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Le livre des rêves et autres proses
Rilke Rainer Maria ; Betz Maurice
WAKNINE
9,00 €
Épuisé
EAN :9791094565254
Dans l'ombre des grands moments de création littéraire qui ont fait la postérité de Rainer Maria Rilke (citons à cet égard, au moins, Les cahiers de Malte Laurids Brigge et Les sonnets à Orphée) existe une myriade de textes courts, très peu connus, et qui méritent pourtant toute l'attention en ce qu'ils marquent à merveille les jalons d'une existence toute littéraire. De véritables petits joyaux formant une vaste constellation, dont certains ont été rassemblés ici, sous cette couverture. D'abord, des narrations d'une extrême étrangeté et d'autres où semblent se mêler inextricablement souvenir, expérience et fiction. Enfin, des textes qui pourraient trop simplement passer pour des sortes de petits essais, alors qu'ils sont en leur essence des textes d'une écriture relevant tout autant de l'illumination que de la confession. Quoi qu'il en soit, un ensemble prodigieux qui permettra à chaque lecteur de plonger un peu plus dans l'oeuvre admirable et protéiforme (et cependant si dense) de Rainer Maria Rilke.
«La ville des pignons et des tours est étrangement bâtie : le bruit de la grande Histoire ne s'y éteint jamais. L'écho des jours sonores vibre aux murs fermes», écrit Rilke. Mystères, conspirations, amours ténébreuses dans la Prague du tournant du siècle.
Si ce poète habitué aux visitations angéliques s'est voulu insubstantiel, humble, dépouillé jusqu'à la transparence, c'est qu'il se savait né pour transmettre, pour écouter, pour traduire au risque de sa vie ces secrets messages que les antennes de son génie lui permettaient de capter : enfermé dans son corps comme un homme aux écoutes dans un navire qui sombre, il a jusqu'au bout maintenu le contact avec ce poste d'émission mystérieux situé au centre des songes. Du fond de tant de dénuement et de tant de solitude, les privilèges de Rilke, et son mystère lui-même, sont le résultat du respect, de la patience, et de l'attente aux mains jointes. Un beau jour, ces mains dorées par le reflet d'on ne sait quels cieux inconnus se sont écartées d'elles-mêmes, pareilles à la coque fragile et périssable d'un fruit formé dans la profondeur de ces paumes, et dont on ne saura jamais s'il doit davantage à la lumière qui l'a mûri, ou aux ténèbres dont il est issu. Marguerite Yourcenar (extrait de la préface) Les Poèmes à la nuit, traduits ici pour la première fois intégralement en français, ont été offerts par Rilke à Rudolf Kassner en 1916 et sont l'une des étapes essentielles de la genèse des Elégies de Duino.
En 1943, François-René Daillie rencontre Maurice Betz, l'un des grands traducteurs de Rilke, et entreprend lui-même ses premières traductions du poète. C'est en 1948 quil s'engage dans la traduction des Elégies... Voici donc le résultat de cinquante années de travail et de perfectionnements. Les dix Elégies n'ont jamais, à notre avis, atteint cette force poétique en version française. C'est à une lecture réellement nouvelle de ce chef-d'oeuvre que nous convie ce livre. Longue présentation de François-René Daillie.
Ces lettres qui sont inédites, même en Allemagne, n'ont été publiées qu'en édition restreinte en Italie, pendant la dernière guerre.Rilke, âgé à l'époque de leur composition d'une trentaine d'années, était très amoureux d'une jeune Vénitienne d'une grande beauté. Écrites en français entre 1907 et 1912, elles sont envoyées au cours de voyages incessants, aussi bien de Paris que de Capri, de Brême ou du château de Duino.Chez ce grand poète inquiet, en constant déplacement, on retrouve pourtant des préoccupations permanentes, des réflexions sur les poètes et surtout sur la poésie : «C'est effrayant de penser qu'il y ait tant de choses qui se font et se défont avec des mots, enfermés dans l'éternel à-peu-près de leur existence secondaire, indifférents à nos extrêmes besoins ; ils reculent au moment où vous les saisissez, ils ont leur vie à eux et nous la nôtre.»