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19 place Vendôme. Une renaissance parisienne
Blaisse Lionel
AAM
39,00 €
Épuisé
EAN :9782871432302
Les remarquables hôtels d'Evreux -bâti sous Louis XIV sur la place Vendôme-, Desvieux et Castanier - érigés rue des Capucines sous le règne de son successeur-constituèrent à partir de 1854 te siège social du tout nouveau Crédit Foncier de France, mis alors en place pour financer les grands travaux du baron Haussmann sous le second Empire. Remanié au XIXe siècle et augmenté au suivant de deux immeubles de bureaux rue Cambon, cet exceptionnel ensemble patrimonial -revendu en 2003 à un fonds privé- vient de renouer après sept ans d'études et de travaux avec sa splendeur passée. En effet, sous la maîtrise d'ouvrage de Vinci Immobilier et d'ADIM, Anthony Béchu -architecte du patrimoine- et Alain-Charles Perrot -architecte en chef des monuments historiques- ont imaginé sa renaissance, mise en oeuvre par plus de cinq cents compagnons et ouvriers issus de soixante-seize entreprises, pilotées par Vinci Construction. Ce livre leur rend hommage en restituant les multiples facettes de cette vaste aventure humaine et technique qui apporte sa pierre à l'ambition de Paris de demeurer la capitale internationale des arts.
Résumé : Si tout bâtiment emblématique se retrouve sous les feux des projecteurs des médias lors de son inauguration, il est plus rare qu'il suscite encore leur intérêt a posteriori. Pourtant, l'architecture est par essence durable ! A l'occasion du dixième anniversaire du Parlement européen de Strasbourg, ses auteurs d'AS Architecture Studio souhaitent ici revenir sur la destinée architecturale, urbaine, paysagère, régionale, sociale et politique de cette prestigieuse institution internationale.
Entre champs d'oliviers et vignes, l'entrée sud-est de Montpellier, en plein développement, vient d'acquérir sa figure de proue: le lycée professionnel Pierre-Mendès-France réalisé par Nicolas Crégut et Laurent Duport. Jusqu'ici mité par les bâtiments sans âme du complexe ludique et commercial l'Odysseum, ce territoire en devenir se distingue désormais par cet établissement scolaire au fronton républicain. La composition orthogonale de cet îlot urbain hiérarchise entre elles les différentes entités du programme, chacune dessinée en tant qu'édifice remarquable.
Après des études à l Ecole spéciale des travaux publics puis aux Beaux-Arts dans l atelier d Auguste Perret entrecoupées par son engagement dans la Résistance, Antony Béchu met à profit sa double casquette d ingénieur et d architecte pour dessiner des ponts en Amérique du Sud, pour prendre part activement à la reconstruction de son pays, à l opération Million et construire tant dans l Hexagone qu en Afrique occidentale et en Algérie où la guerre croise une nouvelle fois son chemin.Professionnel militant, il s enrôle avec conviction auprès de la Confédération des Travailleurs Intellectuels, auxquels il obtient la sécurité sociale, et du Syndicat de l Architecture, réforme la Mutuelle des Architectes Français et siège au Conseil National de l Ordre des Architectes avant de clôre sa carrière à l Académie d Architecture.Homme de foi, son oecuménisme lui vaut d être désigné juif d honneur.L Histoire, son métier, ses voyages, sa famille et ses amitiés ont forgé un personnage aux vies et visages multiples auquel rend hommage, deux ans après sa mort, un de ses pairs architectes, son fils Anthony Béchu.
Fondée voilà déjà un peu plus d'un quart de siècle, l'agence d'architecture toulousaine Sutter + Taillandier a opéré sa mue en 2012 pour devenir TAA. Pierre-Louis Taillandier est, aujourd'hui, à la tête d'une entreprise dynamique constituée de plus de quatre-vingt-dix collaborateurs dont sept associés. Si l'agence-mère est toujours domiciliée à Toulouse, elle dispose désormais de trois autres adresses dans l'hexagone : Bordeaux, Montpellier et Paris. Mais ce n'est pas sa seule spécificité. En effet, son fondateur n'a eu de cesse d'adapter sa structure à l'évolution de la profession d'architecte et à celle du secteur du bâtiment, tous deux frappés par deux crises sévères durant ces vingt-cinq dernières années. Ce serait une erreur de n'y voir qu'une volonté de survie professionnelle. La ténacité tactique de l'ancien champion de boxe anglaise que fut Pierre-Louis Taillandier dans sa jeunesse pourrait certes l'expliquer, mais il faut surtout y lire sa volonté de se doter des outils de production nécessaires à satisfaire son aspiration profonde à faire de l'architecture une discipline professionnelle (ré)conciliant l'urbain et l'humain. Pour lui, l'architecte n'a rien d'un démiurge ; c'est un médiateur sachant écouter sans a priori l'ensemble des acteurs - utilisateurs et usagers compris - afin d'élargir le champ des possibles et en projeter une synthèse optimale. Il en est de même au sein de son agence où chaque collaborateur est perçu comme une ressource concourant à la mise au point de réponses chorales et responsables.
