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L'industrie américaine : simple rebond ou renaissance ?
Bidet-Mayer Thibaut ; Frocrain Philippe
ECOLE DES MINES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782356712158
Depuis 2010, l'industrie américaine connaît un formidable regain d'activité. Selon certains analystes, ce rebond serait dû à l'exploitation des gaz de schistes ou à la modération salariale imposée depuis près de quinze ans. Les Etats-Unis seraient devenus un des pays les plus attractifs pour les activités manufacturières et un mouvement de relocalisation massif se serait engagé. Cette note de La Fabrique propose une analyse détaillée du regain industriel aux Etats-Unis. Elle montre que la reprise vient surtout du retour de la demande, grâce à une politique monétaire accommodante qui permet un accès facile au crédit. Les performances décevantes à l'international indiquent cependant que l'industrie américaine n'a pas gagné en compétitivité et que le rebond est largement autocentré. L'industrie américaine se transforme en profondeur avec des évolutions très contrastées entre les secteurs et les territoires et un positionnement hégémonique sur les grandes plateformes numériques et les services qu'elles offrent. Ce travail s'adresse aux responsables industriels, journalistes et étudiants désireux de bénéficier d'une synthèse à la fois abordable et documentée sur ce qui se passe réellement dans l'industrie américaine aujourd'hui. Il s'appuie sur une large enquête de terrain réalisée auprès d'une trentaine d'industriels américains ou témoins privilégiés ainsi que sur les contributions d'une dizaine d'experts.
Résumé : Le moujik de Chagall, qui s'avance parmi les fleurs, a-t-il en tête la cité idéale ? Ou bien s'apprête-t-il à briser la machinerie des palais ? Ainsi Rawls, qui propose l' " utopie réaliste " d'une société ordonnée selon la justice, apparaît-il d'abord comme le messager du monde d'en haut. Qui nous enseigne comment celui-ci s'édifie dans la pensée et subsiste dans l'Idée. Mais la justice n'est pas un idéal : c'est un impératif. L'idée de justice comprend l'exigence de son instauration dans un monde injuste. Rawls donc, au regard des principes qu'il énonce et de la pratique politique qu'il légitime, est un penseur subversif. Qui, pourtant, se méconnaît. Et faiblit devant les conclusions qu'il devrait tirer des prémisses qui sont les siennes. Au point que sa pensée se trouve communément sollicitée et mobilisée au service de l'ordre établi. Force est donc de montrer point par point que ses concepts ont d'autres implications que celles qu'il leur prête, et sont appropriés à d'autres perspectives que celles qu'il envisage. Et que l'on peut, avec lui et grâce à lui, penser au-delà de lui et contre lui. On trouvera ici un exposé ordonné de sa " théorie de la justice ", doublé d'un critique interne, qui est aussi une réception. L'objet ultime de ce livre n'est pas de proposer une alternative à la construction rawlsienne, mais de tirer de celle-ci quelques matériaux conceptuels pouvant servir à une telle entreprise.
Depuis plusieurs siècles, les grands débats de société ont eu pour pivot la relation entre marché et organisation. Marx aborde le capitalisme en termes de structure, comme l'instrumentalisation de la rationalité marchande par la marchandisation de la force de travail. Mais c'est en termes de tendance historique qu'il en vient à l'organisation, à partir du développement de la grande entreprise. Il la décrypte comme une autre sorte de rationalité, qui finira par échapper aux capitalistes et fournira, après l'abolition de la propriété privée et du marché, le tissu même du socialisme. Mais la théorie de Marx comporte deux insuffisances. D'abord, sur l'analyse du pouvoir. La lutte de classe est une lutte entre trois pôles et non pas deux : la classe populaire, la classe dirigeante et la classe capitaliste. Ensuite, sur celle du territoire. Comprendre les "régimes d'hégémonie", c'est comprendre comment le jeu de luttes et d'alliances entre ces trois pôles s'articule avec le système-monde. La théorie proposée ici fait tenir ensemble des concepts venus notamment de Marx, Gramsci, Foucault et des recherches sur la globalisation. Elle tente de formuler une théorie de la société et de l'histoire modernes visant à identifier la nature du néolibéralisme et son impact sur les conditions d'existence, les pratiques et les perspectives des êtres humains d'aujourd'hui.
