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La parole, rien qu'elle
Bilger Philippe
CERF
10,00 €
Épuisé
EAN :9782204117609
La parole, rien qu'elle. Son seul recours, son seul secours. Maîtrisant médiocrement les arts sociaux, voire inapte à la plupart, il a toujours perçu la parole comme l'unique alliée dont il pouvait disposer. De sorte qu'une fois compris ces manques et cette chance, il n'a pas cessé de réfléchir sur elle, sa puissance, la preuve d'existence qu'elle procure, le pouvoir qu'elle donne, ses ambiguïtés aussi. Ce superbe et dangereux outil humain. Il l'a toujours vécue comme une tension entre le rêve de sa plénitude et la réalité, trop souvent, sinon de son infirmité du moins de ses limites. Ce livre a tenté de la suivre à la trace dans tous les registres où Philippe Bilger en a usé. A la cour d'assises, dans sa vie professionnelle, dans l'univers extra judiciaire, colloques, interventions, prestations médiatiques, dans sa passion de former les autres à cet outil humain fondamental, à son perfectionnement. Avec l'émotion de deviner en soi un capital hérité d'un père discuté et trop peu connu. Avec le sentiment que tout son être est articulé sur ce splendide moyen de communiquer avec autrui et que sans lui on ne serait plus rien ni personne. La parole parce qu'on n'a qu'elle.
Présentation de l'éditeur Trois jours, c'est le temps que Frédéric Loriot va passer dans le box des accusés au cours de son procès. Trois jours pendant lesquels la cour d'assises va tenter de déterminer si, oui ou non, il a poussé sa maîtresse dans le vide du haut d'un immeuble. Les témoins se succèdent, les experts tergiversent, les avocats plaident... l'accusé observe, écoute, analyse... et raconte ce procès par le menu : il s'étonne de la désinvolture des jurés, dit sa défiance initiale vis-à-vis de son avocat, raille l'outrecuidance des experts, dénonce la froideur des magistrats... Rien ne lui échappe. Ces 72 heures de débat le mèneront-elles pour trente ans derrière les barreaux ? C'est tout le talent et l'art de Philippe Bilger que d'entretenir le suspense jusqu'à la dernière ligne de ce passionnant roman judiciaire.
Les Français peuvent-ils retrouver confiance dans leur justice? Au lendemain de la catastrophe d'Outreau, l'avocat général Philippe Bilger, connu pour sa liberté de pensée et d'expression, en appelle à un véritable aggiornamento. Son essai, qui ne refuse pas le ton du pamphlet, est ici guidé par une double ambition. Celle, d'abord, de ne pas fuir l'analyse des problèmes et des désordres qui affectent le fonctionnement du judiciaire et laissent le citoyen désemparé; lenteur de la justice au quotidien, responsabilité trop réduite des magistrats, corporatisme lourd, défaut d'humanité, rapports pervers avec les politiques, etc. Hommes, structures et institution, tout y passe et sans complaisance. Celle, aussi, de redonner de l'espoir à la magistrature et de l'enthousiasme aux juges. Il est temps que le monde judiciaire sorte de la plainte continuelle et renoue avec une volonté et un élan positifs. Il est temps, surtout, qu'il se mette véritablement au service du citoyen. L'honneur de la justice est à ce prix. Biographie de l'auteur Avocat général prés la cour d'appel de Paris, Philippe Bilger a requis dans de nombreuses affaires médiatiques: Bob Denard, Emile Louis, Maxime Brunerie... Il est aussi l'auteur d'essais, dont, avec Stéphane Durand-Souffland, Un avocat général s'est échappé (Seuil), et avec Bruno Gaccio, Le Guignol et le Magistrat (Flammarion).
Philippe Bilger: Ancien avocat général, il a représenté l'accusation lors de procès importants (Bob Denard, François Besse ou Emile Louis), ainsi que le ministère public lors du premier procès du gang des barbares. Il est aujourd'hui consultant.
Résumé : Ce fut ce qu'on a appelé le "mur de la honte" . On dénonce, on ricane, on bafoue les droits de de ceux dont on ne partage pas les idées réelles ou supposées. Et ces juges se "vengent" . Le temps est venu de révéler les rapports malsains qui règnent aujourd'hui au sein de la magistrature, dans les arrière-cours des palais, mais aussi dans les relations entre juges, politiques, médias, opinion publique. J'ai connu à titre personnel les premières marques de cette volonté politique de "caporaliser" la justice. Le pouvoir et les juges portent une part de responsabilité de cette dérive. Cette politisation de certains magistrats a ouvert une faille, un espace dans lequel le monde politique s'est engouffré pour délégitimer l'oeuvre de la justice. Le préjudice est irréparable. Il est urgent de nommer les dérives pour y mettre fin. Il y va de notre avenir et de la démocratie.