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Jean Olivier Hucleux. A la pointe du crayon
Bodet Aude ; Verdier Aurélie ; Cheval François ; H
YELLOW NOW
10,00 €
Épuisé
EAN :9782873403379
Il se pourrait bien que dans le continuum de l'art, depuis la Renaissance, l'alchimie n'ait jamais vraiment disparu. Une oeuvre de Hucleux, objet inclassable, restera comme une des plus belles tentatives d'union, de réconciliation, du scepticisme et de la fragilité orientale. Il n'y a aucune évidence à voir la réalité au plus près. Il n'y a pas, non plus, de bonheur à construire contre. La seule vérité réside dans la dissolution de l'image par elle-même, dans les assauts répétés d'un homo faber saisi par le doute. Mais l'homme a montré trop de passion pour l'impossible pour brider son savoir-faire dans une représentation laborieuse du réel. Ce qui est radicalement neuf dans l'oeuvre de Hucleux, c'est l'art du dépassement des contradictions, cette volonté farouche et continue de perturber et dérégler la logique. La liberté de cet art est dans sa subversion même, dans la caricature et l'admiration du copiste. Double borgésien de Pierre Ménard, Hucleux, en aventurier, a inventé un lieu extravagant, introuvable sur la carte de la création. F C
La création de bijoux en France est aujourd'hui une scène très active, foisonnante, remarquable par la diversité des pratiques artistiques comme par la variété de ses acteurs. Orfèvres-plasticiens indépendants, créateurs de bijoux de couture et de mode ou encore artisans de la haute joaillerie, au total plus d'une cinquantaine d'artistes ont été sélectionnés pour cet ouvrage: leurs recherches à la frontière des genres, leur audace formelle, leur façon d'interroger le corps et la notion de préciosité renouvellent profondément la conception traditionnelle de la parure.
Lacs, forêts de bouleaux, maisons en rondins en pleine nature... Le bois est inhérent à la mythologie associée à la Finlande. Les grands noms de l?architecture et du design finlandais du XXe siècle, Alvaar Alto et Tapio Wirkkala, ont fondé leur réputation sur le travail de ce matériau. Porté par le succès du design équitable, le bois retrouve aujourd?hui tout son intérêt, les créateurs voyant en lui un matériau de fabrication mais aussi, de façon moins traditionnelle, une source d?inspiration. Dans une préoccupation écologique constante, Artek renouvelle l?approche en choisissant de produire du mobilier en bambou afin de préserver les forêts de bouleaux. Marrku Kosonen crée d?extraordinaires paniers qui, telles des chevelures naturelles, entremêlent branches, bourgeons et pousses vertes. Le bois est également pris comme un motif graphique. La célèbre entreprise de textile Marimekko décline ainsi dans ses tissus le thème du sous-bois à travers les saisons et les heures de la journée. L?illustrateur Klaus Haapaniemi invente un monde onirique où cohabitent créatures de légende, animaux de la forêt et plantes vénéneuses. Certains artistes ont une approche plus expérimentale, comme Kristina Riska dont les céramiques spectaculaires imitent l?écorce blanche et tordue du bouleau. D?autres encore prennent la voie d?un design militant, invitant à utiliser le bois des sièges comme combustible après utilisation, ou enchâssant des restes de toundra dans du verre, telles des reliques. Ce livre présente une quinzaine d?acteurs de cette scène finlandaise remarquablement dynamique et portée vers l?international, ainsi qu?un choix de leurs réalisations les plus marquantes, sous leurs formes artisanales et industrielles.
Résumé : C'est l'histoire d'une enfant asthmatique qui serre très fort un caillou dans sa main pendant le supplice des cours de gym. D'une petite fille sensible qui aime rêver hors des sentiers. Qui du plus loin qu'elle se souvienne a choisi de regarder sa vie de haut, à la verticale de soi. Perdue pour le sport, Stéphanie Bodet s'est vouée à l'escalade. Dans tous les sens du terme. Des années de compétition aux vagabondages verticaux sur des parois lointaines, elle s'émerveille des bivouacs glacials sous les étoiles, de la puissance de l'amour et de l'éclat des heures suspendues comme un contrepoint à la lourdeur des jours. C'est l'histoire d'une jeune femme de 40 ans qui, à l'heure des rendez- vous avec soi-même, se livre avec une totale sincérité, à l'affût de ses doutes, de ses fragilités, dans sa recherche d'une vie "vraie" dont le sens est sans cesse à réinventer. Championne d'escalade et aventurière, Stéphanie Bodet explore toutes les facettes de l'ascension depuis plus de vingt ans. A la Verticale de soi est son second livre après SaltoAngel.
