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Ce que dit le silence
Blatter Bernard ; Ostovani Farhad ; Tâche Pierre-A
ATELIER CONT
20,00 €
Épuisé
EAN :9791092444889
C'est en 1994, dans une galerie parisienne où il expose une série de Montagnes, que le peintre d'origine iranienne Farhad Ostovani fait la connaissance de Bernard Blatter, alors directeur du musée Jenisch de Vevey, en Suisse. Des affinités communes apparaissent bientôt : la poésie de l'ancien Iran, la musique de Bach, et, surtout, un même regard sur l'art et sur le monde, regard empreint d'humilité laissant toute sa place au silence. La rencontre des deux hommes marque le début d'une amitié de vingt-cinq ans, interrompue en 2009 par la mort de Bernard Blatter. Le présent livre entend en retracer l'histoire, en recueillir les fruits ; il restitue, de sa naissance à son terme, le dialogue de deux visions. S'ouvrant sur une évocation, par Ostovani lui-même, de ses nombreuses et fructueuses rencontres avec celui qui l'aura soutenu jusqu'au terme de sa vie, il réunit ensuite l'ensemble des textes consacrés par Blatter à l'oeuvre de son ami peintre. Dans un style ample, vivant, évocateur, se révèle alors un regard pénétrant, nourri tout à la fois des sources artistiques partagées et d'une longue méditation.
Qu'est-ce qui, dans la société, la famille et le développement de la personne, amène un individu à commettre un ou plusieurs actes de délinquance, de la délinquance bénigne au crime le plus grave ? Cette 2ème édition actualisée, à jour des recherches les plus récentes dans le domaine de la délinquance, présente les fondements sociaux et psychologiques de la criminologie.
Blatier Catherine ; Le Blanc Marc ; Gimenez Caroli
Pourquoi un adolescent devient-il délinquant ? Peut-on connaître les risques de délinquance future des enfants ? L'agressivité existe-t-elle vraiment chez les jeunes enfants ? Peut-on parler de potentiel de délinquance chez un enfant de 3 ans ? Peut-on faire de la prévention dès la petite enfance ? Comment concevoir un programme de prévention ? Quels programmes de prévention donnent de bons résultats ? L'ouvrage répond à ces questions et donne des clés pour mieux comprendre la délinquance et les moyens d'y remédier. Il s'adresse aux éducateurs, parents, enseignants, travailleurs sociaux, magistrats, médecins, psychologues, mais aussi aux décideurs politiques et sociaux. En présentant une synthèse des résultats de très nombreuses recherches, il expose comment élaborer des programmes de prévention.
On a maintes et maintes fois raconté, ces cent dernièresannées, l?histoire du petit appentis de bois où trois jeuneshommes ? William S. Harley, Arthur Davidson et son frèreWalter ? ont mis au point la première moto Harley-Davidson.Les choses étaient, en 1903, bien différentes de ce qu?ellessont aujourd?hui, en termes de création d?entreprise. Sansorganismes gouvernementaux ni agences de protection del?environnement susceptibles de gêner leur progression, lesquatre artisans de Milwaukee, dans le Wisconsin, démarrèrentune affaire qui allait devenir un empire connu sous le nom deHarley-Davidson Motor Company. Le photographe DavidBlattel traite chaque photo comme une ?uvre d?art. Et, lorsqueson sujet ce sont les ?uvres d?art produites par les maîtres dela moto de Milwaukee, le résultat est doublement beau. Celivre rassemble le meilleur des portraits de Blattel ? plus decent machines sublimes ? ce qui constitue un catalogue àcouper le souffle des meilleures Harley-Davidson, des années1900 à aujourd?hui. L?expert de la marque Dain Gingerellireplace chaque moto dans son contexte historique ettechnique, avec des informations documentées. Le résultat estune splendide évocation de plus de cent ans de style etd?innovation Harley-Davidson.
