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La paix. Histoire politique et militaire 1435-1878
Bois Jean-Pierre
PERRIN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782262033361
En 1435, se réunit à Arras une sorte de congrès des trois forces belligérantes, Anglais, Français et Bourguignons, pour examiner comment sortir de l'enlisement de la guerre de Cent Ans. Cette démarche concertée est une première en Europe. En 1878, Bismarck organise à Berlin un congrès général des puissances européennes, le dernier du genre, avant l'affrontement des nationalismes et la mondialisation des conflits. Durant quatre siècles et demi, les Etats de l'Europe ont été en guerre la majeure partie du temps, dans la perspective toujours proclamée et jamais atteinte d'établir enfin une paix durable entre eux. Mais chaque fois les instruments diplomatiques qui devaient y conduire ont été améliorés, de la paix de Vervins de 1598 jusqu'au congrès de Vienne de 1815, et l'idéologie de la paix a elle-même progressé. L'histoire de la paix est celle d'un combat toujours recommencé. Ce livre est la première synthèse qui lui soit consacrée, et propose ainsi une autre histoire de l'Europe.
L'Europe moderne renonçant à la vieille idée de monarchie universelle, pontificale ou impériale, naît au temps des fractures religieuses, politiques et militaires qui accompagnent l'apparition des monarchies nationales. La réflexion sur l'idée d'Europe est alors renvoyée à l'abstraction. Mais si, du modèle utopique de Thomas More au projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint Pierre, les chimères ne manquent pas - Sully ou Henri IV, Eméric Crucé, Comenius, Leibniz ou William Penn -, elles posent déjà la vraie question du fédéralisme et des institutions supranationalesEn même temps, se développent une pensée juridique issue de Grotius et l'aspiration cosmopolite à une fraternité universelle. Non sans pragmatisme, une diplomatie de plus en plus structurée et active impose, au gré des congrès qui, à partir de 1648, rythment les grandes guerres européennes, une forme d'accord entre puissances, première ébauche d'une Europe qui récuse l'unité par la conquête tentée par la France révolutionnaire, puis impériale, au profit d'une entente négociée dont les institutions restent encore à mettre en ?uvre en 1815
L'objectif de cet ouvrage est d?aborder les différentes facettes de l'histoire militaire de ce fleuve et de les replacer dans leurs réalités géographiques depuis la conquête romaine jusqu'aux événements de la Seconde guerre mondiale, sans privilégier l'histoire de l'événement par rapport à l'histoire culturelle, architecturale, ou économique, mais en la rapportant constamment au fait militaire, étroitement inséré dans les autres facettes de l'histoire. Ainsi passent le temps des Gaulois et de la paix romaine, puis celui de la réorganisation féodale avec une frontière entre Bretagne et pays francs, où elle devient une France intermédiaire, espace dominé par l'Angleterre des Plantagenêts entre France du Nord et France du Sud. La Guerre de Cent Ans voit un théâtre ligérien d'opérations avant que sous Louis XI la vallée ne devienne celle des châteaux devenus résidences politiques ou civiles. Après la tragédie des guerres religieuses, la valorisation du bassin de la Loire répond pendant trois siècles à des impératifs logistiques et contribue à la prospérité de ses villes. Front idéologique entre pays républicain et pays catholique et monarchique au temps de la Révolution, la Loire redevient lieu de guerre, ce qu'elle est à nouveau pour une période brève et violente en 1870/1871. En même temps, au XIXe siècle, la région accueille écoles (Saumur pour la cavalerie, Tours pour le train, Angers pour le génie) et régiments. Elle devient l'un des axes de la Victoire avec l'arrivée des Américains à Saint-Nazaire en 1917, puis un nouveau front de guerre pendant la Seconde guerre mondiale, en même temps qu'un pôle de la Résistance.
La biographie mouvementée, d'un siècle à l'autre, d'un citoyen du monde dont le nom est tout un programme. La Fayette, le voici, nageur entre deux rives." J'aurais aimé être gaulois ", dit un jour le jeune La Fayette, de bonne noblesse d'Auvergne, héritier de Vercingétorix et défenseur avec lui de libertés arvernes bien imaginaires. C'est pour la liberté américaine, bien réelle, que, jeune homme un peu gauche, inexpérimenté, fort riche et très amoureux de sa femme, il quitte tout, s'embarque sur l'Hermione et combat jusqu'à la victoire de Yorktown en 1781. A trente-quatre ans, idole de toute une jeunesse, c'est toujours la liberté, maintenant française, qu'il tente de servir, de juillet 1789 à juillet 1791, et à laquelle il dévoue le reste de sa vie, sans s'être rallié ni à l'Empire ni à la Restauration comme tant de survivants de la grande période. Septuagénaire et à nouveau immensément populaire, c'est encore la liberté qu'il sert en 1830, devenu républicain, lorsqu'il aide à l'avènement d'une monarchie citoyenne dont il s'éloigne peu avant sa mort, en 1834. Ainsi le héros des Deux Mondes a-t-il épousé son temps, avec ses grandeurs et ses faiblesses, à la recherche d'une voie moyenne entre révolution et dictature.
Les traités d'Utrecht et de Rastadt mettent fin aux conflits religieux en Europe. S'ouvre alors une période de stabilisation autour de la France, de la Suède et de l'Empire ottoman, tenant en respect la grande Autriche-Hongrie. Mais déjà on sent pointer la Russie et la Prusse ; l'Angleterre s'impose sur les mers et devient une puissance intercontinentale. L'Europe se remodèle en fonction des alliances et s'étend au reste du monde (expéditions, découvertes et colonisations se poursuivent à un rythme soutenu). Le XVIIIème siècle est également l'époque des rêves cosmopolites, des utopies de paix perpétuelle, des intenses réflexions sur les règles qui doivent régir les Etats entre eux et le souhait d'une autorité supra-étatique capable d'imposer la paix. Cette Europe bouillonnante aspire à la liberté, la notion d'empire est contestée, des "nations" émergent. Après les guerres napoléoniennes, l'Europe qui sortira de 1815 n'aura plus rien à voir avec celle des monarchies anciennes. C'est ce double mouvement que décrit ici Jean-Pierre Bois : une sortie de l'Europe hors d'elle-même sans précédent, une transformation interne jamais vue de cette même Europe.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.