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L'attention et l'interprétation. Une approche scientifique de la compréhension intuitive en psychana
Bion W-R
PAYOT
29,50 €
Épuisé
EAN :9782228883054
Publié en 1970, cet ouvrage propose une nouvelle phase du développement d'une théorie que l'auteur a présentée dans ses ouvrages précédents (en particulier Eléments de psychanalyse et Transformations). W-R. Bion, à partir de son expérience psychanalytique, tente de résoudre l'immense difficulté que présentent l'observation, l'estimation et la communication d'une expérience qui ne relève pas des sens. Il insiste sur l'importance de la manière dont on considère les phénomènes mentaux, tels qu'ils se manifestent dans les individus ou dans les groupes. Les influences qui s'interposent entre l'observateur et le sujet de son étude, et qui engendrent certaines obscurités, sont examinées en même temps que le moyen de les contrôler. Cela pose le problème du langage : pour formuler et communiquer, l'analyste est obligé de recourir à des formules qui viennent de l'expérience des sens et qui concernent un contexte tout différent. Partant des théories de Mélanie Klein, la discussion débouche sur les dogmes théologiques et sur les mathématiques et propose une analogie entre certains concepts psychologiques et la théorie mathématique des ensembles.
Transformations (1965) poursuit et conclut l'exploration théorique entreprise dans Aux sources de l'expérience (1962) et Éléments de la psychanalyse (1963). Ce dernier volet d'une trilogie consacrée aux destins de la pensée reprend la problématique qui sous-tendait les deux livres précédents, en l'étendant à l'analyse proprement dite. Quelles sont les conditions et les modalités d'une croissance psychique, non seulement dans « l'appareil de pensée », mais dans le cadre même de la cure analytique? Telle est la question à laquelle tente de répondre cet ouvrage. A une théorie de la pensée succède ici une théorie de l'observation et de la pratique psychanalytiques, dans 1a mesure où le cadre analytique délimite un espace de transformations analogue à l'espace psychique. Bion entend donc examiner les principaux processus qui se déroulent dans la situation analytique, à commencer par l'interprétation et le transfert; mais il leur oppose d'autres transformations, comme l'acting out ou l'hallucination, qui n'empruntent pas le circuit long des processus de pensée et de langage. Qu'en est-il enfin d'une transformation du sujet qui, par-delà la simple acquisition ou réappropriation d'une connaissance de soi, engagerait une véritable évolution de la personnalité? C'est par cette interrogation que Bion, dans les derniers chapitres, semble vouloir suspendre son projet de formalisation de la pensée, en revendiquant pour finir une position d'ignorance et d'intuition face à l'infinité inconnaissable de la réalité psychique (ce qu'il n'hésite pas à nommer la « déité » de l'analysant).
Bion W-R ; Bion Francesca ; Green André ; Staal An
En avril 1976, au Veterans Administration Hospital, à Los Angeles, vingt-cinq psychiatres, psychothérapeutes et psychologues se réunissent pour quatre discussions avec le psychanalyste britannique W. R. Bion (1897-1979), l'un des penseurs les plus marquants de la psychanalyse. Ce livre est la retranscription de la quasi-totalité des propos recueillis lors de cette rencontre.
Bion W-R ; Bion Francesca ; Villanova Amaro de ; S
A New York, en 1977, puis à São Paulo, l'année suivante, W. R. Bion se livre à une série de discussions avec plusieurs groupes de médecins et de psychanalystes. La transcription de ces dialogues constitue un témoignage unique sur la pratique et la pensée clinique de ce grand psychanalyste britannique. Textes établis par Francesca Bion. Traduction d'Ana de Staal. Préface d'Amaro de Villanova.
Résumé : Comment la pensée progresse-t-elle ? Et comment l'exigence d'abstraction qui définit la croissance positive de la pensée peut-elle s'appliquer au propre appareil théorique de l'analyste ? Cette double interrogation métapsychologique et épistémologique, formulée et développée une première fois dans le cadre d'une théorie des fonctions de la personnalité (Aux sources de l'expérience), est ici reprise et approfondie au moyen d'une taxonomie des pensées. Eléments de la psychanalyse introduit un système d'enregistrement de l'expérience clinique susceptible d'accroître la capacité d'attention et de notation de l'analyste : la "grille" forme un dispositif permettant de déterminer le rôle et le statut des pensées exprimées dans le cours de la séance. L'abstraction même de ce système d'enregistrement en fait un mode universel de communication, capable de représenter l'ensemble des situations et des théories psychanalytiques par la seule combinaison des différents éléments de la grille. L'expérience concrète peut ensuite être reprise dans des formes plus narratives et descriptives, telles que le mythe et le modèle. C'est ce double mouvement d'abstraction et de concrétisation de la pensée et de la théorie que Bion nous invite à suivre ici.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.