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Défense des côtes et cartographie historique
BOIS JEAN-PIERRE
CTHS EDITION
35,00 €
Épuisé
EAN :9782735504534
La côte a toujours été un lieu privilégié de relations humaines, pacifiques ou guerrières, lieu privilégié d'attaques, et donc de défense. On sait depuis le Moyen Age que la meilleure défense est la maîtrise de la mer, mais à défaut, elle s'appuie sur les îles, les côtes rocheuses, les forteresses, les milices côtières, les troupes réglées, jusqu'à ce que l'intervention plus récente des forces aériennes apporte une troisième dimension dans une guerre traditionnellement à deux dimensions. Le concept de défense des côtes change enfin en profondeur depuis qu'à la notion de défense du territoire sur un littoral préparé à la guerre, se substitue la notion de la défense d'un patrimoine naturel privilégié, menacé .autant par les marées noires que par le tourisme dévoreur de paysages... Cette large évocation est l'occasion de passer des anciens modèles, celui d'attaque anglais et celui de défense français à l'époque moderne, à un panorama mondial actuel, dans lequel, des côtes de l'Amérique au XIXe siècle jusqu'au détroit de Malacca dans le cours du XXe siècle, se trouvent renouvelées, mais jamais résolues, les difficultés de ce mariage fécond et redoutable entre la terre et la mer.
La biographie mouvementée, d'un siècle à l'autre, d'un citoyen du monde dont le nom est tout un programme. La Fayette, le voici, nageur entre deux rives." J'aurais aimé être gaulois ", dit un jour le jeune La Fayette, de bonne noblesse d'Auvergne, héritier de Vercingétorix et défenseur avec lui de libertés arvernes bien imaginaires. C'est pour la liberté américaine, bien réelle, que, jeune homme un peu gauche, inexpérimenté, fort riche et très amoureux de sa femme, il quitte tout, s'embarque sur l'Hermione et combat jusqu'à la victoire de Yorktown en 1781. A trente-quatre ans, idole de toute une jeunesse, c'est toujours la liberté, maintenant française, qu'il tente de servir, de juillet 1789 à juillet 1791, et à laquelle il dévoue le reste de sa vie, sans s'être rallié ni à l'Empire ni à la Restauration comme tant de survivants de la grande période. Septuagénaire et à nouveau immensément populaire, c'est encore la liberté qu'il sert en 1830, devenu républicain, lorsqu'il aide à l'avènement d'une monarchie citoyenne dont il s'éloigne peu avant sa mort, en 1834. Ainsi le héros des Deux Mondes a-t-il épousé son temps, avec ses grandeurs et ses faiblesses, à la recherche d'une voie moyenne entre révolution et dictature.
L'Europe moderne renonçant à la vieille idée de monarchie universelle, pontificale ou impériale, naît au temps des fractures religieuses, politiques et militaires qui accompagnent l'apparition des monarchies nationales. La réflexion sur l'idée d'Europe est alors renvoyée à l'abstraction. Mais si, du modèle utopique de Thomas More au projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint Pierre, les chimères ne manquent pas - Sully ou Henri IV, Eméric Crucé, Comenius, Leibniz ou William Penn -, elles posent déjà la vraie question du fédéralisme et des institutions supranationalesEn même temps, se développent une pensée juridique issue de Grotius et l'aspiration cosmopolite à une fraternité universelle. Non sans pragmatisme, une diplomatie de plus en plus structurée et active impose, au gré des congrès qui, à partir de 1648, rythment les grandes guerres européennes, une forme d'accord entre puissances, première ébauche d'une Europe qui récuse l'unité par la conquête tentée par la France révolutionnaire, puis impériale, au profit d'une entente négociée dont les institutions restent encore à mettre en ?uvre en 1815
Résumé : En 1435, se réunit à Arras une sorte de congrès des trois forces belligérantes, Anglais, Français et Bourguignons, pour examiner comment sortir de l'enlisement de la guerre de Cent Ans. Cette démarche concertée est une première en Europe. En 1878, Bismarck organise à Berlin un congrès général des puissances européennes, le dernier du genre, avant l'affrontement des nationalismes et la mondialisation des conflits. Durant quatre siècles et demi, les Etats de l'Europe ont été en guerre la majeure partie du temps, dans la perspective toujours proclamée et jamais atteinte d'établir enfin une paix durable entre eux. Mais chaque fois les instruments diplomatiques qui devaient y conduire ont été améliorés, de la paix de Vervins de 1598 jusqu'au congrès de Vienne de 1815, et l'idéologie de la paix a elle-même progressé. L'histoire de la paix est celle d'un combat toujours recommencé. Ce livre est la première synthèse qui lui soit consacrée, et propose ainsi une autre histoire de l'Europe.
Grande figure de la conquête de l'Algérie, le maréchal Bugeaud a été immortalisé par la légende sous les traits sympathiques d'un soldat patriote, pittoresque, familier et débonnaire. Au-delà de l'anecdote, la fameuse chanson attachée au père Bugeaud témoigne qu'il fut un officier peu ordinaire. Cet homme d'action au caractère pragmatique, qui incarnerait pour la postérité les mutations de l'armée dans la première moitié du XIXe siècle, choisit la carrière militaire parce qu'il n'a aucun autre métier. Issu d'une famille de la petite noblesse provinciale du Périgord, Bugeaud a vingt ans en 1804 et apprend la guerre dans l'armée impériale. Demi-solde en 1815, il se consacre à son domaine, se passionne pour les progrès de l'agriculture et crée à Lanouaille le premier comice agricole de France. En 1830, orléaniste convaincu, il retrouve l'armée, puis engage une carrière politique. A la tribune de la Chambre, il se fait remarquer par son conservatisme et par sa virulence contre les idées avancées et ceux qui les professent. D'abord hostile à l'aventure algérienne, " possession onéreuse dont la nation serait bien aise d'être débarrassée ", il s'y rallie par la suite devant la tournure prise par les événements. En 1840, il est nommé gouverneur général de l'Algérie, mais ses méthodes suscitent tant de critiques qu'il est conduit à donner sa démission. Un an plus tard, en 1848, il devient l'un des piliers du parti de l'ordre et s'accommode d'une République qu'il n'a pas souhaitée, toujours animé par le même désir : être utile à son pays. Jean-Pierre Bois, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de l'Enseignement technique, professeur à l'université de Nantes, spécialiste d'histoire sociale et d'histoire militaire, consacre ses recherches aux problèmes tactiques et aux écrits théoriques sur la guerre. Il a notamment publié Les Anciens Soldats dans la société française au XVIIIe siècle (Economica, 1990) et Maurice de Saxe (Fayard, 1992).
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.