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Polar et postmodernité
Blancher Marc
L'HARMATTAN
53,00 €
Épuisé
EAN :9782343103013
Né au coeur de la tourmente transformationnelle qui caractérise les Etats-Unis et l'Europe au XIXe siècle et qui s'incarne aussi bien au niveau culturel qu'économique, politique, scientifique et sociétal - le polar incarne la contradiction par excellence. En effet, ses détracteurs disent de lui qu'il est à la fois populaire et inclassable, les aficionados y voient a contrario un genre riche à l'infini, se nourrissant aussi bien de la science que du social, et qui inclut aujourd'hui des oeuvres aussi diverses et variées que celles d'Agatha Christie et Georges Simenon, en passant par Sir Arthur Conan Doyle ou encore Stieg Larsson. En amont de son travail de recherche, Marc Blancher substitue au terme "roman" policier celui de "forme" policière et interroge le terme même de "policier", tant l'objet, aussi culte soit-il sous cette désignation, est on ne peut plus mal nommé, eu égard à ce qu'est sa réelle substance, et surtout trop facilement rapporté à 1a modernité qui 1'a vu naître. Et si le polar avait incarné une postmodernité avant l'heure ? L'auteur présente, interroge et, 1e cas échéant, propose des alternatives aux (fausses) pistes empruntées pour traiter cet objet, et il le fait via la mise en abyme d'un genre qu'il aime trop pour ne pas se faire un devoir de le soumettre à la critique.
Pour désigner les auteurs anciens, grecs et latins, qui le fascinent et qui, plus vivants que fantômes, se penchent sur son règne d'écriture, Pétrarque a une expression précise : les amis secrets. Il l'écrit en plusieurs textes comme la formule heureuse pour parler de ces morts éternels, qu'il espère rejoindre dans quelque paradis - ou champs-élysées. C'est là son souhait et sa prétention : il s'emploie presque désespérément à égaler leur force en faisant l'éloge de leurs vertus. C'est maintenant lui qui me guide pour nommer respectueusement, mais pas sans ironie ni recul, ces amis secrets - nombre d'entre eux étant encore vivants - qui ont façonné la présente main à écrire. Leur amitié est faite de rencontres que la matière du livre rend aussi impalpables que la science des sons ou la vision d'un tableau. Rencontres quotidiennes, sous une forme ou une autre, qui me font espérer avec la même prétention des hommes nouveaux, proches de ce que je tente intuitivement de devenir, traquant comme tout un chacun la lumière dans la pénombre.
Résumé : " Je crois que Jean-Gille Badaire parle dans ses toiles. Qu'il nous raconte le secret d'une création. En mettant en scène l'enfance et ses craintes, la vie et ses douleurs. Dans l'espace d'une noirceur qui ne veut pas être le fruit du néant. Que de mort en crime, de sexe en abîme, il nous attire vers la vie. Et que vivre, c'est encore et toujours voir. Comme l'alchimiste, même ignorant, se doit de le faire, le peintre sauve notre regard de la cécité en ressuscitant un art de la déflagration. " -M.B.
Soit : c'est un livre qui pense, avec les dites pensées numérotées un peu comme ces chambres d'hôtel derrière lesquelles le plaisir nous attend, à moins que la porte ne se referme sur une version de l'enfer. Ce présent texte pourrait bien sûr vous abreuver d'extraits, comme on cherche à convaincre par l'emploi de quelques sentences. Le quotidien vibre de toutes parts : avoir des certitudes a parfois ses avantages. Néanmoins, malgré la nature méditative de ces proses, confirmée par le titre, parlons de l'autre versant qui descend : la brièveté. En toute chose n'est-elle pas la vérité qui nous rassemble ? Ici, le fantasme vient rôder, la blessure ne se fait pas entendre, toute affirmation s'énonce difficilement parmi tant de hoquets. De quoi exactement s'agit-il ? pourrait-on dire, avant de laisser le livre prendre la parole. Ne répondons pas. Tout en ce lieu est devenu vivant à force de signes et de sens. Soyez juste les bienvenus parmi ces demeures souriantes et ces lieux d'écorchement. D'accord ? Si vous entendez une petite musique, vous pouvez retourner l'ouvrage. Il commence ainsi.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.