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A coups d’éclats : la violence verbale et ses expressions. L’adulte, le bébé et la clinique
Blès Marie-France
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782336507583
La violence a une longue histoire. Jamais la violence n'a été aussi présente dans l'espace public ou privé, autrement dit dans les discours désormais assignés à un destin de conflictualité voire d'irrationalité ; parler n'étant jamais sans risques chez les locuteurs. Cet ouvrage concerne les violences verbales dans les "interactions" et dévoile, à travers l'analyse de séquences langagières, jusqu'où peut aller la langue. Son originalité réside dans une approche transdiciplinaire marquée dans trois dimensions : -avec l'adulte qui, dans certaines conditions, use d'impolitesses, d'insultes, d'injures ou de mots grossiers pour attaquer le récepteur. -avec le bébé, l'accès au langage, aux objets et à l'intersubjectivité, inséparable d'une violence développementale le conduisant à l'appel d'une "force symbolique" (l'adulte) et à s'inscrire dans la socialisation. - puis, avec la clinique, lors de maladies neurologiques et/ou psychiatriques chez des adultes ou des adolescents qui, de manière stéréotypée, utilisent des jurons qui ne sont pas que réflexes ; ces derniers établissant un lien à l'antériorité par rapport à la situation actuelle.
Regards croisés sur le langage de l'adulte, du bébé et de l'adolescent Cet ouvrage constitue une étude du système d'adresse au sein d'une démarche transdisciplinaire circonscrite à la triple dimension du langage, de l'adulte, du bébé et de l'adolescent ; celui-ci étant défini comme [inventaire des "formes pronominales" (ex : "vous") et "nominales" (ex : "madame", "Manu") dont "se sert le locuteur pour désigner le récepteur". Il montre que la langue représente un moyen d'atteindre l'autre et, dans cette perspective, il examine, à l'aide de séquences langagières, les manières variées des locuteurs de marquer l'adresse avec ces formes ; les "incidences" qui en émergent dans les discours et sur les liens qui animent ces derniers. Il met en avant, à travers de "petites scènes intersubjectives", que le bébé se sert de ses capacités perceptives pour construire le système d'adresse avec l'adulte ; spécifiquement de mots ("fais", "toi") pour l'interpeler, en faire un interlocuteur ("tu") avec qui il peut "articuler sa pensée" ("Théorie de l'esprit") et se positionner sous des modalités différentes. Il s'intéresse ensuite au langage des adolescents et notamment de "décrocheurs" reçus dans un centre d'accueil. L'analyse de "situations" avec des adultes responsables et des enfants dans des "ateliers" révèle qu'ils tentent de s'ajuster à l'interlocuteur et contribuent "au réglage de la relation personnelle" avec celui-ci.
La négation, présente sous des formes et des procédés variés dans le fonctionnement des langues, offre l'avantage de pouvoir exprimer "ce qui n'est pas" par rapport à "ce qui est". Comment la négation est-elle marquée dans l'organisation de la langue ? Que modifie sa présence dans une structure phrastique ? Comment la négation apparaît-elle dans le langage de l'enfant ? La négation a-t-elle une représentation identique chez l'enfant et dans la clinique ?
Portzamparc Christian de ; Sollers Philippe ; Bles
L'un écrit, l'autre bâtit. Ils se connaissent depuis vingt ans et parlent ensemble de leurs passions communes : la poésie, l'architecture. C'est l'événement du 11 Septembre qui ouvre ce dialogue sur cette interrogation béante face à laquelle cela nous a laissé : à quelle destruction avons nous assisté ce jour-là ? Est-ce la fin d'un monde, et de quel monde ? L'un propose, l'autre répond, le premier reprend, le second argumente. Peut-on penser sans le langage ? Pourquoi, comment a-t-on inventé la rue ? le café ? la place ? Comment Apollinaire et Picasso se sont-ils rencontrés ? Qu'est-ce qu'un rêve prémonitoire pour un écrivain ? pour un architecte ? La musique est-elle de même essence que l'architecture ? C'est Hélène Bleskine qui a pensé, originellement, à cette rencontre, et son introduction permet aussi de comprendre pourquoi ces deux-là devaient nécessairement se rencontrer, et pourquoi Philippe Sollers et Christian de Portzamparc, qu'ils évoquent la Chine ou les tours de New York ont en commun plus qu'une langue... un espace poétique.
Portzamparc Christian de ; Sollers Philippe ; Bles
Résumé : L'aventure de ce livre a commencé un soir par l'une des rencontres entre écrivains et architectes, organisées par Hélène Blesizine à l'Ecole d'Architecture de La Villette-UP6. Mais il vient aussi d'une amitié ancienne. née sous le signe de la musique, bien avant la construction par Christian de Portzamparc de la cité de la Musique à Paris. Il faut faire une architecture pour le son, lui avait dit Philippe lors de leur première rencontre. Et c'est bien une sorte de musique que l'on entend ici, avec des fulgurances, des ruptures de rythme, des actes poétiques et la convocation de l'espace, de la lumière, de l'?il, du rêve, c'est-à-dire du "voir" et de l'écrire dans leur perspective ascendante.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.