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La sémiotique en interface
Biglari Amir ; Roelens Nathalie
KIME
45,00 €
Épuisé
EAN :9782841748099
La sémiotique est susceptible de traverser l'ensemble des champs de la connaissance puisqu'elle a choisi comme objet d'étude une entité que ceux-ci partagent, à savoir la signification, quelle que soit la forme de sa manifestation. Elle est donc naturellement amenée à être confrontée aux autres domaines de recherche. Réunissant les textes des chercheurs les plus éminents issus de la scène internationale, cet ouvrage vise à étudier, de façon systématique, l'interface entre sémiotique et différentes disciplines académiques, aussi bien celles qui relèvent des sciences humaines et sociales que celles qui s'inscrivent au sein des sciences exactes et naturelles. Il s'agit surtout de mettre en avant les interactions et les contributions mutuelles, en analysant les enjeux théoriques, méthodologiques et épistémologiques impliqués. Ce livre dévoile également le rôle singulier que peut jouer la sémiotique dans les projets interdisciplinaires : étant aujourd'hui dotée de corps théoriques élaborés, composés de modèles et de schémas généraux, la sémiotique est en mesure, d'une part, de dégager des problématiques communes à plusieurs disciplines traitant d'un même type de phénomène tout en respectant l'apport spécifique de chacune d'elles et, d'autre part, de proposer une méta-méthodologie permettant le transfert entre ces disciplines. Destiné à la fois aux sémioticiens et aux spécialistes d'autres domaines de recherche, ce volume esquisse ainsi des pistes inédites de coopération et laisse entrevoir un redéploiement des champs disciplinaires.
En quoi les discours sont-ils des lieux d'émergence de la figuralité et pas seulement des lieux d'exercice des figures ? À quelles conditions certaines formes linguistiques font-elles figures ? Au risque de bousculer les classifications existantes, peut-on envisager la naissance de nouvelles figures ? Comment les figures qualifient ou requalifient-elles les discours ? C'est à ces questions que s'intéressent les seize études rassemblées dans cet ouvrage. Portant sur des corpus variés et adoptant des perspectives diverses, elles contribuent toutes à la réflexion sur l'interaction entre figures et discours.
Ecrivain et théoricien du texte, Jean Ricardou (1932-2016) a été une figure éminente et singulière de nos Lettres contemporaines. Cet ouvrage est le fruit des entretiens qu'il a accordés, au cours des der- nières années de sa vie, à Amir Biglari. Il porte sur diverses facettes de son oeuvre et de sa pensée, et nous donne accès à de nombreux témoignages inédits. Ce livre propose notamment une analyse poussée du Nouveau Roman, met en lumière plusieurs aspects de l'histoire de la littéra- ture et de la critique littéraire de la deuxième moitié du XXe siècle en France, et revient sur l'écriture de fiction de Ricardou. Il se penche également sur quelques enjeux théoriques cruciaux re- levant du champ littéraire, et aborde un certain nombre de ques- tions liées à la " textique ", domaine que Ricardou a élaboré et développé durant la seconde et ultime phase de sa carrière.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.