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True blood. Politique de la différence
Bisson Frédéric
PUF
13,00 €
Épuisé
EAN :9782130628538
True Blood n?est pas une énième fiction de vampires. Le sujet de la série d?Alan Ball (déjà à l?origine de Six feet under), c?est le sang. Il se trouve ré-enchanté par l?invasion du surnaturel dans le quotidien misérable du "Sud profond" qui lui sert de décor, multiplié par les créatures qui se différencient selon la puissance respective de leur sang : sang de vampire, sang de fée, sang honoré et consommé dans les rituels magiques ou dionysiaques. En sérialisant le sang, la série procède à une déconstruction acharnée de l?identité. Il n?y est plus en effet le signifiant distinctif d?une race ; la pureté du sang est sans cesse corrompue par le sexe, c?est-à-dire par les aventures et les plaisirs transgressifs entre les êtres hétérogènes qui se croisent. Hypnotiques et inassimilables, les vampires de True Blood deviennent ainsi l?emblème ultime d?une politique de la différence. Ce ne sont plus des aristocrates retirés de la société ou des prédateurs clandestins. Ils symbolisent les minorités sexuelles "invisibles" qui, par leur coming-out, problématisent le pouvoir normalisateur de la démocratie en Amérique. Derrière la mascarade de leur intégration civique, ils érotisent les rapports sociaux et jettent le trouble dans le genre.
Goerig-Hergott Frédérique ; Besson Christian ; Cha
En écho au célèbre Retable d'Issenheim, chef-d'oeuvre de ses collections, le Musée Unterlinden à Colmar consacre une exposition inédite à Yan Pei-Ming, peintre contemporain mondialement reconnu, dont l'esprit et le travail coïncident avec les thèmes de la filiation, du sacré et du sacrifice traités par Grünewald cinq siècles plus tôt. "Yan Pei-Ming? Au nom du père" invite le visiteur à parcourir quatre décennies de la carrière de l'artiste et réunit de façon exceptionnelle plus de soixante oeuvres d'une importance majeure issues d'institutions publiques et de collections privées. L'exposition et le catalogue qui l'accompagne analysent le regard que Yan Pei-Ming porte sur lui-même et sur sa création, tout en évoquant son évolution stylistique et sa place dans l'histoire de l'art. Dominée par les portraits et les autoportraits, son oeuvre interroge le rapport de l'artiste avec ses origines, de Mao à la figure du père, en passant par celles de Bouddha et de la mère, sans oublier les paysages internationaux et ceux de Shanghai. L'oeuvre inédite Pandémie a été spécialement conçue par Yan Pei-Ming pour l'exposition comme le pendant contemporain de la Crucxion du Retable d'Issenheim : "J'ai voulu créer une peinture universelle, qui traverserait le temps, une peinture à la hauteur de la situation [...] Elle parlera à tous ceux qui ont vécu cette pandémie et témoignera de cette période aux générations futures. Je pense que le spectateur ne sortira pas indemne de cette exposition. C'est ça la force de la peinture."
Au Kérala, petit Etat du sud de l'Union Indienne, chaque village possède au moins une école. Ses résultats obtenus dans le domaine de l'éducation le place en tête des autres Etats de l'Inde. Cependant, ce système éducatif se heurte à certaines limites. Quelles sont les opportunités réelles des individus derrière un taux d'alphabétisation global de 91 pour cent ? Comment interpréter les disparités spatiales qui persistent à une échelle locale ? Comment gérer une société alphabétisée dans un territoire où le taux de chômage est l'un des plus élevés du pays ? Cet ouvrage propose une approche spatiale du phénomène éducatif dans l'Etat du Kérala. Il analyse en particulier l'accessibilité des infrastructures, qui joue un rôle important sur les opportunités de scolarisation, mais aussi les modalités de participation au système scolaire qui restent étroitement dépendantes du profil socio-économique des élèves.
Jamais, ô grand jamais, Thibault n'aurait imaginé qu'en revenant en France, des années après en être parti, il allait vivre avec ses amis cette aventure incroyable. Celle qui les entraînera si loin du XXIe siècle tel qu'ils le connaissent aujourd'hui ! Si on lui avait raconté, à lui, le fou d'histoire, qu'il rencontrerait beaucoup de pages de celle-ci lors d'un périple extraordinaire, il ne l'aurait jamais, alors là jamais, cru. Et pourtant...
Exercice spontané de métaphysique, la Troisième Symphonie de Gustav Mahler nous enseigne comment bâtir un monde. Archétype de l'art symphonique mahlérien, son premier mouvement est tendu entre le grand style romantique, dont Mahler est l'ultime dépositaire, et les "banalités" populaires qui le corrompent de l'intérieur. Quel est le sens de ce contraste entre le haut et le bas ? Le programme le figure comme un mouvement d'élévation, de la Terre vers le Ciel. Mais cette signification cosmologique surcode une puissance politique, directement exprimée par l'idiome musical. Cette puissance inconsciente, couvant dans la situation minoritaire de Mahler, est celle d'un devenir ambigu de la Symphonie, à la fois singulier et universel, humoristique et effroyable. À l'occasion du centenaire de sa mort, ce livre de philosophie constitue ainsi un hommage à la pensée musicale de Mahler.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.