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Rilke à Paris
Betz Maurice
OBSIDIANE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782381460079
Rainer Maria Rilke offre un cas qui ne laisse pas d'être assez extraordinaire ; un poète profondément germanique, qui figure, sous sa forme la plus aiguë, la plus fragile, le rameau extrême du romantisme allemand au point où il va rencontrer les derniers prolongements du monde spirituel slave, découvre sa véritable identité au contact d'une ville française. Ce poète allemand trouve à Paris non seulement un domicile passager et des amitiés plus ou moins durables, mais une inspiration qui le guide vers les formes secrètes de son être. Pendant douze ans il y reviendçra presque année après annés, heureux et malheureux d'y retrouver des joies ou des souffrances toujours neuves et un paysage presque éternel. Cette ville lui prêtera le cadre et les thèmes d'une oeuvre par laquelle il a le sentiment de s'exprimer jusqu'au bord de l'indicible, jusqu'à envisager et accepter d'un coeur tranquille la mort au terme d'un livre dans lequel il a conscience d'avoir concentré toute la sève d'une vie.
Résumé : Ces vers-ci nous enseignaient davantage : une façon de nommer les choses et, par elles, d'entrer en nous, une façon de participer à la vie, à ce qu'il y a en elle, de plus grand, de plus mystérieux, de plus pathétique, un état de contemplation passionné et douloureuse, une exaltation qui nous soulevait au-dessus de nous-mêmes. C'était cela, la poésie ; c'était l'expérience de tout cela, devenue sang, regard, geste, et communiquée par les moyens les plus subtils. C'était cela, un poète. Son image, comme un cercle dans l'étang, pouvait grandir dans nos yeux sans qu'elle eût besoin d'être précisée...
Les trois textes réunis ici se rangeraient classiquement dans la catégorie des écrits sur l'art. Or, il n'en est rien. Ils sont plus, et beaucoup plus encore. Même s'ils abordent effectivement la question du paysage en peinture ou encore la troublante et silencieuse présence des choses, ces trois textes doivent être considérés à part entière comme des pierres apportées à l'édification de l'oeuvre de Rainer Maria Rilke. En effet, aux côtés de la prose et de la poésie, ces trois écrits sur l'art participent pleinement à la quête de l'unité profonde à laquelle tâchent de s'accorder l'oeuvre et la vie de Rainer Maria Rilke. Et déjà est-il permis de dire qu'ils y répondent, qu'ils l'accomplissent et la révèlent en la portant à cette lumière tout intérieure dont est empreinte l'écriture spirituelle de Rainer Maria Rilke. Dans une lettre datée du 10 août 1903, adressée à Lou Andreas Salomé, Rilke se plaisait à rapporter cette déclaration de Hokusai : C'est à l'âge de soixante-treize ans que j'ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons et des plantes. Sans doute aucun, ces trois textes répondent à cette exigence comme les témoins d'une expérience faite de bonté, de patience et d'humilité.
Dans l'ombre des grands moments de création littéraire qui ont fait la postérité de Rainer Maria Rilke (citons à cet égard, au moins, Les cahiers de Malte Laurids Brigge et Les sonnets à Orphée) existe une myriade de textes courts, très peu connus, et qui méritent pourtant toute l'attention en ce qu'ils marquent à merveille les jalons d'une existence toute littéraire. De véritables petits joyaux formant une vaste constellation, dont certains ont été rassemblés ici, sous cette couverture. D'abord, des narrations d'une extrême étrangeté et d'autres où semblent se mêler inextricablement souvenir, expérience et fiction. Enfin, des textes qui pourraient trop simplement passer pour des sortes de petits essais, alors qu'ils sont en leur essence des textes d'une écriture relevant tout autant de l'illumination que de la confession. Quoi qu'il en soit, un ensemble prodigieux qui permettra à chaque lecteur de plonger un peu plus dans l'oeuvre admirable et protéiforme (et cependant si dense) de Rainer Maria Rilke.
Résumé : Un voyage époustouflant dans les traditions balinaises du début du siècle, teinté de permanence. Fascinée par des photographies de Bali, Vicky Baum y séjourna en 1935. Elle y fit la connaissance du docteur Fabius, qui lui légua à sa mort un coffret contenant des notes, son journal et un imposant manuscrit retraçant un épisode sanglant de la colonisation de Bali par les Hollandais : le Poupoutan (littéralement " la fin"). Grâce à tous ces documents, Vicki Baum écrivit en 1937 Sang et volupté à Bali, une saga historique située au coeur du quotidien des Balinais et de l'occupation néerlandaise du début du XXe siècle. Cherchant à étendre leur contrôle, les Hollandais décidèrent à l'époque de lancer une opération militaire, qui mena les habitants de l'île à un suicide collectif.
La thèse du Terrorisme à l'état gazeux est que la crise pandémique est plus que sanitaire : la puissance du coronavirus est aussi la puissance d'une métaphore. Oui, lorsque nous nous représentons cet agent microbien comme un " ennemi invisible et insaisissable " (discours d'Emmanuel Macron du 16 mars 2020), nous commettons une métaphore, c'est-à-dire un mensonge littéraire ; mais il est rare que les mensonges de ce genre ne murmurent pas une vérité. Notre civilisation produit des virus mutagènes et des barbares vaccinés : c'est dire qu'elle n'a au fond plus d'autre ennemi qu'elle-même. Certes elle se fortifie dans l'adversité, tout fléau la provoque à de nouvelles mutations et fait le jeu, en fin de compte, de sa propre stratégie. Nous n'avons certes pas à craindre pour elle, mais pour nous-mêmes. Nous avons à craindre le sort toujours moins respirable que fera aux individus la logique toujours plus implacable de son fonctionnement.
DONA (du latin Donum, don, présent, offrande) est une série de 46 poèmes dédiés principalement à des personnes, mais aussi à des lieux et des heures. Ce sont des envois, des hommages, à des vivants et des défunts, commémorés avec une certaine "piété" . Les destinataires peuvent être des amis chers, des parents, des poètes aimés (contemporains et classiques), des prophètes, des philosophes admirés ; mais aussi bien une nuit parisienne et un matin de février, un quartier de Lyon ou une station balnéaire normande ou un village breton... Tous et toutes m'ont parlé, inspiré, ouvert à une réalité autre qui est celle de la poésie, produit d'une interaction entre l'espace intérieur et le monde extérieur. Un va-et-vient incessant parcourt ce livre, entre la sphère de l'intime, du présent, et le murmure du passé, que nous transmettent la tradition et la mémoire". Gravures de Frédéric Couraillon