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Moët Hennessy, lieu de transformation culturelle et architecturale au cœur de Saint-Germain-des-Prés
Blaisse Lionel
AAM
45,00 €
Épuisé
EAN :9782871434054
Enthousiasme, curiosité et plaisir : ces trois maîtres mots ont guidé la démarche de l'agence d'architecture Barbarito Bancel Architectes (Ivana Barbarito et Benjamin Bancel) dans la conception des nouveaux espaces de travail Moët Hennessy. Le groupe, qui représente l'excellence en matière de vins et spiritueux, a installé son siège français au-dessus de la Grande Epicerie de Paris, aux étages supérieurs du Bon Marché, sur 10 000 m, au coeur du Paris gastronomique. Les espaces de bureaux d'aujourd'hui sont en mesure de développer des qualités similaires à celles des lieux de vie : créer des émotions, éveiller les sens. L'intégration de ces réflexions et la transposition en architecture des valeurs du groupe Moët Hennessy ont constitué le geste initial du projet. L'excellence, le savoir-faire, l'artisanat, le soin porté aux détails, l'authenticité des matériaux, la noblesse sans ostentation, la fête, le plaisir de célébrer, l'art de déguster, autant de valeurs portées par le groupe Moët Hennessy, devenues sources d'inspiration pour les architectes.
Après des études à l Ecole spéciale des travaux publics puis aux Beaux-Arts dans l atelier d Auguste Perret entrecoupées par son engagement dans la Résistance, Antony Béchu met à profit sa double casquette d ingénieur et d architecte pour dessiner des ponts en Amérique du Sud, pour prendre part activement à la reconstruction de son pays, à l opération Million et construire tant dans l Hexagone qu en Afrique occidentale et en Algérie où la guerre croise une nouvelle fois son chemin.Professionnel militant, il s enrôle avec conviction auprès de la Confédération des Travailleurs Intellectuels, auxquels il obtient la sécurité sociale, et du Syndicat de l Architecture, réforme la Mutuelle des Architectes Français et siège au Conseil National de l Ordre des Architectes avant de clôre sa carrière à l Académie d Architecture.Homme de foi, son oecuménisme lui vaut d être désigné juif d honneur.L Histoire, son métier, ses voyages, sa famille et ses amitiés ont forgé un personnage aux vies et visages multiples auquel rend hommage, deux ans après sa mort, un de ses pairs architectes, son fils Anthony Béchu.
Résumé : Si tout bâtiment emblématique se retrouve sous les feux des projecteurs des médias lors de son inauguration, il est plus rare qu'il suscite encore leur intérêt a posteriori. Pourtant, l'architecture est par essence durable ! A l'occasion du dixième anniversaire du Parlement européen de Strasbourg, ses auteurs d'AS Architecture Studio souhaitent ici revenir sur la destinée architecturale, urbaine, paysagère, régionale, sociale et politique de cette prestigieuse institution internationale.
Dans l'esprit de la grande tradition de leurs prédécesseurs - de la Sécession viennoise ou du Bauhaus-, les architectes contemporains aspirent à s'emparer des objets domestiques et tertiaires qui meublent nos existences. Ils militent pour que leur mission englobe ce qu'ils envisagent comme des petites architectures venant logiquement compléter et valoriser le cadre de vie qu'ils construisent. L'exposition Le mobilier d'architectes, 1960-2020 et le catalogue qui l'accompagne dressent un panorama critique de tous les "mobiles" qui conduisent l'architecte au mobilier, qu'il soit héritier de la tradition ou "chercheur", "designer occasionnel", "professionnel du design", voire "éditeur", "engagé" ou tout simplement "passionné de design".
Résumé : Les remarquables hôtels d'Evreux -bâti sous Louis XIV sur la place Vendôme-, Desvieux et Castanier - érigés rue des Capucines sous le règne de son successeur-constituèrent à partir de 1854 te siège social du tout nouveau Crédit Foncier de France, mis alors en place pour financer les grands travaux du baron Haussmann sous le second Empire. Remanié au XIXe siècle et augmenté au suivant de deux immeubles de bureaux rue Cambon, cet exceptionnel ensemble patrimonial -revendu en 2003 à un fonds privé- vient de renouer après sept ans d'études et de travaux avec sa splendeur passée. En effet, sous la maîtrise d'ouvrage de Vinci Immobilier et d'ADIM, Anthony Béchu -architecte du patrimoine- et Alain-Charles Perrot -architecte en chef des monuments historiques- ont imaginé sa renaissance, mise en oeuvre par plus de cinq cents compagnons et ouvriers issus de soixante-seize entreprises, pilotées par Vinci Construction. Ce livre leur rend hommage en restituant les multiples facettes de cette vaste aventure humaine et technique qui apporte sa pierre à l'ambition de Paris de demeurer la capitale internationale des arts.
