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Réflexion faite
Bion W-R
PUF
21,50 €
Épuisé
EAN :9782130520610
Réflexion faite réunit un ensemble de textes, écrits entre 1950 et 1962, qui précèdent et préparent l'extraordinaire travail de pensée auquel Bion se livrera, en l'espace de quelques années, dans Aux sources de l'expérience (1962), Éléments de la psychanalyse (1963) et Transformations (1965). C'est après coup, au terme de ce parcours théorique, que Bion fait paraître en 1967 un recueil de ses premiers articles, sous le titre de « pensées secondes »: réflexion faite, il revient aux sources de sa pensée, regroupe les travaux nés de son expérience clinique avec des patients schizophrènes et les fait suivre d'un commentaire destiné à souligner les transformations survenues dans sa conception de l'analyse. Voici donc rassemblées les premières pensées d'un psychanalyste qui, à la suite de Melanie Klein, entreprend d'explorer le champ de la psychose à la lumière des processus du clivage et de l'identification projective. En s'appuyant sur ces mécanismes schizoïdes, Bion est amené à comprendre la psychose comme le résultat d'une véritable « catastrophe primitive »: une explosion de la personnalité dont les « particules », projetées au-dehors, donnent naissance aux « objets bizarres » qui environnent le patient. Son apport le plus original, cependant, est de montrer que ces processus de fragmentation et d'expulsion ne portent pas seulement sur les objets internes contenus dans un espace psychique déjà constitué, mais sur le propre appareil de perception et de pensée du sujet, dans sa fonction originaire de liaison à la réalité externe et interne. Ce sont les « attaques contre la liaison » observées dans la situation analytique qui détermineront Bion à développer une théorie de l'activité de pensée dont il fera l'axe majeur de son élaboration future.
Résumé : Comment la pensée progresse-t-elle ? Et comment l'exigence d'abstraction qui définit la croissance positive de la pensée peut-elle s'appliquer au propre appareil théorique de l'analyste ? Cette double interrogation métapsychologique et épistémologique, formulée et développée une première fois dans le cadre d'une théorie des fonctions de la personnalité (Aux sources de l'expérience), est ici reprise et approfondie au moyen d'une taxonomie des pensées. Eléments de la psychanalyse introduit un système d'enregistrement de l'expérience clinique susceptible d'accroître la capacité d'attention et de notation de l'analyste : la "grille" forme un dispositif permettant de déterminer le rôle et le statut des pensées exprimées dans le cours de la séance. L'abstraction même de ce système d'enregistrement en fait un mode universel de communication, capable de représenter l'ensemble des situations et des théories psychanalytiques par la seule combinaison des différents éléments de la grille. L'expérience concrète peut ensuite être reprise dans des formes plus narratives et descriptives, telles que le mythe et le modèle. C'est ce double mouvement d'abstraction et de concrétisation de la pensée et de la théorie que Bion nous invite à suivre ici.
Transformations (1965) poursuit et conclut l'exploration théorique entreprise dans Aux sources de l'expérience (1962) et Éléments de la psychanalyse (1963). Ce dernier volet d'une trilogie consacrée aux destins de la pensée reprend la problématique qui sous-tendait les deux livres précédents, en l'étendant à l'analyse proprement dite. Quelles sont les conditions et les modalités d'une croissance psychique, non seulement dans « l'appareil de pensée », mais dans le cadre même de la cure analytique? Telle est la question à laquelle tente de répondre cet ouvrage. A une théorie de la pensée succède ici une théorie de l'observation et de la pratique psychanalytiques, dans 1a mesure où le cadre analytique délimite un espace de transformations analogue à l'espace psychique. Bion entend donc examiner les principaux processus qui se déroulent dans la situation analytique, à commencer par l'interprétation et le transfert; mais il leur oppose d'autres transformations, comme l'acting out ou l'hallucination, qui n'empruntent pas le circuit long des processus de pensée et de langage. Qu'en est-il enfin d'une transformation du sujet qui, par-delà la simple acquisition ou réappropriation d'une connaissance de soi, engagerait une véritable évolution de la personnalité? C'est par cette interrogation que Bion, dans les derniers chapitres, semble vouloir suspendre son projet de formalisation de la pensée, en revendiquant pour finir une position d'ignorance et d'intuition face à l'infinité inconnaissable de la réalité psychique (ce qu'il n'hésite pas à nommer la « déité » de l'analysant).
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».