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Séminaires cliniques
Bion Wilfred R. ; Bion Francesca ; Lévy François ;
ITHAQUE
28,40 €
Épuisé
EAN :9782916120065
Lors de ces séminaires cliniques organisés par la Société brésilienne de psychanalyse dans les années 1970, des analystes en supervision soumettent à W. R. Bion les problèmes rencontrés avec leurs patients. Plus d'une cinquantaine de situations analytiques sont ici examinées, constituant un recueil unique sur la façon dont Bion liait sa pensée à sa pratique. Biographie: Wilfred Ruprecht Bion (1897-1979) a été psychiatre et psychanalyste; il a dirigé la Société britanique de psychanalyse et a été l'un des plus éminents collaborateurs de la Tavistock Clinic à Londres. Analysant puis collègue de Melanie Klein, W.R. Bion a travaillé à l'élargissement du champ freudien en proposant une approche analytique des groupes, avant d élaborer des modèles théorico-cliniques sur l appareil à penser les pensées. Ses investigations sur les états-limites et les psychoses constituent une référence indispensable pour la clinique contemporaine des organisations psychiques non névrotiques.
Résumé : Publié en 1970, cet ouvrage propose une nouvelle phase du développement d'une théorie que l'auteur a présentée dans ses ouvrages précédents (en particulier Eléments de psychanalyse et Transformations). W-R. Bion, à partir de son expérience psychanalytique, tente de résoudre l'immense difficulté que présentent l'observation, l'estimation et la communication d'une expérience qui ne relève pas des sens. Il insiste sur l'importance de la manière dont on considère les phénomènes mentaux, tels qu'ils se manifestent dans les individus ou dans les groupes. Les influences qui s'interposent entre l'observateur et le sujet de son étude, et qui engendrent certaines obscurités, sont examinées en même temps que le moyen de les contrôler. Cela pose le problème du langage : pour formuler et communiquer, l'analyste est obligé de recourir à des formules qui viennent de l'expérience des sens et qui concernent un contexte tout différent. Partant des théories de Mélanie Klein, la discussion débouche sur les dogmes théologiques et sur les mathématiques et propose une analogie entre certains concepts psychologiques et la théorie mathématique des ensembles.
En tant que psychanalyste, je suis frappé par le fait que le traitement psychanalytique de l'individu et l'analyse du groupe telle qu'elle est décrite dans les pages qui suivent s'attaquent à des aspects différents du même phénomène. La combinaison des deux méthodes fournit au praticien quelque chose comme les rudiments d'une vision binoculaire. Les observations peuvent être divisées en deux catégories dont l'affinité est mise en évidence par des phénomènes qui, considérés par la première méthode, sont centrés sur la situation oedipienne en rapport avec le groupe de couplage, et par la seconde, apparaissent centrés sur l'image du sphinx, symbole des problèmes de la connaissance et de la méthode scientifique. W.R. BION
Un pendentif Un garçon Une prophétie Un destin Rosalie Wilson est une adolescente de dix-sept ans au caractère bien trempé. Alors qu'elle passe une semaine de vacances en famille, elle fait d'étranges découvertes... Quel lien a-t-elle avec Line, la fille énigmatique du camping, Tristan, le mystérieux garçon, et Pauline, sa meilleure amie ? La vie de Rose bascule alors qu'elle découvre l'avenir qui l'attend. Chargée d'une mission capitale, elle devra faire preuve de courage et de détermination pour sauver les siens, au prix d'épreuves extrêmes. Mais sera-t-elle à la hauteur ?
Réflexion faite réunit un ensemble de textes, écrits entre 1950 et 1962, qui précèdent et préparent l'extraordinaire travail de pensée auquel Bion se livrera, en l'espace de quelques années, dans Aux sources de l'expérience (1962), Éléments de la psychanalyse (1963) et Transformations (1965). C'est après coup, au terme de ce parcours théorique, que Bion fait paraître en 1967 un recueil de ses premiers articles, sous le titre de « pensées secondes »: réflexion faite, il revient aux sources de sa pensée, regroupe les travaux nés de son expérience clinique avec des patients schizophrènes et les fait suivre d'un commentaire destiné à souligner les transformations survenues dans sa conception de l'analyse. Voici donc rassemblées les premières pensées d'un psychanalyste qui, à la suite de Melanie Klein, entreprend d'explorer le champ de la psychose à la lumière des processus du clivage et de l'identification projective. En s'appuyant sur ces mécanismes schizoïdes, Bion est amené à comprendre la psychose comme le résultat d'une véritable « catastrophe primitive »: une explosion de la personnalité dont les « particules », projetées au-dehors, donnent naissance aux « objets bizarres » qui environnent le patient. Son apport le plus original, cependant, est de montrer que ces processus de fragmentation et d'expulsion ne portent pas seulement sur les objets internes contenus dans un espace psychique déjà constitué, mais sur le propre appareil de perception et de pensée du sujet, dans sa fonction originaire de liaison à la réalité externe et interne. Ce sont les « attaques contre la liaison » observées dans la situation analytique qui détermineront Bion à développer une théorie de l'activité de pensée dont il fera l'axe majeur de son élaboration future.
