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Pour l'honneur de la justice
Bilger Philippe
FLAMMARION
13,20 €
Épuisé
EAN :9782082105712
Les Français peuvent-ils retrouver confiance dans leur justice? Au lendemain de la catastrophe d'Outreau, l'avocat général Philippe Bilger, connu pour sa liberté de pensée et d'expression, en appelle à un véritable aggiornamento. Son essai, qui ne refuse pas le ton du pamphlet, est ici guidé par une double ambition. Celle, d'abord, de ne pas fuir l'analyse des problèmes et des désordres qui affectent le fonctionnement du judiciaire et laissent le citoyen désemparé; lenteur de la justice au quotidien, responsabilité trop réduite des magistrats, corporatisme lourd, défaut d'humanité, rapports pervers avec les politiques, etc. Hommes, structures et institution, tout y passe et sans complaisance. Celle, aussi, de redonner de l'espoir à la magistrature et de l'enthousiasme aux juges. Il est temps que le monde judiciaire sorte de la plainte continuelle et renoue avec une volonté et un élan positifs. Il est temps, surtout, qu'il se mette véritablement au service du citoyen. L'honneur de la justice est à ce prix. Biographie de l'auteur Avocat général prés la cour d'appel de Paris, Philippe Bilger a requis dans de nombreuses affaires médiatiques: Bob Denard, Emile Louis, Maxime Brunerie... Il est aussi l'auteur d'essais, dont, avec Stéphane Durand-Souffland, Un avocat général s'est échappé (Seuil), et avec Bruno Gaccio, Le Guignol et le Magistrat (Flammarion).
Résumé : Alain Finkielkraut contre les rappeurs, l'erreur judiciaire du procès d'Outreau, l'affaire des caricatures de Mahomet, les people et la politique... Voici des sujets en tout genre qui sont abordés sur " Justice au singulier ", le blog que Philippe Bilger, avocat général à la cour d'appel de Paris, a ouvert depuis novembre 2005. Ils sont réunis dans cet essai au nom d'une mission citoyenne de première urgence : défendre ceux qui osent exprimer des pensées dissidentes ou inconfortables, c'est-à-dire politiquement incorrectes. Car le point noir de notre démocratie, selon Philippe Bilger, c'est de cultiver un humanisme clientéliste et non d'éthique et de conviction. Avec pour conséquences, le recul du prestige de l'institution judiciaire, les régulières atteintes à la liberté d'expression et un débat de société qui a, peu à peu, perdu la profondeur du véritable échange contradictoire... à force d'être confisqué par la langue de bois médiatique. Voilà un beau plaidoyer pour la liberté, le courage et la vérité que signe ici Philippe Bilger après Besoin de justice (avec Claude Grellier, Calmann-Lévy, 1990), Un avocat général s'est échappé (Le Seuil, 2003), ou encore Le guignol et le magistrat, en collaboration avec Bruno Gaccio (Flammarion, 2004).
Résumé : La parole, rien qu'elle. Son seul recours, son seul secours. Maîtrisant médiocrement les arts sociaux, voire inapte à la plupart, il a toujours perçu la parole comme l'unique alliée dont il pouvait disposer. De sorte qu'une fois compris ces manques et cette chance, il n'a pas cessé de réfléchir sur elle, sa puissance, la preuve d'existence qu'elle procure, le pouvoir qu'elle donne, ses ambiguïtés aussi. Ce superbe et dangereux outil humain. Il l'a toujours vécue comme une tension entre le rêve de sa plénitude et la réalité, trop souvent, sinon de son infirmité du moins de ses limites. Ce livre a tenté de la suivre à la trace dans tous les registres où Philippe Bilger en a usé. A la cour d'assises, dans sa vie professionnelle, dans l'univers extra judiciaire, colloques, interventions, prestations médiatiques, dans sa passion de former les autres à cet outil humain fondamental, à son perfectionnement. Avec l'émotion de deviner en soi un capital hérité d'un père discuté et trop peu connu. Avec le sentiment que tout son être est articulé sur ce splendide moyen de communiquer avec autrui et que sans lui on ne serait plus rien ni personne. La parole parce qu'on n'a qu'elle.
Résumé : Ce fut ce qu'on a appelé le "mur de la honte" . On dénonce, on ricane, on bafoue les droits de de ceux dont on ne partage pas les idées réelles ou supposées. Et ces juges se "vengent" . Le temps est venu de révéler les rapports malsains qui règnent aujourd'hui au sein de la magistrature, dans les arrière-cours des palais, mais aussi dans les relations entre juges, politiques, médias, opinion publique. J'ai connu à titre personnel les premières marques de cette volonté politique de "caporaliser" la justice. Le pouvoir et les juges portent une part de responsabilité de cette dérive. Cette politisation de certains magistrats a ouvert une faille, un espace dans lequel le monde politique s'est engouffré pour délégitimer l'oeuvre de la justice. Le préjudice est irréparable. Il est urgent de nommer les dérives pour y mettre fin. Il y va de notre avenir et de la démocratie.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.