La ville est au centre de nos désirs et de nos nostalgies. En même temps, elle peut être l'objet de nos effrois et de nos fuites. Ce paradoxe courant est aussi ancien que l'Humanité. On peut en faire l'archéologie religieuse et littéraire. Qu'en est-il dès lors de la pensée philosophique ? Celle-ci n'aurait-elle d'autre tâche que de confirmer la contradiction ? S'est-elle au contraire assigné de dépasser les ambiguïtés qui frappent toute ville ? Au premier regard, la ville -cette forme de rapports sociaux inscrite en un lieu- ne semble pas intéresser le philosophe. Il est bien davantage saisi par l'angoisse de son propre destin et ce qui le taraude surtout est le temps, ce temps qui passet et qui ronge toute chose... On peut comprendre. Mais c'est bien étranger car la philosophie est la fille de la vie urbaine, comme la politique d'ailleurs. Ni Socrate, ni Platon, no Aristote ne le nieront. Et même Heidegger ne peut se définir que par opposition. La ville est donc présente dans la philosophie, mais comme tacitement. Cette anthologie cherche à dépister la pensée philosophique sur la ville, à la faire émerger des sédiments qui la cachent. Elle répond à un besoin de penser la ville à nouveau et mieux. Parce que la crise de la ville s'accélère depuis que son destin est aux mains de sophistes dont le langage a pour unique fonction de justifier les projets qu'ils promeuvent. Le discours sur la ville n'est pas celui de la rationalité ni celui de l'équilibre. Il n'est qu'utilitaire, destiné à légitimer des actes d'accaparement et à en cacher le prix, l'exclusion. D' " établissement commun " qui est sa vocation, la ville devient ainsi l'empire des bureaucraties privées et de l'Etat, ces dernières se déployant parfois sous le couvert de la mise en ?uvre de grands projets culturels. Il est temps de remettre à l'endroit la pensée sur la ville. Pour que la ville devienne enfin ce lieu de production, de liberté et d'égalité qui est sa raison d'être. Et dans ce but, y a-t-il une meilleure école que la relecture des Philosophes ?
Les maquettes d'architecture sont apparues il y a quelque 8000 ans. Depuis, elles n'ont jamais cessé d'exercer leur fascination, répondant aux usages les plus divers. Elles accompagnent les défunts dans l'au-delà (maisons d'âmes égyptiennes), distraient les enfants (maisons de poupées, boîtes de construction), servent aux militaires (plans-reliefs de villes fortifiées), passionnent les collectionneurs (modèles en liège du XVIIIe siècle), défient les pâtissiers et les bouchers (architectures en sucre d 'Antonin Carême), s'imposent aux artisans (chefs-d'?uvre des Compagnons), épaulent les archéologues (maquettes de la Rome antique)... Pour les architectes, la maquette est surtout une manière d'appréhender l'espace et la volumétrie. Elle permet de visualiser des projets en vue dé les améliorer, les rendre accessibles à un public de non-initiés ou encore en assurer la promotion. L'anthropologue Lévi-Strauss estimait que toit modèle réduit a une vocation artistique, sa fabrication à la main est une expérience en soi. Aujourd'hui de nombreux artistes s'expriment à travers des maquettes.
Résumé : Raymonde Thys fut, en 1930, parmi les premières élèves de l'Institut supérieur des arts décoratifs (La Cambre) dirigé par Henry van de Velde à Bruxelles. Dans l'atelier d'illustration du livre et de publicité, elle s'initie aux différents modes de gravures et à la composition typographique et fonde dès 1934, avec trois autres élèves, une maison d'édition d'arts graphiques, Les Quatre. Son travail, d'abord dans la ligne des grands graveurs belges, Masereel, Cantré, Minne, s'imprègne progressivement de surréalisme, puis sa rencontre en 1935 avec le peintre expressionniste hollandais Arie van de Giessen et les atrocités de la guerre infléchissent son art vers des tonalités sombres et mélancoliques. Au fil des ans sa facture devient lyrique, elle se tourne vers la nature et traduit dans de grandes aquarelles sa fascination pour la lumière et ses fluctuations.