Qu'est-ce qui, dans la société, la famille et le développement de la personne, amène un individu à commettre un ou plusieurs actes de délinquance, de la délinquance bénigne au crime le plus grave ? S'appuyant sur les recherches les plus récentes dans le domaine de la délinquance, cet ouvrage présente les fondements sociaux et psychologiques de la criminologie.
des Forêts Guillaume ; Rabaté Dominique ; Bettenco
Prolongeant la publication en 2015 des oeuvres complètes de Louis-René des Forêts en "? Quarto ? ", ce livre collectif présente pour la première fois de manière exhaustive tout l'oeuvre peint et dessiné de l'écrivain. On connaissait déjà par des expositions dans les années 70 et par des publications en revue (notamment le "? Cahier du Temps qu'il fait ? " en 1991, certaines reproductions dans le "? Quarto ? ") l'activité picturale de Louis-René des Forêts, à laquelle il s'est consacré durant plusieurs années alors qu'il avait cessé d'écrire. Mais on en avait jamais eu que des vues partielles, plus ou moins bien reproduites. C'est donc un manque que vient combler cette publication collective, en permettant de reproduire en grand format les soixante et une peintures de l'auteur et la totalité de ses dessins. L'ouvrage sert donc de catalogue raisonné de toute cette oeuvre secrète pour la donner à voir de la façon la plus exacte et la plus agréable, de la découvrir enfin dans l'ampleur et l'originalité de ses compositions, dans la variété de ses réalisations plastiques. Reprenant son titre à celui d'un des tableaux de des Forêts, cet ouvrage propose aussi une véritable enquête biographique et critique de la constitution de l'oeuvre picturale, en reprenant patiemment la chronologie des dessins et des tableaux, pour établir précisément l'archéologie ancienne d'une activité qui remonte aux années de collège entre 1930 et 1932. On trouvera ainsi l'ensemble des dessins que le jeune des Forêts fait sous nom d'emprunt de ses camarades et de ses maîtres, et où il jette les bases de l'univers adolescent qui irrigue son oeuvre jusqu'à Ostinato. On découvrira aussi une série de dessins de facture plus réaliste, des choses vues prises plus ou moins sur le vif, comme lors d'un voyage en Angleterre en 1970. Il faut donc souligner que l'ouvrage donne accès pour la première fois à une part véritablement cachée de l'oeuvre, qui est ainsi mise en rapport avec les tableaux, eux aussi donnés à voir pour la première fois de façon exhaustive, et dans un format qui leur rend mieux justice. Cessant d'écrire entre 1968 et 1974, Louis-René des Forêts trouve dans la liberté du dessin et dans l'aventure de la gouache une autre manière de s'exprimer, sans doute plus proche d'un monde onirique auquel il donne libre cours, dans des compositions souvent baroques qui jouent des effets de redoublement et de miroir. Quand il entreprend à partir de 1975 "? Légendes ? " qui deviendra Ostinato, il pose définitivement crayons et pinceaux. Mais le détour par la peinture, par les visions qui s'imposent à lui pendant ces années, a nourri le retour à une écriture poétique et obliquement autobiographique. Pour accompagner ce voyage dans les tableaux et les dessins, l'ouvrage propose aussi plusieurs pistes de réflexion sur les liens entre écriture et dessin. L'introduction de Dominique Rabaté revient sur la puissance onirique des tableaux. Bernard Vouilloux établit avec soin la chronologie des dessins en commentant précisément leur évolution. Pierre Vilar déplie les trois temporalités qui fabriquent le pouvoir d'étrangement de visions qui consonnent avec celles de Klossovski ou de Bettencourt (dont les textes sont ici repris en fin de volume). Nicolas Pesquès suggère deux récits critiques qui rendent compte du hiatus et des liens entre littérature et peinture chez des Forêts.
