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Belluaires et Porchers
Bloy Léon
DES LUMIERES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782487102132
Voici un pamphlet incandescent. Avec Belluaires et Porchers, Léon Bloy (1846-1917), catholique acharné, écrivain sans le sou, brandit le glaive. Les belluaires, ces farouches gladiateurs romains, sont son modèle, et les porchers, qui conduisent les bêtes à la boue, sa hantise. Ainsi ce chercheur d'Absolu pourfend les médiocres et les mécréants. En apôtre des pauvres et des humiliés, il assassine les fausses gloires et prend la défense des poètes injustement excommuniés. Dans ces pages, il appelle à comparaître entre autres Lautréamont (" Pauvre rastaquouère sublime ! "), Alphonse Daudet (" un amas de fumier "), Edmond de Goncourt (" un volatile parvenu "), Ernest Renan (" ce pédant célèbre "), Gustave Flaubert (" ce lamentable colosse "), Barbey d'Aurevilly (" le maître imagier de la Désobéissance "), Ernest Hello (" cette merveilleuse rareté qu'on appelle une âme "), Paul Verlaine (" ce puissant poète agité d'absolu "), Paul Bourget (" ce fendeur de poils et cet englueur d'atomes "), ou encore Maurice Barrès (" cet amoureux de lui-même ")... Sa verve prodigieuse, sa rage mystique, Bloy les met ici au service d'une vision charnelle de l'art et de la foi, contre toutes les bien-pensances.
Résumé : Extrait : "Je commence aujourd'hui, 30 septembre, sous l'invocation de saint Jérôme, auteur de la Vulgate, appariteur de tous les Prophètes, inventoriateur plein de gloire des Lieux Communs éternels. Est-ce là manquer de respect à cet étonnant docteur que l'Eglise honore du titre de Maximus, et que le Concile de Trente a implicitement déclaré le Notaire de l'Esprit-Saint ? Je ne le crois pas."
Résumé : Ce grand roman poétique, dominé par l'image du feu, glorifie la femme, identifiée au thème chrétien de la pauvreté. Clotilde, l'héroïne de La femme pauvre, parvient à la lumière lorsque, dépouillée de tout, elle est laissée à la totale solitude et à la misère absolue. Au-delà de toute tristesse et de tout malheur humain, elle accède alors à l'univers spirituel "et sa continuelle prière est une torche secouée contre les puissants...".
C'était une impossible rencontre. A un siècle de distance, celle d'un empereur, Napoléon, et d'un écrivain maudit, Léon Bloy. L'un croyait à peine au ciel, l'autre, pour ainsi dire, y vivait. L'un voyait dans la religion un simple instrument de gouvernement, un adjuvant de son ambition toute terrestre; l'autre pratiquait l'extase et l'oubli de soi dans un catholicisme mystique, sombre et flamboyant. L'un mena sa vie comme un météore dont l'éclat illumine encore les imaginations; l'autre fut un vaincu de l'existence, vivant misérablement dans les emportements vains et les fureurs impuissantes, écrivant faute de vivre et ne vivant jamais bien d'une écriture pourtant magnifique. L'un voyait les humains comme la pâte qu'on modèle pour construire son destin, indifférent aux autres et tout entier dans sa propre légende; l'autre puisait dans sa foi une immense compassion pour le pauvre, le laid, l'oublié, préférant toujours les humbles aux puissants, apercevant le salut dans le regard des réprouvés. L'un croyait à la force, l'autre à la faiblesse. Et pourtant Napoléon fournit à Léon Bloy le sujet d'un de ses grands livres, l'un des plus étranges et des plus beaux qu'on ait écrits sur l'homme inépuisable. Dans l'océanique bibliographie impériale, L'Ame de Napoléon figure parmi la poignée de curiosités fascinantes, la gerbe de textes hors du commun que le petit général corse a suscités chez les grands écrivains. Quatrième de couverture C'était une impossible rencontre. A un siècle de distance, celle d'un empereur, Napoléon, et d'un écrivain maudit, Léon Bloy. L'un croyait à peine au ciel, l'autre, pour ainsi dire, y vivait. L'un voyait dans la religion un simple instrument de gouvernement, un adjuvant de son ambition toute terrestre; l'autre pratiquait l'extase et l'oubli de soi dans un catholicisme mystique, sombre et flamboyant. L'un mena sa vie