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L'ABBE DE SAINT-PIERRE
BOIS JEAN-PIERRE
CHAMP VALLON
27,00 €
Épuisé
EAN :9791026705116
Connaissez-vous l'abbé de Saint-Pierre ? En son temps, Charles-Irénée Castel (1658-1743) eut la réputation d'un utopiste, d'un doux rêveur. Pourtant, son oeuvre majeure, son Projet de paix perpétuelle dont les deux premiers tomes parurent en 1713, le dernier en 1717, fonde l'idée européenne et préfigure l'Europe que nous connaissons aujourd'hui. Elle fut sauvée de l'oubli par Rousseau et par Kant. Au-delà de ce traité fondateur, c'est l'ensemble de son oeuvre, immense et méconnue, que ce livre réhabilite. Contemporain de Vauban, de Beauvillier, de Boisguilbert et de Fénelon, tous disparus à la fin du règne de Louis XIV, l'abbé de Saint-Pierre devint leur successeur naturel. Au coeur de la "crise de conscience européenne" qui marque les années 1680-1720, il incarne la transition intellectuelle entre le Grand Siècle et le siècle des Lumières : celle qui transforme les traités des réformateurs en ouvrages de philosophie politique et morale annonciatrice d'une idée révolutionnaire. L'abbé de Saint-Pierre veut tout perfectionner. Bien avant l'Encyclopédie, l'oeuvre phare du siècle des philosophes, il en aborde tous les thèmes : celui de la réforme de l'Etat et du gouvernement, celui de la réforme fiscale et sociale, celui du progrès économique et de l'unification juridique, celui de l'enseignement et de la morale, tous réunis par la volonté aussi féconde qu'obstinée d'assurer le bonheur du plus grand nombre. Avec un demi-siècle d'avance, les mots de patrie, de citoyen, de nation acquièrent leur force persuasive et démonstrative pour se placer au centre d'un effervescent débat qui sera le coeur de la pensée politique des années 1780, entre naissance, talent et richesse.
L'objectif de cet ouvrage est d?aborder les différentes facettes de l'histoire militaire de ce fleuve et de les replacer dans leurs réalités géographiques depuis la conquête romaine jusqu'aux événements de la Seconde guerre mondiale, sans privilégier l'histoire de l'événement par rapport à l'histoire culturelle, architecturale, ou économique, mais en la rapportant constamment au fait militaire, étroitement inséré dans les autres facettes de l'histoire. Ainsi passent le temps des Gaulois et de la paix romaine, puis celui de la réorganisation féodale avec une frontière entre Bretagne et pays francs, où elle devient une France intermédiaire, espace dominé par l'Angleterre des Plantagenêts entre France du Nord et France du Sud. La Guerre de Cent Ans voit un théâtre ligérien d'opérations avant que sous Louis XI la vallée ne devienne celle des châteaux devenus résidences politiques ou civiles. Après la tragédie des guerres religieuses, la valorisation du bassin de la Loire répond pendant trois siècles à des impératifs logistiques et contribue à la prospérité de ses villes. Front idéologique entre pays républicain et pays catholique et monarchique au temps de la Révolution, la Loire redevient lieu de guerre, ce qu'elle est à nouveau pour une période brève et violente en 1870/1871. En même temps, au XIXe siècle, la région accueille écoles (Saumur pour la cavalerie, Tours pour le train, Angers pour le génie) et régiments. Elle devient l'un des axes de la Victoire avec l'arrivée des Américains à Saint-Nazaire en 1917, puis un nouveau front de guerre pendant la Seconde guerre mondiale, en même temps qu'un pôle de la Résistance.
Grande figure de la conquête de l'Algérie, le maréchal Bugeaud a été immortalisé par la légende sous les traits sympathiques d'un soldat patriote, pittoresque, familier et débonnaire. Au-delà de l'anecdote, la fameuse chanson attachée au père Bugeaud témoigne qu'il fut un officier peu ordinaire. Cet homme d'action au caractère pragmatique, qui incarnerait pour la postérité les mutations de l'armée dans la première moitié du XIXe siècle, choisit la carrière militaire parce qu'il n'a aucun autre métier. Issu d'une famille de la petite noblesse provinciale du Périgord, Bugeaud a vingt ans en 1804 et apprend la guerre dans l'armée impériale. Demi-solde en 1815, il se consacre à son domaine, se passionne pour les progrès de l'agriculture et crée à Lanouaille le premier comice agricole de France. En 1830, orléaniste convaincu, il retrouve l'armée, puis engage une carrière politique. A la tribune de la Chambre, il se fait remarquer par son conservatisme et par sa virulence contre les idées avancées et ceux qui les professent. D'abord hostile à l'aventure algérienne, " possession onéreuse dont la nation serait bien aise d'être débarrassée ", il s'y rallie par la suite devant la tournure prise par les événements. En 1840, il est nommé gouverneur général de l'Algérie, mais ses méthodes suscitent tant de critiques qu'il est conduit à donner sa démission. Un an plus tard, en 1848, il devient l'un des piliers du parti de l'ordre et s'accommode d'une République qu'il n'a pas souhaitée, toujours animé par le même désir : être utile à son pays. Jean-Pierre Bois, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de l'Enseignement technique, professeur à l'université de Nantes, spécialiste d'histoire sociale et d'histoire militaire, consacre ses recherches aux problèmes tactiques et aux écrits théoriques sur la guerre. Il a notamment publié Les Anciens Soldats dans la société française au XVIIIe siècle (Economica, 1990) et Maurice de Saxe (Fayard, 1992).
