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Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135)
Blanchetière François
CERF
54,00 €
Épuisé
EAN :9782204062152
Récusant la thèse de l'école de Tübingen qui fait encore loi dans l'historiographie juive des origines chrétiennes, reprenant les travaux les plus récents qui aboutissent à une reconsidération fondamentale du judaïsme palestinien, avant et après la destruction du Temple en 70, sans oublier l'apport des manuscrits de la mer Morte, s'appuyant sur des travaux exégétiques récents autour des Actes, aussi bien que des Evangiles canoniques, Matthieu surtout, ou de la littérature apocryphe, l'auteur a voulu dans une démarche d'historien tenter de comprendre et de reconstruire autant que possible et dans ses multiples aspects l'évolution du mouvement suscité par la personnalité hors du commun de Jésus de Nazareth. La première partie s'attache à inventorier les données disponibles relatives aux " Nazaréens " - récusant le terme inadéquat et cependant reçu de judéo-chrétien - tout en fournissant une réflexion méthodologique et historiographique pour se situer par rapport à ses devanciers. Dans une seconde partie, on a tenté de retrouver la démarche intellectuelle de ces " Nazaréens ", leurs idées et leurs croyances, leurs pratiques, enfin de déceler le processus d'estrangement et de rupture du lien à la matrice judéo-palestinienne. Cette Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135) entend constituer une base de travail et de réflexion, un instrument de travail sur un moment de l'histoire du christianisme trop souvent oblitéré et pourtant, étymologiquement, fondamental. Son propos apparaît donc différent et surtout plus large que celui de nombre de ses prédécesseurs.
Blanchetière François ; Chambrion Matthieu ; Join-
La vie des monuments publics est beaucoup moins paisible que ce que l'on pourrait croire ! Les statues érigées en hommage à Honoré de Balzac en donnent d'éloquents exemples, à commencer par la toute première d'entre elles, due à Paul Fournier, qui fut inaugurée à Tours en 1889 et détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. Le cas le plus célèbre reste celui du monument commandé à Rodin par la Société des gens de lettres en 1891, après l'échec d'un premier projet confié à Henri Chapu, mort sans avoir pu dépasser le stade de la maquette. Il fallut sept ans à Rodin pour créer son Balzac, aujourd'hui reconnu comme l'un de ses grands chefs-d'oeuvre mais qui suscita en 1898 une violente polémique, très importante pour l'histoire de l'art en général et pour celle des monuments publics en particulier, autour de questions comme la liberté de l'artiste ou encore la ressemblance entre l'oeuvre et le personnage qu'elle doit honorer. Rassemblant les essais des meilleurs spécialistes de la statuaire publique et de Balzac, le catalogue Monumental Balzac raconte cette histoire, et d'autres encore, à travers quelque tao sculptures, peintures, dessins, estampes, photographies et documents d'archives, illustrant les projets d'Auguste Rodin, de Paul Fournier, d'Henri Chapu, d'Alexandre Falguière, d'Anatole Marquet de Vasselot, ainsi que des sculpteurs tourangeaux François Sicard et Marcel Gaumont.
En japonais, " okuden " signifie " caché ". Le judo okuden est donc le judo caché, l'aspect que les grands maîtres traditionnels réservaient aux initiés triés sur le volet. En judo, on pourrait penser qu'il n'y a pas d'aspect okuden tant cet art martial est devenu un sport médiatisé. Et c'est vrai : le judo sportif n'est pas " okuden ". Mais le judo sportif n'est pas le judo des grands maîtres du début de sa création. Depuis plus de cent ans, le judo a évolué et nombre de ses valeurs et de ses pratiques ont disparu ou évolué vers plus de popularité. Peu de personnes peuvent prétendre maîtriser l'art du judo originel (Koji Judo) qui survit dans l'ombre du judo sportif. C'est cette partie cachée qui remonte aux origines du judo que souhaite vous faire découvrir l'auteur afin de conserver à l'esprit l'importance de la tradition et de la transmission des techniques de maître Jigoro Kano.
Après la destruction du Temple en 70, la société juive était à reconstruire. C'est ce qu'entreprirent les Sages, successeurs des pharisiens. Toute une littérature, en hébreu, témoigne de cette période où judaïsme rabbinique et christianisme sont en gestation. Dan Jaffé se livre ici à l'étude et à une présentation critique de textes fondamentaux en utilisant avec rigueur les différentes disciplines universitaires requises pour une telle démarche. Ainsi dégage-t-il la perception que les Sages du Talmud ont des premiers chrétiens et disciples de Jésus. Il met en évidence le regard de ces mêmes Sages sur les textes sacrés et les pratiques des judéo-chrétiens. Il montre la réaction du judaïsme rabbinique dans ce moment de crise face aux déviants et à ses propres normes. On apprendra ainsi qu'avant les années 70, les Sages et les disciples du mouvement de Jésus se côtoyaient et pouvaient même interpréter la Loi communément. Cette lumière jetée sur les bouleversements qui ont engendré la séparation entre juifs et chrétiens ainsi que sur les relations souvent tendues au sein même du monde juif permet de voir aussi comment s'est opéré le passage d'une société pluraliste vers une société institutionnelle imposant ses normes et comment se sont constituées progressivement une orthodoxie et une hétérodoxie.
Approfondissant son enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), publié dans la même collection " Initiations ", l'auteur reprend la question que se posait déjà le contemporain de Constantin au IVe siècle : comment comprendre la rapide expansion du mouvement des disciples de Jésus de Nazareth ? François Blanchetière tente de répondre à partir d'une meilleure prise en compte de la conjoncture socioculturelle et d'un parallèle avec la montée des cultes orientaux en Occident. Une approche qui se révèle riche d'enseignements. L'idée de " mission " se trouve remise en cause car étrangère à la mentalité des judéo-palestiniens aussi bien qu'à celle des non-juifs du Ier siècle de notre ère. Les disciples de Jésus doivent être vus fondamentalement comme des " témoins ", pour reprendre la formulation de l'épître de Pierre, et non comme des propagandistes.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !