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Avec ceux du FN. Un sociologue au Front national
Bizeul Daniel
LA DECOUVERTE
33,00 €
Épuisé
EAN :9782707140487
Le Front national est régulièrement dénoncé comme un parti dangereux pour la démocratie, et ses militants sont souvent assimilés à des " racistes " ou à des " fascistes ". Ce jugement laisse pourtant sans réponses des questions qui sont brutalement redevenues actuelles en 2002 : pourquoi une fraction non négligeable de l'électorat accorde-t-elle ses voix aux candidats du FN et à son leader ? Par quels mécanismes une organisation politique aussi combattue peut-elle disposer d'adeptes convaincus ? Comment ceux-ci préservent-ils une image positive d'eux-mêmes ? De 1996 à 1999, Daniel Bizeul a participé aux activités d'un groupe de militants du FN de la région parisienne. Tirant dans cet ouvrage les leçons de cette expérience singulière, il donne les clés de la force d'attraction de ce parti. En retraçant la diversité des trajectoires sociales de ses militants, il restitue les motivations complexes de leur engagement et explique comment ils le vivent et le justifient au quotidien. Il met aussi en évidence le rôle actif de la propagande diffusée par les cadres dirigeants ainsi que leur capacité à exploiter politiquement le désarroi d'une partie de la population (désespérance sociale, volonté de revanche, sentiment d'injustice, etc.) Refusant, par principe, de céder à la diabolisation, Daniel Bizeul fait ici la preuve que la sociologie peut activement contribuer à comprendre le " phénomène FN ".
écrit + oral : - Des tests pour vous évaluer, personnaliser votre préparation, corriger vos points faibles et faire de vos points forts des atouts. - Une préparation efficace : les connaissances indispensables, des exercices corrigés et commentés, des sujets de concours. - Toutes les épreuves écrites et orales pour franchir toutes les étapes de la sélection.
Farré Marie-France ; Cotteaux Noëlie ; Bizeul Gael
Résumé : Plus de 40 DIY destinés aux amoureux des thés, tisanes, chocolats chauds et café, afin de réaliser soi-même les meilleures boissons santé ou plaisir, pour soi ou pour offrir. Apprenez à réaliser vos propres mélanges à partir de plantes séchées, de fruits secs et d'épices. Bénéficiez des conseils de producteurs et de créateurs de thés et tisanes pour savoir sécher, conserver et choisir plantes et ingrédients pour des mélanges doux et délicieux. Découvrez les conseils santé des auteurs sur les associations de plantes à privilégier, les précautions d'usage à connaître. Suivez les DIY pour réaliser vos pots, boîtes, étiquettes, sachets... pour des boissons cadeaux à offrir à ceux que vous aimez.
Farré Marie-France ; Cotteaux Noëlie ; Bizeul Gael
Résumé : Envie de faire plaisir à vos proches ? ou de vous faire plaisir ! avec une dégustation de chocolat fait-maison ? Dans une démarche saine pour le corps et l'environnement, ce livre vous propose de réaliser vous-même de délicieuses recettes (tablettes, bonbons...) avec des ingrédients aux vertus exceptionnelles.Apprenez à allier les bienfaits du cacao sous toutes ses formes avec des super-aliments comme les baies de goji, les graines de chanvre ou la spiruline. Découvrez les secrets d'un tempérage réussi avec les astuces des chefs et mettez en valeurs vos créations grâce à des DIY ludiques.Grâce à ce guide bourré de conseils pratiques, laissez libre cours à votre gourmandise !
Martial est un métis au visage brun dont le père est martiniquais. Il est gay, et se lie parfois à des Blancs aisés pour de l'argent et du rêve. En 1992, à 24 ans, il apprend qu'il est contaminé par le virus du sida. Je venais de faire sa connaissance peu avant. Il meurt en 2010, à 42 ans. Selon les médecins, c'est le sida qui l'a emporté. Mais est-ce là une explication suffisante ? Sous l'attrait qu'il exerçait, enjoué ou songeur, pouvait surgir de la rage et l'envie de tuer. Les liens ordinaires sombraient. Type odieux ou mal dans sa peau, individu immature, schizophrène étaient des termes employés, "rebut de la société", disait-il de lui. Peut-on mener une sociologie de la folie ou de la colère ? En utilisant comme sources principales les cahiers rédigés pendant des années par Martial et les moments partagés avec lui, le sociologue Daniel Bizeul rend compte de l'homme qu'il a aimé. A travers la vie reconstituée de Martial, il est question des indésirables, ces parcelles d'humanité qui vivent de combines et d'aides sociales et sont rebelles à toute autorité.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.