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Le théâtre français du XVIIe siècle. Histoire, textes choisis, mises en scène
Biet Christian
AVANT SCENE
30,50 €
Épuisé
EAN :9782749811116
Ce volume consacré au théâtre français du XVIIe siècle, grand siècle de l art dramatique, accorde une large place à trois figures du théâtre et de la littérature, Corneille, Racine et Molière, mais fait aussi la part belle au théâtre baroque, aux genres lyriques et à toutes les formes nouvelles d une période qui doit être considérée aussi bien pour ses classiques incontournables que pour toutes ses fécondes expérimentations. Complet, il reproduit près d une centaine d extraits accompagnés d analyses littéraires, dramatiques et historiques. Novateur, il enrichit la lecture des grands textes du regard inédit de metteurs en scène aussi importants que Didier Bezace, Declan Donnellan, Dario Fo, Jacques Lassalle, Daniel Mesguich, Ariane Mnouchkine, Christian Schiaretti, Jean-Pierre Vincent... L Anthologie de L avant-scène théâtre se décline en quatre autres volumes: Moyen Âge / Renaissance, XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
Droit et littérature ". Une telle alliance ne devrait plus surprendre et il semble pourtant qu'il soit encore nécessaire de faire le point sur ce champ de recherches. L'époque choisie est ici l'Ancien Régime, et plus particulièrement le XVIIe et le début du XVIIIe siècles. On y voit que, pour produire et composer leurs fictions, les auteurs littéraires, qui sont aussi, et fort souvent, juristes de formation ou de métier, s'appuient sur les procédures judiciaires et empruntent les règles du droit pour élaborer leurs intrigues. Et c'est encore à partir de données juridiques qu'ils déterminent leurs personnages. Cette mise en rapport théorique et pratique des deux champs juridique et littéraire nous indique, à travers une série d'études de " cas " la manière dont la littérature représente le droit, analyse les fictions sur lesquelles il repose, et les met en cause afin de prendre place dans les débats sociaux, esthétiques, politiques et juridiques du temps. Les textes littéraires semblent ainsi s'enraciner dans la matière juridique : la littérature interprète le droit, c'est une de ses fonctions. Elle est à la fois une illustration fictionnelle de ses règles et de ses procédures, un moyen de les mettre en question, d'en déterminer les failles, un espace esthétique projetant de nouvelles conduites sociales et un lieu de négociation infiniment " moderne ".
Le répertoire implique un point de vue sur l'histoire du théâtre, et une volonté de rendre cette histoire présente, vivante. Il est, par définition, significatif et organisé, et signalant ainsi un point de vue sur le théâtre comme figurant une spécificité particulière, nationale le plus souvent, et en rapport avec une langue, ou une manière de faire ou de se reconnaître dans des productions passées, un type d'intervention sur le monde, un jeu de formes-sens capable d'être transcrit d'un moment historique à un autre. Ainsi, répéter publiquement une pièce, c'est l'inscrire dans un répertoire. Dès lors, se pose la question du canon : pourquoi cette pièce-ci ou celle-là, où la jouer, comment la traiter ? Outre les articles qui cherchent à définir ce qu'est le répertoire aux XVIIe et XVIIIe siècles en France, le dossier propose des contributions sur le répertoire français en Russie et en Allemagne, et sur les premières traductions-adaptations de Molière en arabe. Il permet enfin de (re)lire sur ces questions des textes de metteurs en scène proches de nous, comme Jouvet ou Bozonnet.
Comment écrire un Odipe, en France, sous la monarchie d'Ancien Régime ? Comment représenter l'histoire d'un roi fautif, d'une reine incestueuse et d'enfants illégitimes ? Et pourquoi, malgré tout, affronter ce sujet qui met en cause Dieu, la loi, le roi, l'Etat et la famille ? Plus de trente auteurs pourtant s'acharnent, entre 1614 et 1818, à donner leur avis sur ce redoutable mythe. Chacun donne sa solution pour en éloigner l'horreur. A travers l'étude des traductions et des adaptations théâtrales d'Odipe-Roi, cet ouvrage entend montrer que la question oedipienne, à cette période, se réfère au droit. Droit de gouvernement et droit civil sont ici convoqués pour comprendre les enjeux d'une tragédie scandaleuse : sans places précises, sans roi qui soit vraiment roi, sans père qui soit véritablement père, sans fils digne de ce nom, comment rendre compte d'une société, fût-elle tragique ? Odipe dans les siècles classiques pourrait bien finalement être un rite pour les auteurs comme pour les spectateurs, une cérémonie qui veut à la fois poser et éloigner les terreurs propres à la famille et à l'Etat.
Les jurés se réunissent pour délibérer à l'issue d'un procès dont l'accusé est un adolescent de seize ans inculpé pour parricide. Les preuves manquent et il clame son innocence. Mais les témoignages sont graves, précis et concordants. S'il est reconnu coupable, le jeune homme sera condamné à mort. Onze jurés sur douze votent "coupable". Le huitième Juré explique son veto, analyse les témoignages, décortique les contradictions, et peu à peu le doute gagne les onze autres jurés. Condamnera-t-on à mort ce garçon?
Georges Feydeau a fini fou. Interné dans une maison de santé, à Rueil-Malmaison, de 1919 à 1921. Enfermé dans sa folie et dans la chambre 21 de son pavillon, le célèbre auteur se retrouve face à ses démons, ses obsessions, ne pouvant s'empêcher de recréer autour de lui le théâtre qui a fait son destin. Ainsi son entourage à la clinique devient-il acteur d'un véritable vaudeville dont il est, cette fois, le héros. La mécanique s'enclenche " à la manière de ", pour un dernier galop endiablé. La création de Feydeau, chambre 21 a eu lieu en 2021 avec la distribution suivante : Philippe Duquesne (Maximilien Fouquart), Caroline Proust (Lucienne, Camille Claudel), Michel Bompoil (le général-docteur Azacassasse, Léon), Anne Loiret (Gabrielle Fouquart), Elise Ghienne (Adelaïde Fouquart), Pierre Berriau (Georges Feydeau).
Qu'il est glorieux mais qu'il est pénible d'être en ce monde un merle exceptionnel... Répudié par ses parents parce qu'il n'est pas de leur couleur, moqué pour sa voix qui en effare plus d'un, ballotté par le vent, sans ami, sans abri, un jeune oiseau s'interroge sur son identité... Fable autobiographique qui dépeint les amours malheureuses de Musset avec George Sand et ses déboires d'auteur incompris, l'Histoire d'un merle blanc est aussi une ode à la différence et s'adresse à toutes les âmes sensibles perdues dans la foule anonyme des conventions et des références.
Né à Antibes le 25 mars 1899, Jacques Audiberti publie ses premiers articles vers 1925 dans la rubrique des «chiens écrasés». Lié avec Apollinaire et Valéry, il commence à écrire ses premiers poèmes qui seront publiés en 1929. Il reçoit le Grand Prix national des Lettres en 1964. Il meurt à Paris le 10 juillet 1965.