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LA LEGENDE DU SEXE SURDIMENSIONNE DES NOIRS
BILE SERGE
SERPENT A PLUME
13,40 €
Épuisé
EAN :9782268056715
Les peintures grecques et romaines l'ont souligné ; les théologiens chrétiens, juifs et arabes l'ont en ch?ur jadis avalisé ; les femmes en sont persuadées : les Noirs ont un sexe sur-di-men-si-on-né ! Tellement surdimensionné qu'il continue encore, aujourd'hui comme hier, de faire fantasmer et jaser. Ce livre retrace, avec minutie, l'histoire de ce qui fut, dès le départ, un monstrueux préjugé visant à rabaisser les Noirs au rang de bêtes, dotés à la place du cerveau, d'un pénis " démesurément long " ! Certains, durant l'esclavage, furent même utilisés comme de vulgaires reproducteurs. Et parfois ils devaient également satisfaire, de gré ou de force, l'appétit sexuel des femmes de leurs maîtres. Sous Louis XIV, les Noirs, tenus pour débauchés, effraient autant qu'ils subjuguent. La reine Marie-Thérèse, qui fraie avec l'un d'eux, accouche - ô scandale ! - d'une petite négresse. Une page peu connue de l'histoire de France. Les Noirs seront aussi stigmatisés au cours des siècles, en Espagne, en Angleterre et en Russie notamment, où ils incarneront la fornication et le diable. Le poète martiniquais, Aimé Césaire, en fera même l'étrange expérience lors d'un voyage, avant guerre, en Yougoslavie. Que dire encore de ce médecin allemand, le docteur Stigler, qui ne trouvera rien de mieux à faire, en 1942, en plein conflit mondial, que d'étudier le pénis des prisonniers antillais et africains ? En Italie, c'est le grand quotidien La Repubblica qui, pour évoquer le sida et les comportements sexuels à risque, lance en 1989, une vaste campagne d'affichage montrant un Noir en train d'embrasser, à pleine bouche, sa compagne... un singe ! Même dans le milieu du film X, les Noirs font sexuellement peur au point d'être souvent victimes de racisme. Cet ouvrage qui se lit comme un roman, démonte, sans détours et sans tabous, les mécanismes d'un stéréotype aux mille visages, hérité du passé. Il rappelle à tous, aux Blancs comme aux Noirs, que le préjugé sexuel est le frère jumeau du préjugé de couleur.
En 1944, au plus fort de la guerre, un volontaire français de l'armée allemande étonne ses supérieurs. Il veut intégrer la Waffen SS, le corps d'élite hitlérien. Seul problème : l'homme n'est ni aryen ni même blanc, mais guadeloupéen et surtout noir. Pour toute réponse, il est envoyé illico dans un camp de concentration. Ce livre raconte l'étonnante histoire de ce soldat perdu, parti faire le coup de feu contre les bolchevistes, sur le front et dans le froid russes, loin de son île natale. Comme lui, quelques égarés antillais, guyanais, réunionnais, et africains, ont collaboré activement avec l'ennemi, qui dans la LVF, qui dans la Milice, qui dans la Gestapo. En Allemagne et en Italie, où les Noirs étaient menacés, certains ont également joué le jeu des nazis et des fascistes, par instinct de survie ou patriotisme. Autant de destins insolites que relie ce récit, étayé par les rares archives et témoignages de survivants de cette page méconnue du plus grand conflit mondial.
