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Les diagonales du temps. Marguerite Yourcenar à Cerisy
Blanckeman Bruno
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753504325
Du 3 au 10 juillet 2006 se sont tenues à Cerisy-la-Salle les premières rencontres internationales consacrées en ces lieux à l'?uvre littéraire et la figure intellectuelle de Marguerite Yourcenar Le présent ouvrage en constitue les actes. Plusieurs articles étudient les positions de Marguerite Yourcenar dans le concert des idées de son temps. c'est-à-dire de ses époques successives (début des années 1920/f in des années 1980) Ses essais. ses récits. ses lettres en portent la trace. dans le domaine esthétique et politique. sur le terrain des m?urs comme sur celui des grands enjeux de société Se profile l'image d'un écrivain singulier qui. s'exprimant à côté des grandes vagues de la modernité. invente un rapport à la tradition libre de tout académisme. et d'une intellectuelle atypique qui. sans adhérer aux idéologies progressistes de son temps. manifeste par ses prises de position et ses choix d'existence un rejet altier de tout traditionalisme D'autres articles étudient les différentes facettes du temps qui constituent l'intérêt prismatique de l'?uvre coupe historique des romans. ouverture généalogique des mémoires. amplitude mythique des nouvelles et des drames. mesure diariste de la correspondance La littérature permet à l'écrivain de déployer un souci d'érudition critique - une archéologie du savoir - et une réflexion sur les invariants ontologiques - un hors-temps de la pensée pure. orienté vers l'approche de " l'assertion humaine ". Ce travail d'abstraction vise moins à occulter le monde contemporain qu'à l'asseoir en profondeur d'une durée réfléchie. Temps d'un siècle. des arts. de soi. des Lettres les séquences de cet ouvrage déclinent ainsi les différentes diagonales du temps qui constituent pour Marguerite Yourcenar un imaginaire romanesque autant qu'une éthique de penseur
Ecrivain-météore, Hervé Guibert disparaît en 1991 à l'âge de 36 ans, atteint par un sida dont il compose en pionnier les premiers récits littéraires. Leur succès tend à éclipser l'oeuvre singulière de cet écrivain proche de Foucault et ami de Barthes. Ce dossier offre l'occasion de redécouvrir Guibert par l'étude de trois textes génériquement distincts - un recueil de nouvelles (L'Image fantôme, 1983), un récit d'enfance (Mes Parents, 1986), un journal (Le Mausolée des amants, posthume, 2001) - qui contribuent à l'avènement d'une pratique alors nouvelle, l'autofiction. Un entretien avec Marie Darrieussecq permet de mesurer son influence sur une génération nouvelle d'écrivains.
Quelles sont les principales évolutions du roman, en France, de la fin du XVIIIe siècle à la première décennie du XXIe?Quels écrivains et quels ouvrages ont contribué à faire du roman un genre majeur toujours vivant?Quelles relations successives le roman entretient-il avec l'histoire, les idées, les mentalités, les valeurs de son temps?Cet ouvrage étudie les différents modèles esthétiques par lesquels le roman affirme sa puissance culturelle et qui s'emboîtent les uns dans les autres au gré d'une histoire tumultueuse. Il s'appuie sur des panoramas littéraires et l'étude des oeuvres qui ont marqué les temps forts de cette histoire.
Résumé : Publié en 1951, Mémoires d'Hadrien marque l'émergence d'une figure majeure de la scène culturelle contemporaine, Marguerite Yourcenar. Tout à la fois roman, lettre, récit de soi, essai, le dispositif conçu par Marguerite Yourcenar permet d'expérimenter un rapport singulier à l'Histoire. Sur fond d'Antiquité romaine, de guerre et de paix, mais aussi de passion amoureuse, les données érudites sont travaillées par une méditation dont le temps, le devenir des sociétés et le principe de civilisation constituent les enjeux principaux. Il s'en dégage une dimension humaniste qui, loin d'exalter l'espèce humaine au détriment du monde, ouvre à la pleine conscience de notre altérité. Les livres des poètes et des philosophes en sont les médiateurs, tout comme la coprésence au monde de l'humain et de l'animal. La diversité substantielle du roman ainsi étudiée est située à l'intérieur de l'oeuvre, avec laquelle elle entre en résonance : Carnets de notes des "Mémoires d'Hadrien", mémoires et correspondance de l'auteure. L'analyse d'une page retranchée de la version finale du roman, mais archivée, permet par ailleurs d'entrer dans l'atelier noir de l'auteure, au plus près du processus de la création romanesque.
Blanckeman Bruno ; Samoyault Tiphaine ; Viart Domi
Puisque Eric Chevillard s'obstine au fil de ses livres, à coups de raisonnements absurdes, de refus des conventions narratives et d'invention de formes aberrantes, à construire une oeuvre qui ne ressemble à aucune autre, peut-être est-il temps pour les critiques de s'intéresser à ce cas singulier de folie littéraire et d'étudier ses textes", Pierre Bayard.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.