Robert B. Brandom est l'un des plus grands philosophes américains contemporains. Auteur d'une pensée originale qui se réclame à la fois de Kant, de Hegel et de la philosophie analytique du langage et de la logique, il poursuit dans le même temps une réflexion sur l'héritage de la philosophie pragmatiste américaine. Le présent volume constitue l'introduction la plus accessible à cette philosophie hors-norme. La plupart des thèmes et des ressources exposés dans ses grands livres y sont convoqués, mais sous une forme plus directe et plus familière. Qu'il s'agisse du pragmatisme analytique et de la rationalité expressiviste (développées dans son oeuvre majeure, RxRendre explicite, 2 vol. , 1993), de sa réhabilitation de Hegel, du holisme et d'une conception de la raison comme formation historique et sociale (présentées dans A Spirit of Trust, 2019), les essais traduits ici constituent une excellente entrée en matière aux éléments clés de la pensée de Brandom. On y découvrira un philosophe analytique original, patient défenseur d'une conception normative de la raison irréductible aux naturalismes et aux cognitivismes si influents aujourd'hui dans la discipline.
La psychanalyse reste-t-elle une méthode de cure valable pour les patients du troisième millénaire ? Dans un style informel et provocateur, Antonino Ferro, l'un des psychanalystes contemporains les plus influents, confirme ici toute la vitalité de la discipline inventée par Freud, et expose, point par point, sa vision du travail analytique : l'utilisation du divan ou du face à face, la durée des séances et de la thérapie, le paiement, le transfert érotique, l'autisme, le mensonge... Il en résulte un "guide" stimulant pour le thérapeute qui souhaite s'aventurer au-delà de la pure orthodoxie, et pour les patients qui s'engagent avec curiosité et intérêt dans cet espace de créativité partagée.
Qu'appelle-t-on "symptôme" en psychiatrie ? Et de quel talent d'observateur faut-il créditer le clinicien qui essaie de regrouper les symptômes en syndromes, voire en maladies mentales ? Steeves Demazeux, après son enquête sur les classifications contemporaines (Qu'est-ce que le DSM ? , Ithaque, 2013), continue ici sa remontée dans le temps, en examinant l'émergence de la clinique psychiatrique, de ses origines chez Pinel à la crise qui la secoue au tournant des années 1950. A cette fin, il fouille le sol de la relation clinique, en amont du diagnostic, quand, au plus proche du patient, le psychiatre se met en quête des "signes" de la maladie. Les aliénistes ont longtemps cherché à constituer une "sémiologie" de la folie aussi respectable que celle des autres branches de la médecine. Très vite, cependant, ils ont hésité. Fallait-il voir dans ces signes et ces symptômes les éléments formels d'un tableau, les indices d'un trouble sous-jacent qui en serait la cause, ou les lettres d'un texte dont le sens nous échappe ? Une sémiologie psychiatrique n'est-elle pas au fond une chimère ? La psychanalyse n'a-t-elle pas hérité de ses impasses ? Et si c'était à des auteurs méconnus, voire méprisés, "numéristes" et modestes statisticiens d'asile, qu'il fallait enfin accorder la palme de l'objectivité ? L'histoire et la philosophie des sciences croisent ici des personnages inattendus, et pourtant tous nécessaires : Edgar Poe et Jacques Lacan, Carlo Ginzburg et Michel Foucault, les habitants de Manhattan, un photographe victorien spécialisé dans les gouttelettes, et plusieurs neurologues le marteau à la main. Au terme de ce parcours, Steeves Demazeux propose une refondation vigoureuse de notre épistémologie de la psychiatrie, qui doit changer et d'objet et de but
La littérature se tient-elle au-delà du bien et du mal ? La modernité le proclame depuis les procès de Madame Bovary et des Fleurs du mal. Aujourd'hui, ce droit à la transgression est remis en question au nom de nouvelles valeurs : respect des sensibilités, militantisme culturel, assignation de toute fiction à une expérience vécue. L'effet du mouvement #MeToo sur la manière dont on lit les oeuvres est à cet égard exemplaire. En 2017, des agrégatifs se demandèrent comment lire et enseigner une pastorale du XVIIIe siècle mettant en scène un viol déguisé : ce fut l'affaire Chénier. En 2020, l'affaire Matzneff soulevait la question de la valeur littéraire d'actes sexuels pénalement répréhensibles. Aux Etats-Unis, l'exigence du trigger warning enjoint les universitaires de signaler à leurs publics les textes au programme dont le contenu pourrait raviver chez eux d'éventuels traumatismes. Cet ouvrage explore la complexité des justifications engagées dans ce nouveau régime du jugement esthétique. Loin de le défendre pour son "progressisme" ou de le condamner pour sa bienséance "politiquement correcte" , comme y encourage la polarisation idéologique des débats, il s'agit ici de plaider que la littérature n'agit pasà la lettre et que ce jeu de la lecture nous libère et nous lie.