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Vois, petit combien l'automne est beau
Bodereau Georges
IMPLIQUES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782343227399
L'homme, à la maternité, attend qu'on l'appelle. L'enfant de sa fille ne semble pas décidé à naître. Il pense que, devenu grand-père, il devra sans doute s'occuper du petit, car il est difficile d'être à la fois une mère de famille disponible et une bonne maîtresse d'école, professeure des écoles que l'on appelle aujourd'hui. Il pense aussi que l'histoire, la petite ou la grande, toutes les histoires, au fond, se répètent : n'a-t-il pas lui-même été élevé par son grand-père ? Puisse-t-il être pour l'enfant qu'il attend là le grand-père de sa propre enfance, son grand-père si fort, si bon, si drôle, si aimant. Hélas ! La ville qui l'abrite aujourd'hui ne sera jamais à la hauteur de la rugueuse campagne qui le vit naguère grandir. Et pour voir les mêmes automnes il leur faudra marcher, marcher, s'éloigner...
A Damigny, petite commune normande, Pascal Devienne termine son troisième mandat de maire. Ce sera le dernier. Après 19 ans de loyaux services, épuisé et désabusé, il ne se représente pas. Et les volontaires sont peu nombreux pour prendre la relève. Il les comprend si bien. Sa fonction lui a apporté des moments de vrai bonheur, mais Pascal a surtout affronté des ennuis quotidiens : le cauchemar de l'administration, le manque de moyens, les incivilités... Au risque d'être lui-même victime de menaces de la part de ses administrés. Etre maire aujourd'hui est devenu un véritable sacerdoce. Ecrasé par le poids de responsabilités de plus en plus lourdes, Pascal a le sentiment de faire les corvées dont l'Etat veut se débarrasser. Son témoignage met en lumière le sentiment d'abandon de milliers de maires français. Des premiers de corvée dont le rôle est pourtant essentiel pour bien vivre ensemble...
Le personnage principal de ce roman (difficile de parler de héros tant l'héroïsme est absent des actions qui s'y déroulent) peint des situations vécues ayant leurs absurdités, leurs incongruités, leurs moments d'inconscience, leurs lâchetés, parfois leurs crimes. Parce que, dans ces aventures où le sordide et le grotesque cohabitent avec le lumineux, il y a des êtres humains dominés par leurs pulsions et le sentiment, pour les uns, que leur position au sein d'une société leur confère des pouvoirs sans bornes, et, pour les autres, dont notre protagoniste, que la vie doit être vécue dans des conditions qui ne laissent pas de place aux états d'âme, au risque de bafouer la bonne morale, c'est-à-dire celle qui serait conforme au prototype. Mais il y a aussi la nature, la vie des campagnes, si sensiblement décrites, seules réalités intemporelles, et qui ne mentent pas, qui conduisent les hommes vers des rigueurs que le héros (faut-il donc le dire ? ) de ce roman au style original et percutant subit après les avoir provoquées, mais que l'amour, car in fine il y a l'amour, lui permet de transcender.
L'odeur du pain chaud ; la blancheur des cheveux maternels ; la bienveillance du père ; la symphonie d'un vol d'oiseaux ; le temps qui passe ; le regret d'amours perdues ; la mort qui rôde et frappe sans indulgence... Le poète pose un regard aigu sur ce qui l'entoure depuis l'enfance, ce qu'il voit et ce qu'il imagine. A fleur de page ressurgissent, par petites touches subtiles, les souvenirs de l'enfant, de l'homme, de l'amant, qui confèrent une douce dimension intimiste à ces textes ouverts sur le monde, son chaos et sa beauté... Amoureux des mots et de l'harmonie, Georges Bodereau compose de sa plume allègre, d'une élégance rare, un recueil contemplatif aux accents oniriques et à la musique maîtrisée, où l'humour arrive quelquefois à transcender l'amertume et la douleur.
L'homme, à la maternité, attend qu'on l'appelle. Il pense que, devenu grand-père, il devra sans doute s'occuper du petit. Toutes les histoires ne se répètent-elles pas ? Son entrée dans le foyer n'avait pas très bien commencé. Il y avait la guerre et il y avait eu des drames qui avaient contraint sa mère et lui à fuir le village où il se sentait si bien auprès de son grand-père si fort, si bon, si drôle, si aimant et du plus que camarade de celui-ci, un paysan qui racontait sa guerre de 1914 qu'ils avaient vécue ensemble. Certes, il y avait aussi des méchantes femmes et des hommes malhonnêtes ; mais il s'en accommodait et savait les oublier aux alentours des ateliers qu'il fréquentait assidûment et lors des longues équipées avec son grand-père qui lui fit découvrir des automnes, ses dilections, comme des entités sublimes. Puis il y avait eu l'officier allemand à la recherche du héros qui avait un jour sauvé son père. Et la fuite dans un autre village. Et dans ce nouveau village la découverte des grands sentiments de la vie. Enfin, il y eut la lettre... Dans ce roman lyrique, vraie ode à la nature, l'auteur nous convie à cheminer à son côté dans une campagne que le grand-père nous offre de toute son âme, dans un style délicat qui fait un moment oublier les douleurs du récit et les duretés de l'existence.
Ce deuxième tome tente de rappeler les principes fondamentaux du "savoir de l'Occident" , en ce qui concerne principalement le politique, l'économique, et la gestion de l'Etat moderne. Ce rappel apparaît indispensable à l'heure actuelle, afin de mieux assimiler ce savoir, de l'intégrer aux valeurs africaines pour le mettre au service du peuple.
Ce tome II de la trilogie "Protée" poursuit le destin de notre aventurière et criminelle désormais recherchée par toutes les polices du monde. Un homme d'Église et franc-maçon la recueille sous sa nouvelle identité, Marika. Ainsi protégée, elle nous fait découvrir toute l'ingéniosité du crime organisé.
Vous allez au Japon ? Quelle chance vous avez !", me disent, en choeur, beaucoup de mes amis du Caire. "Alors, vous allez voir", m'affirment ceux qui connaissent ou font un peu semblant. Et s'en suit une longue liste, baroque autant qu'étrange, digne d'un inventaire "à la Jacques Prévert", de ce que le Japon évoque surtout pour eux. Bien sûr, les sushis et le "Fujiyama", les cerisiers en fleurs et les kakemonos : l'empereur Hiro Hito et Madame Butterfly ; le sumo et Madame Chrysanthème.
Résumé : Il est rare de trouver un récit sur Haïti qui remonte à l'Afrique de l'ouest du XVIIIe siècle. Et ce qui correspond à la tragédie d'Haïti, convient tout aussi bien à tant d'autres contrées où l'Histoire semble avoir oublié le bonheur de ses enfants. Pour composer ce récit, l'auteure a puisé ses sources chez les plus éminents ou les plus humbles acteurs de la vie Haïtienne, aujourd'hui comme hier, avec une plume qu'elle trempe dans une subtile poésie.