A l'appel d'une voix chère, une femme se réveille dans une chambre d'hôpital. Elle se met en chemin. Dehors, le monde sort d'un cataclysme ; la vie reprend ses droits, parcimonieuse, précaire. Guidée par son intuition et le désir de retrouver une présence qu'elle n'a peut-être que rêvée, cette femme amnésique gagne la campagne, fait de brèves rencontres, s'endort dans une forêt. Son voyage, de station en station, prend une allure initiatique. Le mystère qui traverse le premier roman de Livane Pinet n'est pas de ceux qui se résolvent au bout d'un récit à suspense ou qui s'éclairent d'une lecture par clefs. Ce mystère, poétique, est celui d'un face-à-face avec une présence qu'on ne sait déchiffrer et dans laquelle on devine cependant comme une traduction de l'essence même des choses. L'innocence de son héroïne ouverte à tous les signes, livrée à toutes les atteintes d'un monde au bord de la catastrophe, et s'avançant pourtant sans crainte à sa rencontre, ressemble à une page blanche sur laquelle s'inscrit la difficile leçon d'un univers dont se révèle surtout l'opacité.
Il y a dans les photographies de Jean-Jacques Gonzales une double postulation qui les rend très belles, qui intrigue cependant et qui au premier abord peut sembler contradictoire, mais qu'on sent qui leur donne une intensité si intérieure qu'elle appelle leur spectateur à vouloir en élucider les raisons. D'une part, voici le monde, sa prodigieuse apparition, sa substantialité parfaite : des terres, des buissonnements d'arbres, de grands ciels, il semble que le photographe n'aime d'emblée rien tant que ce qui est, qui semble absolu tant il est puissant . Mais d'autre part, c'est étrange, tout ici ou presque est comme voilé, lointain, comme suspendu dans une incertitude analogue à celle qui vient des rêves, et de surcroît des événements perturbants s'annoncent, qui ne se produisent pas mais qui inquiètent. Une tension est à l'oeuvre dans ces images, et Jean-Jacques Gonzales est un témoin divisé : s'il adhère à ce monde, s'il en approuve immédiatement la vie, les essences et la force, cependant un voile, ou une distance ou une tache noire dans l'esprit l'en sépare aussi. Or cette tension se marque dans l'art particulier, double lui aussi, qui est ici conduit. D'abord le photographe accueille ce qui est, fait droit spontanément aux phénomènes : c'est avec fraîcheur, et à l'improviste, qu'il s'est arrêté, requis. Mais ensuite, à cet art premier de l'étonnement, de la perception naïve et disponible, s'en ajoute un autre tout contraire, qui vient après la prise de vue et qui s'exerce non plus sur le motif mais au laboratoire, un autre art alors second, très appliqué celui-ci, conscient de ses moyens autant que patient, qui est l'art de travailler le tirage pour en transformer le rendu et conduire celui-ci à son image finale. Les deux postulations affectives de Jean-Jacques Gonzales s'expriment chacune en l'un des deux moments de son double ouvrage photographique : l'adhésion au monde coïncide avec l'instant premier de la prise de vue, le retrait ou le voilement du monde correspond au second temps du travail des retouches.
Résumé : C'est ainsi que j'érige les idoles polymères, chimie sophistiquée de l'être au monde. Elles me parlent comme je leur parle, une harangue de sourds-muets dans le silence peuplé du rien à dire. Que font-elles ? Elles gesticulent. Elles gesticulent pourquoi dire, pourquoi faire, je ne le sais pas, pour rien. Et pourtant ce rien dit quelque chose. Il a pris corps pour tout dire du rien à dire après tout très loquace. OEuvre atypique que celle Jean Claus - non seulement du fait de l'ancrage régional de l'artiste, qui tient résolument son Journal d'un Vosges-trotter, mais aussi et surtout de l'inspiration baroque de sa peinture et de sa statuaire. Tableaux de couples nus s'égayant dans des cieux pastel, sculptures de corps androgynes en suspension acrobatique, monuments copulatifs, oratoires, reliquaires, autels domestiques, vaisseliers... : autant dire que la visite de son atelier - ou de son "garde-meubles", selon le mot de l'artiste - vaut pour une exploration de l'inclassable. Et que, face à l'irrésistible légèreté de cet art, qui balance entre l'anachronisme riant de ses sujets et l'ironique modernité de ses matériaux, c'est le spectateur, pour finir, qui ne sait plus sur quel pied danser.