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Contre Lordon. Anticapitalisme tronqué et spinozisme dans l'oeuvre de Frédéric Lordon
Bohy-Bunel Benoît
CRISE ET CRITIQ
12,00 €
Épuisé
EAN :9782490831142
On présente généralement Frédéric Lordon comme lauteur dune avancée théorique majeure pour refonder une gauche conséquente. Nous disposerions grâce à lui de moyens renouvelés dinterpréter le monde néolibéral et dune stratégie politique pour en finir avec laménagement social-démocrate du capitalisme. Tel nest pas lavis de Benoît Bohy-Bunel qui, loin de tenir son oeuvre pour la critique politique radicale quelle prétend être, la réfute ici sans appel, ny voyant rien de plus quun anticapitalisme tronqué qui convient aux idéologies de crise populistes. De quoi Lordon est-il le nom ? Un drapeau en berne d'une gauche décatie qui tente de réguler une fois de plus lEconomie et la politique de façon "plus humaine" . Se donnant pour ambition de donner un panorama complet et critique des principales thèses dun auteur à loeuvre prolifique, l'auteur en appelle par là même à un renouveau de la lutte contre le capitalisme sur de tout autres fondements théoriques.
Cet ouvrage propose une analyse critique suivie de la grande oeuvre de Kant, la Critique de la raison pure. Il s'agit d'une approche matérialiste, qui n'est pas économiciste, mais qui définit la matière comme rapports sociaux concrets entre corporéités agissantes. La démarche idéologique kantienne s'inscrit dans une dépossession du travail manuel par le travail intellectuel. Dès lors, les facultés transcendantales de Kant perdent leur universalité et retrouvent leur perspective située : c'est le sujet masculin blanc et bourgeois qui s'arroge l'universalité, pour mieux assigner les individus minorisés qui sont considérés comme étant hors culture. La chose en soi est définissable : elle est la souffrance des individus réifiés, que Kant ne veut pas (ou ne peut pas) thématiser. La dialectique transcendantale prend alors une tout autre signification, ainsi que tout le projet critique kantien.
Les sermons de ce recueil recouvrent l'ensemble des dimanches et fêtes de l'année liturgique. Ils se basent résolument sur les textes de l'Ecriture sainte, dont l'apôtre Paul affirme qu'elle "est inspirée de Dieu" et qui, de ce fait, doit être reçue comme la Parole de Dieu, seule source de Vérité. C'est dans un esprit d'entière fidélité à l'Ecriture que ces sermons ont été rédigés : le lecteur familiarisé avec la Bible s'en rendra aisément compte. Ils contribueront à l'enrichissement spirituel de tout croyant désireux de grandir dans la foi chrétienne et lui apporteront paix, joie et réconfort dans l'assurance du salut gratuit en Jésus-Christ, l'unique Sauveur.
Résumé : "Faire prendre conscience à tous qu'avant d'être l'outil des techniciens, la science est, en permanence, à l'oeuvre et gouverne chacune de nos vies dans ses grands événements comme dans ses détails quotidiens." Sans succomber à la parole contestataire, l'ouvrage de Marcel Bohy s'érige contre l'idée communément reçue que seule l'élite peut et doit accéder aux données scientifiques. L'auteur invite pour sa part toutes les générations, de 7 à 77 ans, de tous les corps de métiers et classes confondus, à (re)découvrir les fondements de l'environnement et au fond, de la vie humaine et sociétale, à la lumière de la science. Inscrit au coeur de chaque existence, cet apprentissage devra être envisagé comme le digne retour à l'origine des choses et des phénomènes, étape nécessaire à la construction de l'individualité pensante. Mieux connaître pour mieux comprendre et mieux appréhender le réel, telle est la thèse défendue par Marcel Bohy. De la présentation du champ gravitationnel à l'étude des drogues, il offre un échantillon de thématiques aux impacts insoupçonnés sur notre quotidien et susceptibles de modifier notre vision du monde. Son ambition : proposer un ouvrage scientifique, mais éducatif, à la portée de tous. Pourquoi avoir peur de la vulgarisation scientifique lorsqu'elle devient l'alliée de la conscience ?