comme un météore dont l'éclat illumine encore les imaginations; l'autre fut un vaincu de l'existence, vivant misérablement dans les emportements vains et les fureurs impuissantes, écrivant faute de vivre et ne vivant jamais bien d'une écriture pourtant magnifique. L'un voyait les humains comme la pâte qu'on modèle pour construire son destin, indifférent aux autres et tout entier dans sa propre légende; l'autre puisait dans sa foi une immense compassion pour le pauvre, le laid, l'oublié, préférant toujours les humbles aux puissants, apercevant le salut dans le regard des réprouvés. L'un croyait à la force, l'autre à la faiblesse. Et pourtant Napoléon fournit à Léon Bloy le sujet d'un de ses grands livres, l'un des plus étranges et des plus beaux qu'on ait écrits sur l'homme inépuisable. Dans l'océanique bibliographie impériale, L'Âme de Napoléon figure parmi la poignée de curiosités fascinantes, la gerbe de textes hors du commun que le petit général corse a suscité chez les grands écrivains. - Laurent Joffrin
Raymond Radiguet, incroyable météore des lettres françaises, est mort dans la stupeur générale il y a désormais un peu plus d'un siècle. Il venait à peine, âgé de vingt ans, de rencontrer un succès fulgurant avec Le Diable au corps. Un pavé dans la marre littéraire qui a scandalisé et captivé non seulement le public, mais aussi toutes les plumes de l'entre-deux-guerres. Les plus grands auteurs de l'époque se déchirent sur ce chef d'oeuvre qui raconte avec une audace ahurissante la relation amoureuse entre un adolescent et la femme d'un soldat parti au front en 1914. Radiguet récidive quelques mois plus tard, juste avant d'être emporté par la fièvre typhoïde, avec Le Bal du comte d'Orgel, miracle de délicatesse, histoire bouleversante d'un amour dans la haute société. Le centenaire de la disparition de Raymond Radiguet est l'occasion de (re)lire et de faire (re)lire le Diable et le Bal, oeuvres d'un écrivain à nul autre pareil ici présentées dans une seule édition. Préface de Maxime Cochard
Résumé : Joris-Karl Huysmans (1848-1907), issu d'une lignée de peintres flamands, est aussi bien critique d'art que romancier. Dans Trois Primitifs, il traite de la peinture du Haut Moyen Age et de la Renaissance en alliant la flamboyance du style à la puissance du regard. C'est que l'enjeu va pour lui bien au-delà de l'esthétique. Devant le retable d'Issenheim peint par Matthias Grünewald, l'auteur expérimente une bouleversante rencontre avec le divin. Voici "le peintre le plus audacieux qui ait jamais existé, le premier qui ait tenté d'exprimer, avec la pauvreté des couleurs terrestres, la vision de la divinité mise en suspens sur la croix" ! Mais chose extraordinaire, Huysmans, quoique mystique, ne dédaigne pas pour autant les oeuvres érotiques. Par exemple celles de son contemporain Félicien Rops. Ces deux aspects de son travail critique, ici reliés, en donnent la clé : une exploration passionnée de la tension entre le bien et le mal, entre le sacré et l'eros. Cette édition de Trois Primitifs et de Félicien Rops est suivie d'une postface de Jean-Louis Poitevin.
On a du mal à comprendre qu'un roman d'une telle audace et d'une telle originalité soit demeuré si longtemps introuvable. Il doit y avoir une raison, qui n'est sans doute pas d'ordre littéraire. Octave Mirbeau (1848-1917) est de ces écrivains qui dérangent, de ceux qui, comme disait Jean Cocteau, ne savent pas "jusqu'où on peut aller trop loin" . Nous sommes dans une petite ville de l'Orne, pendant ces années 1860 où la France a juste commencé à basculer dans l'industrialisation. Le père de Sébastien Roch, quincailler, veuf et petit notable local, est servile à l'égard des nobles et méprisant avec les faibles. Son fils unique, double de l'auteur, se retrouve transplanté brutalement par la vanité paternelle dans un collège de Jésuites à Vannes. Il y est l'objet de toutes les moqueries. Au croisement du subjectif et de l'objectif, au point de rencontre entre l'intimité du lecteur et celle du narrateur, il y aura l'indicible : le viol. Sébastien Roch est un roman précurseur.