Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lectures de Marguerite Yourcenar. Mémoires d'Hadrien
Blanckeman Bruno
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753534889
Publié en 1951, Mémoires d'Hadrien marque l'émergence d'une figure majeure de la scène culturelle contemporaine, Marguerite Yourcenar. Tout à la fois roman, lettre, récit de soi, essai, le dispositif conçu par Marguerite Yourcenar permet d'expérimenter un rapport singulier à l'Histoire. Sur fond d'Antiquité romaine, de guerre et de paix, mais aussi de passion amoureuse, les données érudites sont travaillées par une méditation dont le temps, le devenir des sociétés et le principe de civilisation constituent les enjeux principaux. Il s'en dégage une dimension humaniste qui, loin d'exalter l'espèce humaine au détriment du monde, ouvre à la pleine conscience de notre altérité. Les livres des poètes et des philosophes en sont les médiateurs, tout comme la coprésence au monde de l'humain et de l'animal. La diversité substantielle du roman ainsi étudiée est située à l'intérieur de l'oeuvre, avec laquelle elle entre en résonance : Carnets de notes des "Mémoires d'Hadrien", mémoires et correspondance de l'auteure. L'analyse d'une page retranchée de la version finale du roman, mais archivée, permet par ailleurs d'entrer dans l'atelier noir de l'auteure, au plus près du processus de la création romanesque.
Quelles sont les principales évolutions du roman, en France, de la fin du XVIIIe siècle à la première décennie du XXIe?Quels écrivains et quels ouvrages ont contribué à faire du roman un genre majeur toujours vivant?Quelles relations successives le roman entretient-il avec l'histoire, les idées, les mentalités, les valeurs de son temps?Cet ouvrage étudie les différents modèles esthétiques par lesquels le roman affirme sa puissance culturelle et qui s'emboîtent les uns dans les autres au gré d'une histoire tumultueuse. Il s'appuie sur des panoramas littéraires et l'étude des oeuvres qui ont marqué les temps forts de cette histoire.
Ecrivain-météore, Hervé Guibert disparaît en 1991 à l'âge de 36 ans, atteint par un sida dont il compose en pionnier les premiers récits littéraires. Leur succès tend à éclipser l'oeuvre singulière de cet écrivain proche de Foucault et ami de Barthes. Ce dossier offre l'occasion de redécouvrir Guibert par l'étude de trois textes génériquement distincts - un recueil de nouvelles (L'Image fantôme, 1983), un récit d'enfance (Mes Parents, 1986), un journal (Le Mausolée des amants, posthume, 2001) - qui contribuent à l'avènement d'une pratique alors nouvelle, l'autofiction. Un entretien avec Marie Darrieussecq permet de mesurer son influence sur une génération nouvelle d'écrivains.
Où en est la littérature narrative française depuis les années 1980 ? Pour le savoir, cet essai étudie l'oeuvre de trois écrivains déterminants et leur projet respectif : l'investigation ironique des usages contemporains et des coutumes littéraires par Jean Echenoz ; la volonté propre à Hervé Guibert de se connaître, qui le conduisit à transgresser les contours convenus de l'autoportrait, à prospecter les envers de l'humain décor ; l'assimilation d'une érudition des plus éclectiques par Pascal Quignard, et son actualisation en fonction d'obsessions rémanentes. Représentatives par leur distinction même des différentes orientations littéraires en cours, ces trois oeuvres permettent aussi de dégager quelques tendances esthétiques. Des formes classiques de fiction ressurgissent, dans la parfaite mémoire des avant-gardes qui les ont tout au long du siècle dernier contestées : simultanément les romans énoncent et dénoncent le romanesque. Un renouvellement des pratiques autobiographiques s'observe aussi, qui refuse toute approche constituée du Sujet et déstabilise l'idée d'identité autant qu'il aide à la constituer. Récits indécidables, pour ces raisons : à toute position formelle, thématique, sémantique fixe, ils préfèrent les postures mouvantes, volontiers paradoxales. Cette nature ambiguë en fait par excellence des passeurs pour temps indécis. L'esthétique littéraire contemporaine, loin des frivolités qu'on lui reproche parfois, porte ainsi à la légère une réelle densité, culturelle et ontologique.
Les réalisations littéraires, les modèles culturels, les pratiques éditoriales ne cessent de bouger, dans des directions et selon des logiques qu'il est souvent difficile d'appréhender. L'année 2011 semble être le moment opportun pour prendre une première mesure de ces transformations en étudiant les récits de la première décennie du XXIe siècle. Ce colloque se veut donc un observatoire critique des évolutions les plus récentes de la littérature narrative et un laboratoire théorique ouvert sans discrimination aux différentes approches permettant d'en comprendre les enjeux en temps réel. Narrations d'un nouveau siècle: quels types de romans, récits, nouvelles, textes de soi, le XXIe siècle débutant génère-t-il? Quelles images et quels imaginaires les proses littéraires produisent-elles de ce même siècle? Pour aborder ces questions, plusieurs axes pourront structurer les communications et les débats: - un axe historique: quels événements marquants et quels phénomènes de fond, nationaux ou internationaux, intéressent les récits? Quelles relations au passé et quelles représentations du passé s'en dégagent? Quels éléments de continuité et quels éléments de distinction s'observent par rapport aux oeuvres publiées dans la précédente décennie? Ces questions d'ordre thématique inciteront à s'interroger aussi en termes d'histoire littéraire. Dans quelle mesure la représentation de ces événements peut-elle constituer un critère de périodisation (littérature fin de siècle / tournant de siècle / début de siècle)? Que devient la littérature en tant que discipline culturelle et mode de création artistique? Quelle légitimité recouvre aujourd'hui l'idée de littérature française et, à travers elle, de littérature nationale? - un axe esthétique: quelles oeuvres notoires émergent depuis 2001 et selon quels critères d'identification? Comment évoluent les oeuvres déjà consacrées, certaines dès les années 1960, d'autres au début des années 1980, plusieurs encore dans la décennie des années 1990? Ces questions conduiront à s'interroger sur d'éventuelles esthétiques et poétiques communes à ces différentes oeuvres. On pourra ainsi se demander quel degré de pertinence recouvre encore la notion de genre, ce qu'il en est exactement des genres anciens (le roman, l'autobiographie) et des pratiques qui se fondent comme genres nouveaux (l'autofiction, la biofiction) ou comme hybrides (l'essai) et les contenus que recouvrent aujourd'hui les idées d'avant-garde et d'expérimentation, de tradition et d'académisme. - un axe culturel: comment se marque l'appartenance de la littérature à son environnement social, politique, artistique, et comment interagit-elle avec lui? On favorisera plusieurs ordres de questionnement. Quels rapports la littérature entretient avec l'idée de communauté en général et avec certaines communautés en particulier? Qu'expriment les récits dont les auteur(e)s viennent d'ailleurs, souvent d'anciennes colonies, dans lesquels se manifestent les tensions entre deux cultures? Comment évolue la littérature des femmes, souvent axée sur des problématiques relatives au genre sexuel, mais éloignée de tout féminisme militant? Peut-on parler d'écritures gays? En même temps que des oeuvres, c'est la tentation d'une approche culturaliste du phénomène littéraire, les échos et les réticences qu'elle rencontre en France, qui pourra ainsi être abordée.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.