La côte a toujours été un lieu privilégié de relations humaines, pacifiques ou guerrières, lieu privilégié d'attaques, et donc de défense. On sait depuis le Moyen Age que la meilleure défense est la maîtrise de la mer, mais à défaut, elle s'appuie sur les îles, les côtes rocheuses, les forteresses, les milices côtières, les troupes réglées, jusqu'à ce que l'intervention plus récente des forces aériennes apporte une troisième dimension dans une guerre traditionnellement à deux dimensions. Le concept de défense des côtes change enfin en profondeur depuis qu'à la notion de défense du territoire sur un littoral préparé à la guerre, se substitue la notion de la défense d'un patrimoine naturel privilégié, menacé .autant par les marées noires que par le tourisme dévoreur de paysages... Cette large évocation est l'occasion de passer des anciens modèles, celui d'attaque anglais et celui de défense français à l'époque moderne, à un panorama mondial actuel, dans lequel, des côtes de l'Amérique au XIXe siècle jusqu'au détroit de Malacca dans le cours du XXe siècle, se trouvent renouvelées, mais jamais résolues, les difficultés de ce mariage fécond et redoutable entre la terre et la mer.
Des potions à base de gentiane aux concoctions de fortifiants variés, chaque époque a inventé des remèdes pour vivre vieux et en bonne santé. Les élixirs de longue vie que préparaient les alchimistes du Moyen Age nous font à présent sourire. Mais il n'y pas si longtemps l'eau de jouvence du Dr Schulz, les liqueurs organiques du neurologue Brown-Séquard, le sérum du biologiste soviétique Bogomoletz ont fait croire que la vieillesse était une maladie dont on pouvait guérir. Et si notre époque a inventé le mot supercentenaire ", dès l'Antiquité les historiens recensaient déjà de longues listes de personnes illustres aux longévités extraordinaires, même si elles n'atteignaient pas les 969 ans de Mathusalem.Depuis l'aube des temps, l'homme a rêvé de vivre le plus longtemps possible. C'est l'histoire des innombrables méthodes qu'il a inventées pour réaliser ce rêve que raconte cet ouvrage. Un rêve - ou un fantasme - qui resurgit aujourd'hui avec la méthode de" restriction calorique "et autre" immortalité cybernétique ". Une aspiration qui est aussi en train devenir réalité, puisque la population ne cesse de vieillir et qu'atteindre le cap des 100 ans ne paraît presque plus être un exploit.Jean-Pierre Bois, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de l'enseignement technique, professeur à l'université de Nantes, est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Les Vieux, de Montaigne aux premières retraites (Fayard, 1989)."
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
La période qui voit le passage de la ville de l'Ancien Régime à la ville haussmannienne ou haussmannisée semble bien connue et les conditions de cette transformation ont été largement analysées. Schématiquement, on considère que le milieu urbain s'assainit tout au long du XIXe siècle, passant de la stagnation miasmatique encouragée par les activités artisanales à la dynamique industrielle symbolisée par la rectification urbaine qui associe percée, aménagement du réseau viaire, nettoiement généralisé de l'espace public grâce aux égouts et à la distribution de l'eau, renouvellement de l'air grâce aux grands mouvements urbains, humains et économiques. Cet ouvrage aborde la ville du point de vue de deux acteurs qui ont joué un rôle fondamental dans les transformations du milieu urbain : le médecin et l'ingénieur, en mettant en avant la cohérence et surtout les limites de leurs approches respectives, traduites par les dysfonctionnements connus par le milieu. Pour ce faire, l'auteur adopte un point de vue original, celui du sol et du sous-sol urbains, par opposition à l'air et à l'eau qui sont considérés depuis plus d'un siècle comme les principaux vecteurs de l'environnement et de la salubrité. L'évolution du milieu urbain, principalement étudiée dans le cas de Paris, révèle les limites des transformations mises en ?uvre au XIXe siècle. L'imperméabilisation du sol, la production de boues, les effets de l'assainissement ou le paludisme urbain traduisent l'échec (certes relatif) et les effets pervers du projet hygiéniste. En définitive, le milieu urbain échappe rapidement à la science.