Cet ouvrage résolument composite, comme son titre le suggère, s'inscrit dans la suite d'un autre recueil, Twist dans le studio de Velasquez, publié en 1998. Les textes regroupés ici (préfaces, articles, poèmes, récits, embryons de fictions, chansons, entretiens, échanges de mails), ou plus exactement étirés en chapelet, pour une grande majorité de circonstance ou de commande, sont présentés sans retouches (aux corrections d'usage près) par ordre alphabétique. Certains diront peut-être à propos de quelques-uns d'entre eux qu'il s'agit de fonds de tiroir. Absolument ! Et pourquoi le nier ? Je ne cherche pas le moins du monde, en effet, à hiérarchiser ce que j'écris. Par ailleurs, les plus anciens de ces textes ont, de fait, été retrouvés presque par hasard, comme lorsque, ouvrant une malle remplie de vieux papiers, on y découvre des bouts de soi-même oubliés. Leur provenance est indiquée en fin de volume.
Van Malleghem Sébastien ; Gailly Anne ; Autreppe E
Sébastien Van Malleghem entame des études de photographie au "75" (Bruxelles) en 2006. Il part un mois en stage à Cuba (la Havane) en 2008, est diplômé du "75" en 2009, fait un stage d'un mois en tant que photographe de presse chez Photonews en octobre 2009. Il intègre le collectif Caravane en juillet 2010, est sélectionné pour le Workshop "Eddie Adams" aux Etats-Unis en octobre 2010. Il devient assistant de Tomas Van Houtryve en janvier 2011et fait partie d'une résidence d'artiste en Norvège, août 2012 (Halsnoy Kloster) ainsi qu'en Allemagne, octobre-novembre 2012.
Première impression forte que nous procure la vision des Sept Samouraïs: le générique du début du film défile en larges lettres blanches sur un fond noir. Chaque nom «tombe» sur l'écran massivement, laissant une empreinte profonde, appuyée par une musique aux percussions sourdes et au rythme martelé. Les signes sont épais, le trait vigoureux. Et Gilles Deleuze disait que c'était de cette manière qu'il fallait comprendre le style d'Akira Kurosawa, comme un caractère mat et compact. Ici la lettre n'est pas signe qui disparaît sous son sens, mais un sceau imprimé comme au fer rouge. Les symboles se mettent peu à peu à former des figures géométriques régulières. Ainsi se caractérise la présence dans les films de Kurosawa. Apparaître à l'écran, c'est déjà être engagé dans un jeu de forces, marquer sa puissance, avoir un poids.«Au XVIe siècle, époque de guerre civile, des guerriers dévastent les campagnes. Partout ces bandits sans pitié oppriment les paysans.»Ce film de 1954 se déroule au Japon, pendant la période Sengoku (1490-1573), époque sanglante durant laquelle se développent des mouvements d'autonomie rurale. Sous la menace de brigands, un petit village de paysans apprendra, avec l'aide de samouraïs, à se défendre et à s'autogérer.En reprenant une trame historique, Akira Kurosawa inscrit son film dans la tradition japonaise du jidai-geki ou film d'époque. Toutefois, il prétend en renouveler le cadre et les schèmes: «Un film d'action peut n'être qu'un film d'action. Mais quelle chose merveilleuse s'il peut en même temps prétendre peindre l'humanité.»Présence des corpsLe cinéma de Kurosawa est avant tout un art des corps. Dénudé, désirant, fébrile ou en mouvement, les destins qu'il met en scène sont autant d'aventures ou de métamorphoses du corps.Dans nombre de ses films, les premiers plans d'un personnage le présentent de dos, comme s'il était d'abord une masse pesante, plus ou moins musculeuse ou débile, plus ou moins agitée ou sereine, et bien moins un visage. Dans Les Sept Samouraïs, le premier plan de Toshiro Mifune le montre de dos grattant son échine courbée, comme un personnage qui ne sait pas se tenir. Au contraire, Barberousse, dans le film éponyme, également joué par Mifune, apparaît pour la première fois de dos dans la plus grande immobilité et dans la plus grande fermeté, comme une puissance intraitable. Kurosawa s'attache à singulariser la présence corporelle de chacun, comme celle par exemple de l'enfant fou dans Dodeskaden (1970), au haut front et à la démarche mécanique. Dans Les Bas-Fonds (1957), dans Le Garde du corps (1961), les personnages sont à la limite du monstrueux. Les uns, un fichu sur la tête, ne laissent voir qu'une face osseuse, les autres ont un crâne ou un ventre si protubérant qu'ils déséquilibrent toute leur silhouette. (...)