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Dieu au compas. Histoire d'un motif et de ses usages
Boespflug François
CERF
16,50 €
Épuisé
EAN :9782204104876
Un Dieu Créateur armé d'un compas, concevant et fabricant le monde. Un Dieu architecte, géomètre et arpenteur : cette image n'a cessé depuis le Moyen Age de nourrir l'imaginaire de l'Occident. Revisitant la Bible, la philosophie antique et les Pères de l'Eglise, François Boespflug retrace l'histoire de cette représentation. Il fait assister à la naissance discrète, au xie siècle, du motif artistique, à son épanouissement dans l'enluminure médiévale, à son usage quelque peu répétitif jusqu'à la pré-Renaissance puis à son progressif déclin, en dépit du rôle que la franc-maçonnerie reconnaîtra au Grand Architecte de l'Univers et au symbole du compas. Un essai flamboyant sur l'histoire d'un motif, aussi passionnant que savant. Professeur émérite de l'université de Strasbourg, François Boespflug est théologien et historien de l'art et des religions. Il a publié de nombreux livres gravitant autour de la représentation de Dieu, du Christ et de la Trinité dans l'art.
Présentation de l'éditeur De l'art paléochrétien à la peinture moderne, des icônes aux uvres de la Renaissance, une histoire des représentations du Christ dans l'art.
François Boespflug, né en 1945, dominicain, théologien, est professeur à la faculté de théologie catholique de l'Université des sciences humaines à Strasbourg et membre de la direction littéraire des Éditions du Cerf à Paris. Spécialiste d'iconographie chrétienne, il poursuit des recherches sur l'histoire des représentations de Dieu et de La Trinité dans le christianisme latin. Parmi ses publicationDieu dans l'art (Paris, Cerf, 1984), Le Credo de Sienne (ibid., 1985), et, avec Nicolas Lossky, les Actes du colloque international tenu en octobre 1986 à Paris: Nicée II, 787-1987. Douze siècles d'images religieuses (ibid., 1987). Il a contribué à faire connaître Arcabas par son livre Arcabas. Saint-Hugues-de-Chartreuse, Paris-Genève, Ed. du Cerf - Ed. du Tricorne, 1988, réédité en 1994
François Boespflug, spécialiste de l'iconographie chrétienne, nous fait découvrir ici un cycle de sept toiles peintes par Arcabas et consacrées au récit de l'apparition du Christ aux disciples d'Emmaüs dans l'évangile selon saint Luc.
Né en 1945, François Boespflug a opté subitement, au cours de sa scolarité l'Ecole Nationale des Mines de Saint-Etienne, pour la vie religieuse au sein de l'Ordre des dominicains, en 1965. Pourquoi ? Il l'a quittée cinquante ans plus tard, en 2015. Pourquoi ? Il s'en explique ici. Il ne vise pas d'abord à accuser ni à dénoncer, mais raconte ce qui lui est arrivé, et réfléchit à partir de son expérience. Car il se pourrait que ce parcours soit un condensé de problèmes des communautés chrétiennes d'aujourd'hui : individualisme chronique et homosexualité militante de certains clercs, en particulier parmi ceux qui ont quelque pouvoir, laisser-aller dans la préparation des homélies, manque d'estime des milieux catholiques pour la réflexion théologique, absence de débat sur des questions comme le célibat obligé des prêtres et le rôle des femmes dans l'Eglise, etc. Autant de problèmes qui mettent trop souvent les jeunes qui s'engagent dans les Ordres en situation de double vie, double langage, et finalement de mensonge. Mais l'auteur s'interroge aussi, sans tricher ni se donner le beau rôle, sur son itinéraire intérieur, son rapport à la prière, à Dieu, à l'amour, à la sexualité? Son livre n'est pas un brûlot, mais plutôt une bouteille à la mer, publié dans l'espoir d'alimenter ou de réveiller le débat sur des questions qui intéressent, au-delà du catholicisme en France, la vie de la société et la laïcité elle-même.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.