Serge Bilé est l'auteur d'un livre qui a connu un grand succès : Noirs dans les camps nazis. Avec Sur le dos des hippopotames, à travers le récit de son propre parcours fait de luttes et de passions tenaces, Serge Bilé précise son engagement aux côtés de la communauté noire en France et propose des éléments de réponses aux questions que tout le monde se pose. Sur le dos des hippopotames est d'abord le récit d'un parcours. Qui est donc cet homme qui, à quinze ans, joue de la guitare devant la foule des pèlerins à Lourdes ? A vingt, enseigne l'allemand à des prisonniers poitevins ? A trente, interviewe, à quelques semaines de sa fin, un Houphouët-Boigny, qui l'avait, quelques semaines plus tôt, jeté en prison ? A quarante, organise des actions humanitaires et se penche sur le sort des Noirs dans l'Allemagne hitlérienne ? Et qui, aujourd'hui, à quarante-cinq ans, a passé plus d'années dans les couloirs et studios des télévisons françaises que dans son pays d'origine ? La France, ce pays qui l'a jadis accueilli, qui a forgé ses valeurs, et dont les cités se trouvent aujourd'hui dans la tourmente, ne peut, selon Serge Bilé, choisir qu'une seule voie : celle d'un métissage pacifique qui saura respecter les identités et les histoires de chacune de ses composantes ethniques. C'est ce que Sur le dos des hippopotames exprime avec toute la force dont un homme de convictions est capable.
Ce livre est un document unique sur un fait méconnu de la seconde guerre mondiale : le sort des déportés noirs, africains, antillais et américains, dans les camps de concentration de l'Allemagne hitlérienne. Ravalés au rang de bête, ils étaient sujets à toutes les humiliations, comme ce ressortissant équato-guinéen Carlos Greykey que l'on affubla à Mauthausen d'un costume de la garde royale yougoslave pour servir de boy. Des témoignages hallucinants collectés en Allemagne, en Norvège, en France, en Espagne, en Belgique, en Hollande, aux Etats-Unis et au Sénégal, rappellent avec sobriété de manière accablante, l'horreur sans nom vécue par ces hommes et ces femmes, dont on a tû souvent l'archipel des douleurs.
En 1950, Félix Houphouët-Boigny tombe amoureux de la députée guadeloupéenne Gerty Archimède. Elle est communiste et féministe. Il la demande en mariage et veut en faire la future Première dame de Côte d'Ivoire. En 1996, Nelson Mandela tombe sous le charme de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny. Il est célibataire. Elle est veuve. Il exprime le désir de la voir. Elle accepte et part le retrouver en Afrique du Sud. Truffé de révélations, ce livre nous entraine dans les coulisses du pouvoir en éclairant d'un jour nouveau le long règne du premier président ivoirien. L'homme se montre tour à tour combatif, rusé, cynique, généreux, sage, féroce, fragile. S'appuyant sur la dernière interview que Félix Houphouët-Boigny lui a accordée avant sa mort et sur des confidences de son entourage, Serge Bilé retrace, au-delà du chef d'Etat, l'histoire d'une nation qu'il a incarnée et qu'il symbolise encore aujourd'hui.
Sous le prétexte du roman, l'auteur a éprouvé le besoin de revenir aux sources de son adolescence, de la raconter telle qu'il l'avait vécue. Descendant d'un grand-père chinois, Jean-François Samlong est un enfant métis élevé par sa grand-mère, une sang-mêlé qui lui a transmis l'amour de la culture réunionnaise, tandis que l'école lui transmettait l'amour de la culture française. Cette double appartenance culturelle est au cour de ce roman. Au cour d'une île de l'océan Indien où l'expérience du métissage, de la machine à métisser, est quotidienne et a valeur d'identité, cimentée autant par l'empreinte historique française que par l'usage revendiqué du créole. Ce roman d'initiation, qui fait la part belle à la découverte de l'amour et aux jeux de l'érotisme, raconte aussi le quotidien du petit peuple de La Réunion. Relations avec les esprits, croyances populaires, rites immuables des lavandières transmis par l'infatigable grand-mère qui avait sa roche à laver (et à rêver) au bord de la rivière. L'écrivain se souvient aussi avec nostalgie de son grand-père auquel il s'est opposé au moment de la guerre du Vietnam, chacun défendant son camp. Ce qu'il regrette évidemment aujourd'hui. La jeunesse de Jean-François Samlong fut bercée par de douces et fortes présences féminines qui lui donnèrent le goût de continuer à vivre et d'entreprendre, et son rapport aux femmes a toujours été placé sous le désir de signer une trêve, de rétablir la paix, enfin. Un roman très réussi qui, par son style éblouissant et évocateur, est à mettre entre toutes les mains.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.