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Brève histoire des Cahiers du cinéma
Bickerton Emilie ; Burdeau Marie-Mathilde
AMSTERDAM
19,00 €
Épuisé
EAN :9782350960562
Comment les Cahiers du cinéma, naguère la plus grande revue de cinéma du monde, ont-ils pu devenir un simple guide du consommateur? Où sont passées la vision et la passion qui les avaient animés? Emilie Bickerton raconte l'aventure de cette revue, depuis ses débuts glorieux jusqu'à son interminable agonie. Ses fondateurs nourrissaient l'ambition immense d'élever le cinéma au rang d'art et de prouver qu'Hitchcock, Hawks ou Ray étaient les égaux des plus grands peintres et romanciers. L'entreprise fut un succès et la critique devint une autre manière de faire du cinéma, avant que certains rédacteurs, comme Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Eric Rohmer, ne passent eux-mêmes à la réalisation La revue joua une part active dans l'élaboration d'une théorie du cinéma, s'ouvrit au structuralisme et à la psychanalyse, envisagea le cinéma comme un art politique. Preuve d'un constant désir de se réinventer et d'agir sur le cinéma en train de se faire. A partir des années 1980, ce désir disparaît: les Cahiers s'accrochent à un auteurisme vide, renoncent aux idéaux qui les avaient guidés, épousent le monde comme il va. En faisant l'histoire des Cahiers, de leurs réussites et de leurs échecs, de leur grandeur et de leur décadence, ce livre propose une réflexion nécessaire sur le destin de la critique: partout et nulle part à la fois, elle se traîne, sans idées ni projet. Or qu'est-ce qu'une critique digne de ce nom sinon une intervention sur l'époque?
Grimaldi Michel ; Bahurel Charles ; Bicheron Frédé
Résumé : Les nouveautés de cette 7e édition + A jour des lois du 16 février 2015 sur la modernisation du droit de la famille, du 18 novembre 2016 de modernistation de la justice du XXIe siècle et du 23 mars 2019 de programmation 2019-2022 et de réforme pour la justice + A jour des ordonnances des 15 octobre 2015 et 16 février 2016 Optimiser le patrimoine familial... Un exposé complet du droit patrimonial de la famille qui décrit l'ensemble des règles qui le constituent, leurs difficultés et leurs incertitudes d'application, tout en fournissant des illustrations pratiques permettant d'organiser juridiquement le montage de solutions en gestion de patrimoine. En sept parties, sont traitées les matières qui fondent le droit patrimonial de la famille : - régimes matrimoniaux - successions - libéralités - partages d'ascendant - pacte civil de solidarité - fiscalité des mutations à titre gratuit - droit international privé des régimes matrimoniaux et des successions Sont présentés les innovations législatives les plus saillantes (donation-partage transgénérationnelle, renonciation anticipée à l'action en réduction, suppression de la règle de l'unanimité pour la gestion des bien indivis), les premières interprétations jurisprudentielles (acceptation à concurrence de l'actif net, mandat à effet posthume, généralisation de la réduction en valeur pour atteinte à la réserve), mais aussi des questions classiques et récurrentes auxquellles jurisprudence et doctrine ont donné un regain d'intérêt (droit de retour, assurance-vie, donation-partage de quotes-parts indivises, mise à disposition d'un logement) ainsi que des sujets plus pointus (libéralités aux associations, aux personnes morales de droit public, fondations). En matière de liquidation de communauté et de succession, des exemples chiffrés sont donnés, à partir desquels il est possible de concevoir, en amont, des techniques de gestion de patrimoine.
Résumé : ""On peut vivre", disent Sacha et ses camarades, une petite communauté d'étudiants dans Leningrad assiégée - un siège qui durera plus de mille jours, de 1941 à 1943. On peut vivre, malgré le "pouvoir soviétique" que la guerre n'a rendu ni moins policier, ni plus humain. On peut vivre, malgré la faim, qui fait parfois des jeunes gens un gibier pourchassé par des trafiquants de chair humaine. On peut vivre, malgré le froid, qui descend parfois à - 40°C au fort de l'hiver. On peut vivre, parce qu'on a le courage, la jeunesse et, dans l'interminable tragédie, la gaieté et même l'insouciance. On peut vivre, même si on est obligé de truquer les paperasses offcielles pour utiliser les tickets d'alimentation des morts - il y en eut plus de cinq cent mille dans la ville. Des morts qu'on ne pouvait pas toujours "mettre en terre", comme la petite Sarah de dix-huit ans, dont son ami promène le corps dans la ville, sur un traîneau, sans trouver d'endroit où on puisse creuser la terre, trop glacée. L'adolescent finira par abandonner le mince cadavre à côté des momies égyptiennes, au musée de l'Ermitage..."Claude Roy.
Cet ouvrage s?adresse à un large public. Alliant critique vigoureuse des vieilles idées et théories fougueuses mais sérieuses, Il s?attache à déterminer les conditions d?apparition du langage chez les hominidés et s?appuie pour cela sur une approche de l?évolution biologique relativement récente, la théorie de construction de niches. Partant d?une niche probable occupée par les hominidés, l?exploitation des charognes de gros mammifères, il tire la nécessité de l?apparition d?une forme de communication à la fois délocalisée et combinable (qui donc pourra ultérieurement aboutir à un langage). L'auteur élabore ainsi une hypothèse cohérente, susceptible d?expliquer ce que beaucoup appellent « le problème scientifique le plus ardu qui soit ».
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
La quatrième vague du féminisme a commencé : venue d'Amérique latine, portée par les combats contre les féminicides et pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, amplifiée par le moment Metoo, elle constitue aussi-surtout-un mouvement qui s'attaque à l'inégalité des rapports de production et de reproduction sous le capitalisme. Qui dépasse, sans les exclure, les revendications juridiques ou paritaires et repense l'ensemble de l'organisation sociale à partir des oppressions subies par les femmes et les minorités de genre. Le féminisme est révolutionnaire ou il n'est pas : voilà la thèse soutenue par Aurore Koechlin, qui se propose d'abord de guider ses lectrices et lecteurs à travers l'histoire trop méconnue des différentes vagues féministes. Du MLF à l'inter-sectionnalité, de l'émergence d'un "féminisme d'Etat" au féminisme de la reproduction sociale, ce petit livre tire le bilan politique et intellectuel d'une quarantaine d'années de combats, repère leurs impasses, souligne leurs forces, pour contribuer aux luttes actuelles et à venir.
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.