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Nomades en France. Proximités et clivages
Bizeul Daniel
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738420404
Loin d'être reconnaissables et classables du premier coup, les nomades qui vivent en France forment une population difficilement cernable, qu'aucun critère ne permet de distinguer de façon simple et immédiate, ni l'habitation mobile, ni un type d'accès aux ressources, ni le rattachement ethnique, par exemple. Pourtant, ils forment une entité humaine relativement délimitée et ordonnée : - c'est un ensemble spécifique : composé d'individus et de groupes qui se reconnaissent du même monde, et qui agissent en conséquence, en particulier dans leurs jugements, lents fréquentations, leurs alliances ; - c'est un ensemble fractionné : composé d'individus et de groupes qui s'évitent, ou s'opposent, pour des raisons de classe, d'âge, ou de race, et du fait de la concurrence entre eux dans divers domaines. Tel est l'argument de cet ouvrage, qui s'appuie sur des entretiens biographiques et des monographies locales ou familiales, réalisés principalement sur l'Ouest de la France, auprès de familles aux situations et aux trajectoires diverses, se différenciant en particulier par la façon d'accéder aux ressources, d'utiliser l'espace, de réaliser la vie collective.
Résumé : C'est la fin des Trente Glorieuses, l'industrie du kidnapping ne s'est jamais aussi bien portée et la France ne manque pas d'industriels, de banquiers et de PDG capables, sous la menace, de faire remplir des valises de billets pour obtenir leur libération. Ensuite, il suffit aux ravisseurs de les récupérer, de relâcher l'otage et profiter du pactole... D'emblée le patron de la Crim', Pierre Ottavioli, met la barre au plus haut : "On ne cède pas, on ne paye pas, on intervient". C'est le 23 janvier 1978 qu'a lieu le rapt du baron Empain, PDG du groupe Empain-Schneider, un fleuron de l'industrie française. C'est le 10e enlèvement auquel est confronté André Bizeul, jeune commissaire de police, depuis qu'il est au 36, quai des Orfèvres. Cette fois il est aux manettes, juste en dessous d'"Otta", et collé à Broussard, patron de la BRI, c'est-à-dire au coeur de l'action. Cette affaire sera longue, difficile, risquée mais... réussie ! Au plus près des faits, le commissaire Bizeul nous raconte pour la première fois l'enquête menée par la police judiciaire parisienne sur cet enlèvement hors norme. Agrémenté de témoignages inédits provenant des protagonistes ou des membres de la famille Empain, étayé de documents exclusifs, ce récit nous offre une autre lecture de ce qu'on a appelé "L'affaire Empain" et qui a tenu en haleine la France entière pendant des semaines.
Résumé : Toutes les épreuves écrites et orales pour franchir les étapes de la sélection (concours externe, interne, 3e voie et examens professionnels).
Résumé : Entré au service comme simple soldat en 1905, Antonin Regard gravit la hiérarchie militaire jusqu'au grade de général de brigade en 1945. Ces quarante années de vie militaire, marquées par les combats de la Grande Guerre et le relèvement de l'armée dans la Résistance, sont ici retracées par des documents photographiques exceptionnels issus du musée des Troupes de montagne à Grenoble. Ceux-ci nous montrent les chasseurs alpins dans la Grande Guerre, au Chemin des Dames et en Alsace, les troupes du Levant, le 6e BCA à Grenoble, puis le 37e régiment d'infanterie de forteresse dit "régiment des Vosges" sur la Ligne Maginot, en Alsace toujours, avant et pendant les heures dramatiques de 1940. Précurseur de la Résistance à Grenoble, Antonin Regard part en Afrique du Nord à la fin de l'année 1942, et est finalement promu au grade d'officier général par de Gaulle. En filigrane de cette vie, c'est toute une époque militaire, avec ses grandeurs et ses servitudes, qui est ressuscitée par ces documents.
Martial est un métis au visage brun dont le père est martiniquais. Il est gay, et se lie parfois à des Blancs aisés pour de l'argent et du rêve. En 1992, à 24 ans, il apprend qu'il est contaminé par le virus du sida. Je venais de faire sa connaissance peu avant. Il meurt en 2010, à 42 ans. Selon les médecins, c'est le sida qui l'a emporté. Mais est-ce là une explication suffisante ? Sous l'attrait qu'il exerçait, enjoué ou songeur, pouvait surgir de la rage et l'envie de tuer. Les liens ordinaires sombraient. Type odieux ou mal dans sa peau, individu immature, schizophrène étaient des termes employés, "rebut de la société", disait-il de lui. Peut-on mener une sociologie de la folie ou de la colère ? En utilisant comme sources principales les cahiers rédigés pendant des années par Martial et les moments partagés avec lui, le sociologue Daniel Bizeul rend compte de l'homme qu'il a aimé. A travers la vie reconstituée de Martial, il est question des indésirables, ces parcelles d'humanité qui vivent de combines et d'aides sociales et sont rebelles à toute autorité.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.