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Sébastien Roch
Mirbeau Octave ; Laby Victor ; Galano Jean-Michel
DES LUMIERES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782487102019
On a du mal à comprendre qu'un roman d'une telle audace et d'une telle originalité soit demeuré si longtemps introuvable. Il doit y avoir une raison, qui n'est sans doute pas d'ordre littéraire. Octave Mirbeau (1848-1917) est de ces écrivains qui dérangent, de ceux qui, comme disait Jean Cocteau, ne savent pas "jusqu'où on peut aller trop loin" . Nous sommes dans une petite ville de l'Orne, pendant ces années 1860 où la France a juste commencé à basculer dans l'industrialisation. Le père de Sébastien Roch, quincailler, veuf et petit notable local, est servile à l'égard des nobles et méprisant avec les faibles. Son fils unique, double de l'auteur, se retrouve transplanté brutalement par la vanité paternelle dans un collège de Jésuites à Vannes. Il y est l'objet de toutes les moqueries. Au croisement du subjectif et de l'objectif, au point de rencontre entre l'intimité du lecteur et celle du narrateur, il y aura l'indicible : le viol. Sébastien Roch est un roman précurseur.
La bourgeoisie vue par le petit trou de la serrure et l'oeil de ses domestiques, qui ne valent pas mieux qu'elle. Si les maîtres sont des pantins, Célestine, la femme de chambre, est une catin, d'ailleurs assez gentille, et Joseph, le jardinier cocher, une fripouille antisémite. Ajoutez à cela quelques épices 1900, les étreintes passionnées de Célestine avec un jeune tuberculeux, un viol, un vieillard fétichiste (la fameuse scène des bottines si bien enlevée dans le film de Buñuel), et vous avez le chef-d'oeuvre de notre terrible Octave, "un personnage extraordinaire, disait Léautaud, d'une fougue, d'une hardiesse, d'un anarchisme littéraire et artistique unique à cette époque".
Le Jardin des supplices n'est pas seulement le catalogue de toutes les perversions dans lesquelles s'est complu l'imaginaire de 1900. L'ouvrage exprime aussi l'ambiguïté de l'attitude d'un Européen libéral, mais Européen avant tout, devant le colonialisme et ce qu'on n'appelait pas encore le Tiers Monde. Pour Mirbeau, la Chine est le lieu des plaisirs mortels et, par leur système pénal et l'invraisemblable raffinement de leur cruauté, les Chinois ne peuvent être à ses yeux que des barbares: Emmanuelle sur fond de guerre du Viêt-nam, comme l'écrit Michel Delon. Mais les Chinois vivent dans une société plus solidaire et matériellement moins asservie que la nôtre. Et surtout ils sont d'admirables artistes. Tel est le paradoxe de la Chine: un jardin de supplices mais aussi les plus belles porcelaines, les plus beaux bronzes que l'on ait jamais faits. "Voici donc les Barbares à peau jaune dont les civilisés d'Europe à peau blanche violent le sol. Nous sommes toujours les mêmes sauvages, les mêmes ennemis de la Beauté."
Intrigant, ce M. Nortier. Un bourgeois enrichi qui règne sur un splendide domaine. Sa réputation de rapace des affaires lui vaut admiration et jalousie. Il est au centre des cancans. Son épouse ne s'éloigne jamais de son vieil amant, au vu et au su de tous. Et sa fille, amoureuse d'un jeune homme bien sous tous rapports, s'apprête à lui demander l'autorisation de se marier. Voilà le décor que plante Paul Bourget (1852-1935) dans cette nouvelle impressionnante. En peu de pages, avec son style impitoyable comme un coup de canne, l'écrivain noue une intrigue haletante et dépeint avec génie un double maléfique du Comte de Monte-Christo. Car Nortier, malgré ses millions, est un homme blessé qui s'apprête à accomplir une terrible vengeance...
Résumé : L'écrivain-médecin Anton Tchekhov (1860-1904) prête vie, dans ces vingt-six nouvelles écrites à la fin de son siècle, à un fabuleux inventaire de specimen et de cas. Sous sa plume précise comme un scalpel, soldats, mégères, Conseillers d'Etat et ivrognes de toutes les Russies s'élancent ensemble pour un magistral kazatchok. Quelle profusion, quelle acuité du diagnostic, quel humour ! Aux chagrins, aux déniaisements, aux coups du sort et aux excès de vodka, Tchekhov prescrit en guise de traitement sa souriante douceur et la grâce de son style. Ce recueil contient les nouvelles Un cas de pratique médicale, Ivane Martvèitch, La pharmacienne, La sirène, Un homme heureux, L'allumette suédoise, Alors c'était elle ! , Perpetuum mobile, Sans titre, Le miroir déformant, Au bain, Raté ! , Journal d'un homme emporté, Une bonne fin, Le miroir, Une noce, Le vengeur, Une vengeance, Le méchant garçon, La chance féminine, Un homme de connaissance, En villégiature, Egarés, Nocturne, Gens de trop et Le baiser. Préface de Jean-Michel Galano
Raymond Radiguet, incroyable météore des lettres françaises, est mort dans la stupeur générale il y a désormais un peu plus d'un siècle. Il venait à peine, âgé de vingt ans, de rencontrer un succès fulgurant avec Le Diable au corps. Un pavé dans la marre littéraire qui a scandalisé et captivé non seulement le public, mais aussi toutes les plumes de l'entre-deux-guerres. Les plus grands auteurs de l'époque se déchirent sur ce chef d'oeuvre qui raconte avec une audace ahurissante la relation amoureuse entre un adolescent et la femme d'un soldat parti au front en 1914. Radiguet récidive quelques mois plus tard, juste avant d'être emporté par la fièvre typhoïde, avec Le Bal du comte d'Orgel, miracle de délicatesse, histoire bouleversante d'un amour dans la haute société. Le centenaire de la disparition de Raymond Radiguet est l'occasion de (re)lire et de faire (re)lire le Diable et le Bal, oeuvres d'un écrivain à nul autre pareil ici présentées dans une seule édition. Préface de Maxime Cochard
André Laurie est l'un des noms de plume de Paschal Grousset (1844-1909). Cet écrivain a une vie aussi rocambolesque que les héros à qui il prête vie : journaliste, auteur de livres pour la jeunesse et de science fiction, il est le nègre de Jules Verne. Communard en 1871, il est condamné à la déportation au Bagne de Nouvelle-Calédonie, réussit à s'échapper et rejoint l'Australie. De retour en France, il devient député socialiste de Paris jusqu'à sa mort ! Publié par Hetzel en 1904, Le Géant de l'Azur déconcerte par son sens de l'anticipation. Alors que l'aviation en est à ses tous premiers balbutiements, les deux héros de ce roman pour la jeunesse, les frères Massey, mettent au point une machine volante, l'Epiornis. Ils fendent alors le ciel pour aller libérer, jusqu'aux confins du Transvaal, une jeune femme prise au piège de la guerre des Boers...