux de les connaître."
Quand un serial killer rencontre un autre serial killer. Le premier, c'est accidentel, sa sensibilité est celle d'une fleur. Le second, c'est un dur. Dans une langue sobre, l'auteure conte une histoire incroyable mais réaliste.
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
La période qui voit le passage de la ville de l'Ancien Régime à la ville haussmannienne ou haussmannisée semble bien connue et les conditions de cette transformation ont été largement analysées. Schématiquement, on considère que le milieu urbain s'assainit tout au long du XIXe siècle, passant de la stagnation miasmatique encouragée par les activités artisanales à la dynamique industrielle symbolisée par la rectification urbaine qui associe percée, aménagement du réseau viaire, nettoiement généralisé de l'espace public grâce aux égouts et à la distribution de l'eau, renouvellement de l'air grâce aux grands mouvements urbains, humains et économiques. Cet ouvrage aborde la ville du point de vue de deux acteurs qui ont joué un rôle fondamental dans les transformations du milieu urbain : le médecin et l'ingénieur, en mettant en avant la cohérence et surtout les limites de leurs approches respectives, traduites par les dysfonctionnements connus par le milieu. Pour ce faire, l'auteur adopte un point de vue original, celui du sol et du sous-sol urbains, par opposition à l'air et à l'eau qui sont considérés depuis plus d'un siècle comme les principaux vecteurs de l'environnement et de la salubrité. L'évolution du milieu urbain, principalement étudiée dans le cas de Paris, révèle les limites des transformations mises en ?uvre au XIXe siècle. L'imperméabilisation du sol, la production de boues, les effets de l'assainissement ou le paludisme urbain traduisent l'échec (certes relatif) et les effets pervers du projet hygiéniste. En définitive, le milieu urbain échappe rapidement à la science.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.