La formation professionnelle constitue un enjeu majeur pour la compétitivité d'une économie. Les théories de la croissance soulignent l'impact de la qualité du " capital humain " sur l'adaptation des salariés aux mutations économiques et la diffusion des innovations. De nombreuses études déplorent l'inefficacité du système de formation français. Elles mettent en évidence les difficultés rencontrées pour adapter les formations initiales aux besoins des entreprises, les freins au développement de l'apprentissage, les inégalités persistantes d'accès à la formation au détriment des salariés les moins qualifiés, les problèmes liés à une gouvernance trop complexe, etc. Les conséquences de ces dysfonctionnements sont inquiétantes. 150 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans diplôme, ce qui pèse sur leur insertion et sur l'ensemble de leur trajectoire professionnelle. Or, malgré un niveau élevé de chômage, le nombre des postes non-pourvus et des métiers en tension se maintient à des niveaux élevés. Ce phénomène touche particulièrement les entreprises industrielles, dont les métiers souffrent d'une image négative auprès des jeunes. En complément de ces travaux d'experts, La Fabrique de l'industrie participe de manière originale au débat en donnant la parole aux acteurs de terrain. Les témoignages recueillis permettent de présenter un panorama des problèmes de la formation professionnelle dans l'industrie, en identifiant les facteurs de blocage du système et des leviers d'action pour y remédier. De nombreux dispositifs innovants sont évoqués, qui montrent la volonté des acteurs de surmonter les blocages. Ils prouvent que le fonctionnement décevant de notre système de formation n'est pas une fatalité.
Entre 2012 et 2019, Baptiste Coulmont et Pierre Mercklé ont tenu une chronique régulière dans le journal Le Monde. Au coeur de leur démarche : rendre compte de la sociologie telle quelle se fait aujourd'hui. Dans le foisonnement des enquêtes, ils ont choisi les plus instructives. Celles qui nous expliquent pourquoi les top-modèles ne sourient pas, quelles sont les bonnes raisons de croire au Père Noël, comment contourner l'impôt sur la fortune, ou si la participation des hommes aux tâches ménagères est un facteur de divorce. Celles qui nous montrent comment les sociologues travaillent, avec des enquêtés qui meurent, qui mentent ou qui s'insultent. Celles qui nous rappellent que nous n'avons tous ni les mêmes ressources, ni les mêmes désirs. Rassemblées pour la première fois dans cet ouvrage, ces chroniques sociologiques traversent une décennie d'enquêtes, de grandes questions sociales et de petites énigmes sociologiques. Elles nous rappellent qu'il faut de tout pour faire le monde social tel qu'il est. Et elles montrent comment les sciences sociales peuvent aider, avec les armes et les outils de l'enquête, à mieux comprendre la société, dans toute sa diversité et toute sa complexité.
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
La parution en 2001 du " Manifeste Agile " a consacré le déploiement des méthodes " agiles " dans le monde informatique. Mais exigeantes dans leur mise en oeuvre, ces méthodes recouvrent souvent dans les faits un ensemble de pratiques assez éloignées de leurs bases théoriques. Cet ouvrage est donc l'occasion de repréciser les fondements théoriques des méthodes agiles et de rendre compte des retours d'expérience en entreprise. II s'adresse à un public large. Les chercheurs y trouveront une revue de la littérature rassemblant les principaux travaux de recherche relatifs à ces méthodes. Les praticiens débutants y verront une présentation didactique des fondements de plusieurs méthodes agiles : Scrum, Extreme Programming et Développement Lean. Les praticiens confirmés pourront bénéficier de retours d'expériences inédits sur la mise en oeuvre des méthodes agiles dans des contextes d'entreprise spécifiques.
Pellerin François ; Cahier Marie-Laure ; Grandjean
Comment travaillera-t-on dans l'usine du futur ? Quel sera le rôle des opérateurs de production ? Comment ceux-ci seront-ils formés pour maîtriser les nouvelles compétences requises ? Comment les usines adapteront-elles leur organisation ? A partir des témoignages d'une vingtaine de dirigeants et d'experts, cette note identife et analyse des pratiques inspirantes d'entreprises manufacturières de tailles variées en matière d'organisation du travail et de gestion des compétences. L'usine évolue vers une organisation apprenante, combinant développement de l'autonomie des opérateurs, rationalisation des processus (lean manufacturing) et intégration de technologies avancées. L'ouvrage propose un chemin de performance fondé sur l'humain. Il défend l'idée d'un "design du travail" qui prenne en compte l'opérateur comme client et acteur du processus de dé nition du travail, à l'heure où les technologies 4.0 pourraient au contraire réduire les marges de manoeuvre des travailleurs de l'usine. Cet ouvrage s'adresse aux dirigeants d'entreprises, aux directeurs industriels, DRH, ingénieurs de production, consultants, étudiants, acteurs publics désireux de comprendre et d'accompagner la montée en gamme des entreprises et soucieux du futur de l'industrie.