La ville est au centre de nos désirs et de nos nostalgies. En même temps, elle peut être l'objet de nos effrois et de nos fuites. Ce paradoxe courant est aussi ancien que l'Humanité. On peut en faire l'archéologie religieuse et littéraire. Qu'en est-il dès lors de la pensée philosophique ? Celle-ci n'aurait-elle d'autre tâche que de confirmer la contradiction ? S'est-elle au contraire assigné de dépasser les ambiguïtés qui frappent toute ville ? Au premier regard, la ville -cette forme de rapports sociaux inscrite en un lieu- ne semble pas intéresser le philosophe. Il est bien davantage saisi par l'angoisse de son propre destin et ce qui le taraude surtout est le temps, ce temps qui passet et qui ronge toute chose... On peut comprendre. Mais c'est bien étranger car la philosophie est la fille de la vie urbaine, comme la politique d'ailleurs. Ni Socrate, ni Platon, no Aristote ne le nieront. Et même Heidegger ne peut se définir que par opposition. La ville est donc présente dans la philosophie, mais comme tacitement. Cette anthologie cherche à dépister la pensée philosophique sur la ville, à la faire émerger des sédiments qui la cachent. Elle répond à un besoin de penser la ville à nouveau et mieux. Parce que la crise de la ville s'accélère depuis que son destin est aux mains de sophistes dont le langage a pour unique fonction de justifier les projets qu'ils promeuvent. Le discours sur la ville n'est pas celui de la rationalité ni celui de l'équilibre. Il n'est qu'utilitaire, destiné à légitimer des actes d'accaparement et à en cacher le prix, l'exclusion. D' " établissement commun " qui est sa vocation, la ville devient ainsi l'empire des bureaucraties privées et de l'Etat, ces dernières se déployant parfois sous le couvert de la mise en ?uvre de grands projets culturels. Il est temps de remettre à l'endroit la pensée sur la ville. Pour que la ville devienne enfin ce lieu de production, de liberté et d'égalité qui est sa raison d'être. Et dans ce but, y a-t-il une meilleure école que la relecture des Philosophes ?
Résumé : Raymonde Thys fut, en 1930, parmi les premières élèves de l'Institut supérieur des arts décoratifs (La Cambre) dirigé par Henry van de Velde à Bruxelles. Dans l'atelier d'illustration du livre et de publicité, elle s'initie aux différents modes de gravures et à la composition typographique et fonde dès 1934, avec trois autres élèves, une maison d'édition d'arts graphiques, Les Quatre. Son travail, d'abord dans la ligne des grands graveurs belges, Masereel, Cantré, Minne, s'imprègne progressivement de surréalisme, puis sa rencontre en 1935 avec le peintre expressionniste hollandais Arie van de Giessen et les atrocités de la guerre infléchissent son art vers des tonalités sombres et mélancoliques. Au fil des ans sa facture devient lyrique, elle se tourne vers la nature et traduit dans de grandes aquarelles sa fascination pour la lumière et ses fluctuations.
Le premier aérodrome de Bruxelles voit le jour pendant la Première Guerre mondiale. Ce sire campagnard de la banlieue bruxelloise est aménagé par l'occupant allemand en base à zeppelin en vue de missions de bombardement et d'observation vers la France et l'Angleterre. Après l'Armistice, l'armée belge en fait son principal champ d'aviation qu'elle partage bientôt avec les premières compagnies d'aviation belges, la Sneta puis la Sabena. De cet aérodrome, des avions relient notamment la France, l'Angleterre, l'Allemagne et la Scandinavie. En 1925, Edmond Thieffry y lance son raid audacieux de 51 jours vers le Congo. Il faudra attendre 1935 pour voir des passagers rejoindre la colonie en cinq jours de voyage à bord de nouveaux avions plus grands, plus rapides, plus confortables. 'évolution rapide de l'aviation civile accompagne celle des installations de l'aérodrome et de son aérogare. Les différents services, d'abord installés dans des bâtiments isolés, sont rapidement regroupés. Si la nouvelle aérogare, inaugurée en 1929, ressemble encore à une gare de chemins de fer, son extension réalisée en béton armé trois ans plus tard, s'intègre parfaitement dans le style moderniste en vogue à cette époque. Déserté par les avions depuis longtemps, le site s'apprête aujourd'hui à accueillir le nouveau siège de l'Otan.
Résumé : Des expositions et des publications ont ressuscité depuis une vingtaine d'années l'apport de la Sécession viennoise à l'art moderne. On sait moins que l'Art Nouveau bruxellois a joué un rôle important dans l'émergence de ce mouvement artistique, notamment à travers la figure de Paul Hankar. Moins connue encore est l'influence de la Sécession et de son icône, le Palais Stoclet, ?uvre majeure de Josef Hoffmann, avec sa célèbre salle à manger décorée par Gustav Klimt, sur plusieurs générations d'architectes belges. À commencer par Léon Sneyers qui fut, dès le début du XXe siècle, le propagateur zélé du goût viennois en Belgique à travers son magasin " L'Intérieur " et Robert Mallet Stevens, le célèbre architecte français qui s'inspira directement dans ses premiers projets du palais bruxellois. La Sécession viennoise assura ainsi en Belgique et en France un rôle de passeur vers une modernité marquée par une qualité artisanale héritée des ateliers d'art viennois, les Wiener Werkstätte.