Le capitalisme est le premier régime de l'histoire à acheminer le monde vers un gouffre énergétique qu'il perfectionne en intégrant la contrainte d'efficience énergétique à son axiome initial. La crise énergétique et ses retombées écologiques constituent partout le mur externe du métabolisme capitaliste. Pourtant, la thèse, jamais démentie par le marxisme traditionnel, de la réappropriation des moyens de production par les forces productives, reste largement partagée. Dans l'horizon d'un dépassement véritable de la forme de vie capitaliste, l'abolition du travail ne peut que signifier aussi la fin des technologies qui en ont indissociablement accompagné le développement, sous peine de réitérer une énième critique tronquée du capitalisme. Seule une exigence d'émancipation portée jusqu'à cette pointe pourrait à la fois cesser de consumer sans limites le monde matériel et offrir les bases sociales d'une autonomie retrouvée des techniques et des activités de production.
Qu'est-ce que le travail ? Pourquoi travaillons-nous ? Depuis des temps immémoriaux, les réponses à ces questions, au sein de la gauche comme de la droite, ont été que le travail est à la fois une nécessité naturelle et, l'exploitation en moins, un bien social. On peut critiquer la manière dont il est géré, comment il est indemnisé et qui en profite le plus, mais jamais le travail lui-même, jamais le travail en tant que tel. Dans ce livre, Hemmens cherche à remettre en cause ces idées reçues. En s'appuyant sur le courant de la critique de la valeur issu de la théorie critique marxienne, l'auteur démontre que le capitalisme et sa crise finale ne peuvent être correctement compris que sous l'angle du caractère historiquement spécifique et socialement destructeur du travail. C'est dans ce contexte qu'il se livre à une analyse critique détaillée de la riche histoire des penseurs français qui, au cours des deux derniers siècles, ont contesté frontalement la forme travail : du socialiste utopique Charles Fourier (1772-1837), qui a appelé à l'abolition de la séparation entre le travail et le jeu, au gendre rétif de Marx, Paul Lafargue (1842-1911), qui a appelé au droit à la paresse (1880) ; du père du surréalisme, André Breton (1896-1966), qui réclame une "guerre contre le travail", à bien sûr, Guy Debord (1931-1994), auteur du fameux graffiti, "Ne travaillez jamais". Ce livre sera un point de référence crucial pour les débats contemporains sur le travail et ses origines.
Avec son théorème de la "valeur-dissociation" , Roswitha Scholz propose une critique féministe du patriarcat capitaliste au-delà du progressisme politique, du marxisme traditionnel et de tous les développements postmodernes. Elle effectue une critique radicale de la modernité comprise comme patriarcat producteur de marchandises, ce qui la conduit à refuser de se laisser enfermer aussi bien dans la croyance en un progrès immanent de la modernité, que dans les "contradictions secondaires" , l'essentialisme naturalisant ou le différentialisme post-structuraliste. Les essais rassemblés dans ce volume mènent une discussion critique de divers courants et auteures féministes - de Judith Butler, Nancy Fraser et Maria Mies à Silvia Federici - afin d'analyser l'essence de la modernité comme totalité sociale brisée, où les deux pôles de la "valeur" et de la "dissociation" reproduisent le rapport patriarcal du masculin et du féminin jusque dans la barbarisation postmoderne et l'effondrement du patriarcat producteur de marchandises. Ce dernier, déjà entamé, n'aura aucune portée émancipatrice. Roswitha Scholz est, aux côtés de Robert Kurz et des membres de la revue Exit ! , l'une des principales théoriciennes en Allemagne du courant de la critique de la valeur-dissociation (Wert-Abspaltungskritik). Elle s'attache à théoriser le lien entre capitalisme et patriarcat moderne ainsi que les métamorphoses de ce patriarcat, et à dépasser les féminismes de l'égalité et de la différence, comme les féminismes intersectionnels, déconstructionnistes, matérialistes, écoféministes ou de la "lutte des classes" .
Spécialiste de renommée mondiale de la pensée de Marx, l'historien nord-américain Moishe Postone (1942-2018), récemment disparu, a élaboré une réinterprétation de la théorie critique de Marx d'une grande importance pour une critique sociale à la hauteur de l'époque. Largement saluée et largement traduite, son oeuvre maîtresse, Temps, travail et domination sociale, s'est opposée à l'idée que Marx n'avait plus rien à dire dans une époque d'effondrement du communisme en Europe de l'Est et de consolidation du capitalisme néolibéral en Occident. Postone la considérait néanmoins comme une enquête préliminaire : se confrontant au rapport de Marx à Hegel ou encore aux analyses de Lukács, Derrida, Horkheimer, Habermas, Adorno, David Harvey, Robert Brenner et Giovanni Arrighi, il passa les vingt-cinq années suivantes à explorer dans divers essais enfin réunis en français, comment Marx fournit, selon ses propres termes, "une puissante théorie sociale critique du monde contemporain" .